Climat: un réchauffement de la terre au minimum de 2°C avec engagements actuels

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Climat: un réchauffement de la terre au minimum de 2°C avec engagements actuels

Une centrale électrique © AFP/Archives Menahem Kahana

BONN (AFP) – Les engagements actuels des pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre provoqueront au minimum un réchauffement de la terre de +2°C, considéré comme la limite à ne pas franchir, selon une étude publiée jeudi dans la revue scientifique britannique Nature.

Le réchauffement va « certainement excéder les 2°C » par rapport aux niveaux pré-industriels, indiquent les auteurs membres de l’Institut allemand de Potsdam de Recherche sur les impacts climatiques.

La limite des 2°C a été largement adoptée par plus d’une centaine de pays, dont les 27 de l’Union européenne, comme celle à ne pas dépasser sous peine d’exposer la planète à de graves impacts.

Selon cette nouvelle étude, les pays développés devraient réduire leurs émissions de 25 à 40% en 2020 par rapport à 1990 et de 50 à 80% en 2050.

Et de leur côté, les pays en développement doivent dévier la hausse prévue de leurs émissions de 15 à 30% en 2020 (par rapport à 1990).

Mais de part et d’autres, les annonces faites lors des négociations du futur accord climat de Copenhague – une session s’achève vendredi à Bonn – laissent envisager une hausse prévisible d’au moins 2°C.

A ce stade, les pays riches ont annoncé une réduction totale de l’ordre de « 8 à 14% » d’ici 2020, puis de 57 à 63% en 2050 « si leurs positions actuelles sont loyalement respectées« , indiquent les chercheurs.

Quant aux pays en développement, ils seraient davantage sur une trajectoire de moins 4% en 2020 par rapport à un scénario « business as usual » – dans lequel les émissions s’envoleraient librement.

Par conséquent, le volume des émissions mondiales aurait presque doublé en 2050 comparé à 1990: « Une voie qui ne laisse pratiquement aucune chance de limiter le réchauffement à +2°C« , conclut l’étude.

Une telle hausse du thermomètre mondial provoquerait une série de catastrophes naturelles et d’événements extrêmes sévères, selon les experts climat du GIEC, les scientifiques mandatés par l’ONU et Prix Nobel de la Paix en 2007. Le GIEC rappelle en outre que la terre se réchauffe inégalement, et qu’elle chauffe deux fois plus fortement aux pôles.

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