Premiers thons rouges nés en captivité

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ESPAGNE, Barbata: Des thons sont chargés après l' »Almadraba » (pêche au thon) à Barbata, dans le sud de l’Espagne, le 25 mai 006. L' »Almadraba » est une méthode traditionnelle de capture du thon, pratiquée depuis plusieurs siècles au large du Détroit de Gibraltar en même temps que la migration des thons à cet endroit. La demande excessive du Japon pour les sushis pourrait ruiner les stocks de thons rouges, qui sont dangereusement bas dans la Méditerranée à cause de la surpêche, selon des protecteurs de l’environnement chez Greenpeace et le Fonds mondial pour la nature (WWF). Copyright AFP Photo / José Luis ROCA

Les premiers jeunes thons rouges nés en captivité grandissent à Port Lincoln, Australie, depuis quatre mois, peut-on lire sur le site Wired le 22 juillet 2009. Pour la société australienne d’aquaculture Clean Seas Tuna, ces soixante thons juvéniles sont un premier pas vers la sauvegarde de l’espèce, gravement menacée à cause de la surexploitation. « Si le thon rouge est élevé, cela réduira vraiment la pression de pêche », explique Abigail Alizur, chercheuse australienne en biotechnologie de l’aquaculture. Pour encourager les thons adultes à frayer en milieu clos, Clean Seas Tuna a utilisé un cocktail hormonal mis au point cette année par des programmes de recherche européens. Mais l’élevage en captivité de cette espèce carnivore et extrêmement mobile reste problématique. « Il faudra sans doute d’énormes quantités de poissons pour nourrir tous ces thons », remarque Richard Ellis, spécialiste américain de la vie marine. « A moins de prendre immédiatement des mesures drastiques de conservation, l’aquaculture du thon rouge ne sera pas mature suffisamment tôt pour réduire la pression de pêche ». La compagnie australienne espère produire 250 000 alevins d’ici à 2015. En attendant, celle-ci continuera de capturer et de commercialiser les thons rouges sauvages.

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