Le peuple de l’eau andin uru chipaya au bord de d’extinction

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aymara indien amerique du sud

Bolivie, Tiwanaku : Une « mama talla » mexicaine (l’équivalent des épouses des chefs de la communauté aymara) tend une boule noire à un natif de Bolivie, en gage de symbole d’unité le 21 mars 200° à Tiwanadu, à 70 km de La Paz, durant la fermeture de la 7ème Rencontre spirituelle de l’aigle et du condor des peuples indigènes des Amériques. © AFP PHOTO/ Javier Mamani

La pénurie d’eau due au réchauffement du climat menace la survie de la communauté d’ Urus Chipayas, sur les rives du lac Coipasa, en Bolivie. Alors que ce peuple, descendant des Incas, a survécu à la conquête espagnole et se maintenait depuis plus de 4.000 ans sur les plaines arides de l’Altiplano, il pourrait ne pas résister aux températures croissantes des dernières décennies. Le Guardian du 24 avril 2009 explique que les pluies, autrefois abondantes, ont adopté un caractère tellement erratique que le niveau de la rivière Lauca, abreuvant cette tribu depuis des millénaires, a drastiquement diminué. Des conflits naissent aussi entre communautés indiennes pour la ressource aquatique: les Urus Chipayas accusent les Aymaras, qui vivent en amont de la Lauca, de détourner de plus en plus d’eau. Moins de 2.000 indiens urus chipayas, « êtres de l’eau plus qu’êtres humains selon les mythes », rappelle Felix Quispe, chef de la tribu, vivent actuellement dans le village de Santa Ana. Les autres ont migré vers des villes boliviennes ou chiliennes, où leur langue se perd au milieu de l’espagnol. « Les Chipayas pourraient disparaître d’ici 50 ans », prévient Juan Condori, uru chipaya. « Ce qu’il y a de plus important, c’est l’eau. S’il n’y a pas d’eau, les Chipayas ne survivront pas ».

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