Ce que l’Afrique attend de Pozna?

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Forêt en Côte d’Ivoire © AFP PHOTO/ KAMBOU SIA

L’Afrique espère obtenir la reconnaissance de l’agroforesterie dans les mécanismes d’achat de crédit carbone. IPS revient sur ce que le continent africain attend des négociations sur le changement climatique organisées par l’ONU à Pozna?, en décembre. Pour le moment, les projets de compensation carbone n’intègrent pas les projets forestiers ou agricoles, les entreprises européennes peuvent uniquement acheter leurs crédits carbone auprès d’autres firmes industrielles ou via des mécanismes de développement propre (financer des projets d’amélioration de l’efficacité énergétique ou des programme en faveur du développement des énergie renouvelables) dans les pays en développement. Les pays africains se sont mis d’accord pour parler d’une seule voix et veulent que le marché des crédits de compensation carbone incorpore les projets agricoles et forestiers. L’Afrique bénéficierait ainsi de l’argent généré par ce marché en pleine expansion. La reconnaissance du rôle joué par l’agriculture et les forêts est donc un enjeu majeur. Porte-parole d’une organisation britannique de gestion durable des forêts, Eric Bettelheim plaide en faveur de ces mécanismes qui inciteront à préserver la forêt si sa valeur augmente. Il explique que « cet argent peut transformer l’économie, car c’est du commerce pas de l’aide. Si les paysans pauvres ne voient pas augmenter leur productivité et leurs revenus, alors il n’y aura pas de solution au réchauffement climatique, pas de traité pour l’après 2012 et les forêts tropicales auront disparu avant la fin du siècle. »

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