Des déchets électroniques australiens partent illégalement pour l’Asie

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CHINE, Beijing: Des activistes chinois de Greenpeace dressent la sculpture E-waste à l’exposition China International High-tech, à Pékin le 23 mai 2005, afin de couvrir de honte les entreprises qui participent à l’exposition. Greenpeace a dévoilé une statue de 2,7 mètres de hauteur, en forme de vague, construite avec les déchets électroniques ramassés sur les chantiers de recyclage de Guiyu, dans la province du Guangdong. Copyright AFP Photo

En un an et demi, 12 navires en provenance de ports australiens et chargés de déchets électroniques ont été interceptés, tandis qu’ils se dirigeaient vers l’Asie sans permis de transport de déchets dangereux, rapporte le Sydney Morning Herald le 22 mai 2009. Jusqu’alors, l’Australie n’était pas soupçonnée de contribuer au commerce illégal des télévisions, lecteurs de DVD, téléphones portables et autres ordinateurs usagés. Ces objets contiennent des substances toxiques comme le mercure, le plomb, l’arsenic ou le cadmium. Ils sont expédiés en Chine, pour la majorité d’entre eux en Chine. Là-bas, ils polluent les sols et les eaux, tandis que celles et ceux qui extraient les matières valorisables (or, platine) risquent leur santé à le faire. D’après des industriels et des groupes de défense de l’environnement, le gouvernement australien pourrait mettre fin à la contrebande de ces déchets toxiques en adoptant une taxe nationale sur les biens électroniques, qui financerait leur ramassage et leur recyclage. En effet, aujourd’hui, « seulement 4% des déchets électroniques du pays sont recyclés », déclare le département de l’Environnement australien.

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