Les marais irakiens gravement menacés par la sécheresse

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Un Arabe vivant dans les marais irakiens mène son troupeau le long des rivages de Hor Hamidi, à 30 km au sud de Souk ak-Shuykh, à 420 km au sud de Bagdad, le 5 décembre 2008. Les Arabes des marais vivent au sud de l’Irak, où leurs ancêtres vivaient il y a quelque 6000 ans. Leurs maisons sont faites de roseaux, tandis qu’ils vivent de la pêche et de l’élevage de bovins et de moutons. Beaucoup d’oiseaux migrateurs viennent se reposer dans ces zones humides durant leurs voyages vers le nord ou le sud. © AFP Photo / Mohammed Sawaf

Seule une trêve dans l’extrême aridité du climat actuel pourrait sauver les zones humides du sud de l’Irak. Dans un reportage mis en ligne le 21 avril 2009, le National Geographic rappelle que cette région, considérée comme le berceau de la civilisation occidentale, a été classée par les Nations Unies comme l’un des « plus grands désastres environnementaux du monde ». Outre les déchets dangereux laissés après les deux guerres du Golfe, le programme d’assèchement mené par le régime de Saddam Hussein a causé la paupérisation des 300.000 membres de la communauté locale Ma’adan. « J’ai acheté une barque, mais la sécheresse est trop rude, nous ne pouvons pas pêcher, nous n’avons pas d’argent, nous ne pouvons pas amener nos enfants à l’école », raconte un habitant du marais. Après les guerres, les régions humides qui baignent le bassin versant mésopotamien du Tigre et de l’Euphrate ont perdu 90% de leur surface, passant d’une superficie de 15.000 km² (soit plus que les Everglades de la Floride) à moins de 1.500 km². Malgré le nouveau programme de restauration, lancé depuis le mois dernier par le gouvernement irakien, la gestion actuelle des deux fleuves en amont ainsi que la sécheresse persistante de ces dernières années ne permettent pas aux pêcheurs et éleveurs de buffles de vivre de leur agriculture traditionnelle, riche d’un savoir-faire millénaire.

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