Effet inattendu du trou de la couche d’ozone

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ANTARCTIQUE: Cette photo, donnée avec courtoisie le 17 juillet 2008 par la revue Science, montre un iceberg sculpté à North Bay, Rothera Point, Adelaide Island, Antarctique. La glace qui fond augmente le nombre de déplacements sous-glaciaires sur les fonds marins, rapporte une étude publiée le 17 juillet 2008. Environ 80% de la vie marine de l’Antarctique se trouve sur le fond marin et les déplacements sous-glaciaires détruisent des animaux et des plantes pouvant vivre jusqu’à 500 mètres de profondeur. Bien qu’ils stimulent la biodiversité en créant des zones de vie pour les animaux marins, trop de déplacements sous-glaciaires pourraient bouleverser la distribution d’espèces-clefs et affecter le type et le nombre de créatures vivant dans les eaux de l’Antarctique, d’après les chercheurs. Le nombre de mouvements sous-glaciaires devrait augmenter à court terme, puisque le réchauffement climatique poursuit la réduction de la taille et de la durée dans le temps des glaces d’hiver, d’après l’étude publiée dans le journal Science. Copyright AFP Photo / SCIENCE / Pete Bucktrout / British Antarctic Survey

Le trou de la couche d’ozone affaiblit le puits de carbone de l’océan Antarctique, selon le New Scientist du 26 juin 2009. L’absorption de carbone par l’océan Antarctique a en effet diminué de 2,5 milliards de tonnes entre 1987 et 2004, ont montré des biologistes de l’Université Paris VI. Cette diminution s’explique, selon eux, par la chute de la quantité d’ozone stratosphérique et par l’augmentation simultanée des gaz à effet de serre. En perturbant les rayonnements solaires, ces phénomènes intensifient la force des vents qui soufflent sur les eaux de l’Antarctique. Or, les vents font remonter les eaux profondes, riches en carbone, vers la surface. « Nous nous attendions à cette transition vers un régime plus venteux, mais c’est arrivé beaucoup plus vite que prévu, probablement à cause du trou dans la couche d’ozone », explique Andrew Lenton, biologiste et auteur de l’étude. Saturé en carbone, l’océan Antarctique peut donc absorber moins de CO2 atmosphérique.« Ce résultat illustre la complexité des liens de cause à effet existant sur Terre ».

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