En Chine, la bile d’ours est un business lucratif

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VIET NAM, Van Dinh: Un ours en cage est élevé pour l’extraction de sa bile dans un restaurant privé de la ville de Van Dinh, dans la province de Ha Tay, dans le nord du Viêt Nam, le 23 novembre 2006. L’enfermement des ours pour des but commerciaux a été interdit dans le pays depuis 2005. Mais des experts soutiennent qu’il en reste 4 000 à 5 000 à vivre encore en cage, pour la plupart faisant l’objet d’échanges illégaux, parfois dans des élevages de plusieurs centaines d’animaux en batterie. © AFP Photo / Franck ZELLER

La bile des ours noirs se vend 580 dollars le kilo et chaque animal peut en produire 5 kgs par an, selon un article du New Scientist dans son édition du 4 mai 2009. Vendue en Chine, au Viêt-Nam et d’autres pays asiatiques comme principe actif pour certains médicaments contre la fièvre ou contre les hémorroïdes, la bile d’ours est prélevée sans anesthésie, au moyen le plus souvent d’un cathéter plongé directement dans la vésicule biliaire. Les animaux, maintenus dans des cages dans lesquelles ils ne peuvent bouger, sont traits deux fois par jour. Quoique cruel, le procédé est légal en Chine depuis 1984. Depuis 1998, l’association a permis de fermer près de 40 élevages (ceux dont les conditions de vie étaient les pires) grâce à un accord avec le gouvernement chinois. Son centre de réhabilitation des ours héberge et soigne plus de 175 animaux. Bien que la bile synthétique reproduise exactement les propriétés de celle naturelle, il existe une demande pour le produit naturel employé en médecine traditionnelle chinoise depuis 3 000 ans. La Convention sur le commerce international des espèces en danger (CITES) classe l’espèce parmi les plus menacées.

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