Extinctions préoccupantes en Océanie

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AUSTRALIE, Mole Creek: Une femelle diable de Tasmanie se nourrit dans la réserve naturelle de Mole Creek, à 60 km à l’est de Launceston en Tasmanie, le 30 octobre 2003. La population de diables de Tasmanie a été décimée en Tasmanie récemment par une maladie mystérieuse qui cause des tumeurs faciales cancéreuses. Près de 50% de la population totale a été balayée. Copyright AFP Photo / Peter PARKS

L’Océanie est la région la plus touchée par la vague d’extinctions d’espèces qui a lieu actuellement à cause de l’homme, peut-on lire dans le Guardian du 28 juillet 2009. Plus de 1 200 espèces d’oiseaux se sont ainsi éteintes dans les îles du Pacifique au fur et à mesure que l’homme s’y installait, d’après une étude publiée dans Conservation Biology. « L’Océanie est tristement célèbre pour avoir le pire niveau d’extinction sur Terre », déclare Richard Kingsford, chercheur à l’Université de Nouvelles Galles, à Sydney. La perte de l’habitat menace plus de 80% des espèces étudiées. L’agriculture en Australie a ainsi détruit la moitié de tous ses écosystèmes forestiers, tandis que plus des deux tiers des forêts restantes sont détériorées par l’exploitation du bois. L’introduction d’animaux ou de plantes par l’homme est un autre facteur majeur de disparition. Ainsi, l’extinction du martin-pêcheur de l’île de Guam serait due à l’introduction d’une espèce de serpent arboricole. Plus de 2 500 espèces végétales étrangères, introduites par les gouvernements, horticulteurs et chasseurs en Australie et Nouvelle-Zélande, causent aujourd’hui de fortes pressions de compétition sur les espèces autochtones.

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