L’agriculture africaine face à un réchauffement rapide

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ETHIOPIE, SODO: Shitaye, âgée de 12 ans, entretient la parcelle cultivée de sa famille sur une terre dans le sud de l’Ethiopie, le 11 octobre 2008. Le groupe humanitaire Oxfam a annoncé la semaine précédente que le nombre d’Ethiopiens ayant besoin d’une aide alimentaire avait augmenté, passant de 4.6 millions à 6 millions depuis juin 2008, alors que la hausse des prix alimentaires et la sécheresse continuent d’aggraver la crise. Copyright AFP Photo / Aaron MASCHO

A l’horizon 2025, les températures moyennes en Afrique dépasseront près d’une année sur deux celles auxquelles les fermiers étaient habitués jusqu’à présent, rapporte le New Scientist le 17 juin 2009. En 2075, ce sera chaque année. Ces projections, réalisées par des chercheurs de l’Université de Stanford, signifient que les fermiers africains doivent au plus tôt s’approvisionner en nouvelles semences, adaptées au futur climat de leur région. Ils les trouveront parfois déjà cultivées dans d’autres zones géographiques. En Tanzanie, par exemple, la diversité climatique donne accès à un large choix de variétés culturales. Ce n’est pas le cas de certains pays du Sahel, comme le Niger ou le Mali. « Nous devons prendre le problème de l’agriculture au sérieux, maintenant », déclare Gerald Nelson, économiste. Selon les chercheurs, l’adaptation des pratiques agricoles au changement climatique ne pourra avoir lieu que si les ressources génétiques en matière de semences sont partagées.

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