Les bluffeurs de l’environnement

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une travailleuse dans une usine de textile

Une travailleuse dans une usine de textile, Ashulia, Bangladesh : photo prise en décembre 2004 © AFP photo Jewel SAMAD© AFP photo Jewel SAMAD

Le mensuel économique l’Expansion propose dans son numéro de novembre un dossier dans lequel il compare la communication des grandes entreprises françaises et leurs actions réelles en faveur du développement durable. Le classement fait ressortir 4 groupes d’entreprise : les bluffeurs, les flambeurs, les indifférents et les vertueux. La communication des entreprises sur l’environnement et le développement durable augmente dans la publicité et les rapports d’activités. Pourtant, l’action des entreprises en faveur du développement durable n’est pas toujours à la hauteur des ambitions affichées, ce qui amène à parler de greenwashing. Le greenwashing consiste à utiliser l’argument environnemental pour se façonner une bonne image. Par exemple, LVMH fait partie des « bluffeurs », le groupe se réfère plus d’une centaine de fois à l’environnement dans son rapport alors que l’entreprise n’a pas de direction dédiée à cette thématique et est mal notée à cause de ses pratiques envers ses sous-traitants. Comme le fait remarquer François Fatoux de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises : « une entreprise peut être exemplaire sur ses relations sociales tout en mettant la pression sur ses fournisseurs ». Aurélien Bernier, spécialiste de l’environnement, donne l’exemple de la compensation carbone mis en avant par certaines sociétés : une « supercherie » et « les indulgences du XXIe siècle », selon lui. Le manque de contrôle de l’action de l’entreprise reste encore tabou. Sans contrôles interne et externe, sans un mouvement d’ensemble des entreprises, les actions en faveur du développement durable risquent de vite trouver leurs limites.

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