L’énergie tirée de la biomasse n’est pas toujours « propre »

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FRANCE, Le Muy : De la sciure de bois issue d’arbres partiellement brûlés d’une forêt incendiée de la commune du Muy est stockée, le 10 avril 2008 au Muy, avant son recyclage en plaquettes pour chauffage. Les bois brûlés des forêts varoises dévastées par les incendies, un temps exportés vers l’Italie, sont désormais recyclés sur place pour le chauffage, dans le cadre de la filière énergie mise en place par l’Office national des forêts. © AFP Photo Eric Estrade

Labourer les prairies pour planter des cultures à vocation énergétique pourrait produire plus de CO2, d’ici à 2030, que la combustion d’énergies fossiles. C’est la conclusion d’un rapport émis par l’Agence de l’environnement du Royaume-Uni et rapporté par la BBC. Dans celui-ci, intitulé « Carbon sink or carbon sinner », l’agence montre que ce sont les déchets du bois et des panneaux de fibres à densité moyenne qui produisent le moins d’émissions, contrairement aux cultures de saule, de peuplier ou de colza. Toujours d’après l’étude, ce n’est qu’en produisant à la fois chaleur et électricité que la biomasse permettrait d’éviter – au maximum – l’émission de 2 millions de tonnes de CO2 chaque année au Royaume-Uni. « La biomasse est une ressource limitée qui ne doit pas être gaspillée dans des équipements inefficaces », déclare Tony Grayling, en charge à l’agence du climat et du développement durable. Celui-ci appelle le gouvernement à mettre en place des contraintes pour les exploitations de biomasse à rapporter publiquement leurs émissions de gaz à effet de serre.

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