Tigres et hommes entrent en conflit de plus en plus souvent dans les Sundarbans

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BANGLADESH, Khulna: Un enfant bangladais, porté par sa mère dans un groupe de femmes près des Sundarbans à Khulna, à environ 350 km au sud-ouest de Dacca, le 31 mars 2009. Les Sundarbans, qui signifient « jungle belle » en bengali, sont la plus grande mangroce du monde, et couvre environ 10 000 km carrés, dont 6 000 appartiennent au territoire bangladais et environ 4 000 au Bengale indien. Les Sundurbans font partie depuis 1997, des patrimoindes mondiaux de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Copyright AFP Photo/ Munir uz ZAMAN

Les villageois qui habitent les Sundarbans subissent 40 attaques de tigres par an, selon un reportage du National Geographic paru le 5 mai 2009. Le réchauffement climatique, dont l’impact est déjà visible dans cette partie du monde où la terre est presque au même niveau que la mer, est un des facteurs de l’augmentation des confrontations, selon des chercheurs. Auparavant situé dans les îles du sud, le territoire des tigres s’étend désormais vers les îles habitées par les hommes, plus au nord. En même temps, les terres sont touchées par l’érosion et l’augmentation du niveau des eaux, ce qui force les paysans à s’aventurer sur le territoire – protégé – du tigre pour chercher des poissons ou du miel. Les autorités ont dressé une barrière en nylon pour délimiter la réserve. « Nous essayons de faire comprendre aux villageois que si un tigre entre, c’est peut-être par erreur. S’il est entré par erreur, laissez-le repartir… ne le dérangez pas, ne le malmenez pas. Laissez la rivière libre, pour que, la nuit venue, le tigre puisse retourner en nageant dans la forêt », explique Atanu Raha, directeur de la réserve de biosphère des Sundarbans.

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