Diamants de sang au Zimbabwe

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SIERRA LEONE, Koidu: Un prospecteur de diamants filtre la terre le 28 septembre 2001 à Koidu, dans l’est de la Sierra Leone, à quelque 250 km à l’est de Freetown. Des lois strictes sur l’exploitation des diamants créées après-guerre ont soutenu les gains d’exportations en Sierra Leone, mais le pays, parmi les plus pauvres du monde, est encore loin de profiter de l’aubaine. Copyright AFP Photo / Georges GOBET

L’armée et la police forcent des centaines d’enfants et d’adultes à travailler dans des gisements de diamants dans l’est du Zimbabwe, peut-on lire dans le Daily Nation du 29 juin 2009. Les villageois qui refusent de coopérer sont frappés et torturés par des militaires et des policiers, d’après des témoignages recueillis en février 2009 par l’organisation américaine Human Rights Watch (HRW). « La police et l’armée ont transformé cette région paisible en cauchemar d’anarchie et de violences atroces », a déclaré Georgette Gagnon, directrice de HRW Africa. Dans son rapport publié le 26 juin, l’association indique que 200 personnes ont été tuées en trois semaines, durant la brutale opération militaire de prise de contrôle du site diamantifère qui a eu lieu en octobre 2008. L’association réclame l’interdiction des exportations de ces pierres précieuses, ainsi que l’exclusion du Zimbabwe du processus de Kimberley, qui certifie que les diamants bruts ne sont pas issus de conflits. Mieux réglementée, l’industrie du diamant pourrait faire gagner jusqu’à 200 millions de dollars par mois au Zimbabwe, estime Human Rights Watch.

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