Débat sur l’empreinte aquatique

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eau virtuelle debat water footprint

LIBYE, SABHA : Vue aérienne prise le 17 janvier 2000 d’une zone d’irrigation dans le désert libyen près de Sabah, où les maraîchers font pousser riz et legumes. (IMAGE ELECTRONIQUE)

À l’occasion de la conférence mondiale sur l’eau à Stockholm en Suède, Arjen Hoekstra, un chercheur néerlandais propose la création d’un indicateur d’empreinte aquatique (water footprint). Cet indicateur calcule les quantités d’eau utilisées ou polluées pour produire des objets, rapporte le Spiegel du 26 août. Un jeans nécessite 10 000 litres et un hamburger 2400. Le niveau de consommation influence donc l’empreinte aquatique individuelle. L’empreinte aquatique moyenne dans le monde est de 1243 mètres cube d’eau par an et par habitant. Aux Etats-Unis, elle atteint 2483 mètres cube contre 702 en Chine. Arjen Hoekstra commente l’intérêt de cette approche en mettant en avant la circulation des produits agricoles « avec le commerce international de nombreux produits qui nécessitent beaucoup d’eau pour être fabriqués, des flots d’eau virtuelle circulent autour du monde. Et beaucoup d’entre eux vont dans le mauvais sens, allant des régions pauvres en eau à des régions riches ». L’idée derrière serait de produire dans les régions où l’eau abonde, puis d’importer, plutôt que de tenter de faire pousser des cultures dans des zones arides comme le désert égyptien.

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