La vie sauvage, victime oubliée des récents feux de forêts australiens

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Australie, Whittlesea. Le vétérinaire Howard Ralph, de l’International Fund for Animal Welfare, offre des feuilles d’eucalyptus à une mère koala (Phascolarctos cinereus) rescapée des feux de brousse, dans le refue de Whittlesea, à 50 km environ au nord de Melbourne, le 13 février 2009. Ces incendies, qui ont débuté le 7 février, ont été les plus meurtriers de l’histoire australienne, pour les hommes comme pour la faune et la flore locales. © AFP Photo/ Paul CROCK

Les feux de brousse qui ont frappé l’Australie aux alentours du 7 février 2009 ont causé non seulement la mort d’environ 200 humains, mais aussi celle de nombreuses espèces sauvages, rapporte l’Agence Inter Press Service le 21 avril. Puisqu’aucune étude d’impact n’a encore été entreprise, « il est primordial d’étudier les conséquences de ces feux de forêt pour les espèces natives », déclare Richard Hugues, de la Wilderness Society, un groupe national de conservation de la nature. Outre « un nombre substantiel » de victimes parmi les koalas et les kangourous, emblématiques, des espèces rares et menacées semblent avoir subi de grandes pertes. En cause: les cendres et sédiments déposés dans les cours d’eau. Parmi ces espèces, on trouve l’effraie ombrée (endémique du sud-est de l’Australie et de la Nouvelle-Guinée), la perruche terrestre, une grenouille arboricole tachetée et le Galaxias fuscus, un petit poisson endémique de la région de Victoria. Ces incendies sont les pires que le continent ait connus depuis quelques décennies.

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