Compenser n’est pas réduire

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CANADA, Lac Cluff: Des arbres récemment plantés grâce à un plan de reforestation sur l’ancienne mine d’uranium exploitée par Areva Resources, photographiés le 18 juillet 2007 au lac Cluff, Canada. Vingt ans après que la catastrophe de Tchernobyl ait fait passer au monde son goût pour les réacteurs nucléaires, l’entreprise française Areva flaire de nouveaux gisements d’uranium au Canada, et la course pour la puissance nucléaire revient en force. Copyright AFP Photo / David BOILY

La faiblesse du prix de la tonne de CO2 pourrait rendre inefficace la loi sur le changement climatique en discussion aux Etats-Unis, selon un article du San Francisco Chronicle du 22 juin 2009. Des crédits carbone bon marché encourageraient les industriels à compenser, plutôt qu’à réduire, leurs émissions. Deux milliards de tonnes de CO2 pourront être échangées par le financement de projets de réduction de la pollution, comme la reforestation. Or, le choix de ces projets reste à déterminer. « Si les foresteries vendent des crédits carbone pour des arbres qu’elles auraient plantés de toute façon, il n’y aura aucun bénéfice pour l’environnement », affirme Patrick McCully, directeur de l’association environnementale International Rivers. D’après le groupe de réflexion Breakthrough Institute, les émissions industrielles pourraient même alors augmenter de 9% entre 2005 et 2030.

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