La moitié des espèces pourrait disparaître en l’espace de quelques décennies

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Heron

Héron cendré FRANCE Lille © AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

Selon un article scientifique à paraître dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, publiée par l’Académie des sciences des États-Unis, la sixième extinction de masse d’espèces est en cours. Prés de la moitié des espèces vivantes pourraient disparaître en l’espace d’une vie humaine, concluent les auteurs de l’étude qui porte sur l’évolution des écosystèmes de prairies à travers le monde. En passant en revue les résultats de plus d’une quarantaine de travaux sur l’histoire évolutive de 177 espèces de plantes à fleurs, les auteurs montrent que les espèces génétiquement les plus originales sont aussi celles qui jouent le rôle le plus important dans le maintien d’un écosystème. Ce sont donc ces espèces qui devraient en priorité faire l’objet de programmes de conservation. « Dans un écosystème donné, la perte d’une espèce isolée au patrimoine génétique distinct et original est pire que la perte d’une espèce dont il existe beaucoup d’espèces génétiquement proches, explique Todd Oakley, co-auteur de l’étude et professeur à l’Université de Californie à Santa-Barbara. Parce que son histoire évolutive la place dans une niche écologique où elle pourra plus difficilement être remplacée ». Sa disparition réduit de manière souvent irréversible la productivité de l’écosystème concerné. Moins il y a d’espèces dans un écosystème, moins ce dernier produit de biomasse, moins il absorbe de gaz carbonique et plus le climat change, plus il y a d’espèces qui disparaissent. Le lien entre préservation de la biodiversité et lutte contre les changements climatiques devient ainsi évident.

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