Environnement : Les zones humides, une bombe à retardement au dioxyde de carbone

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Les zones humides du monde, menacées par le développement, la déshydratation et le changement climatique, pourraient déclencher une «bombe au dioxyde de carbone» qui réchaufferait davantage la planète, si elles sont détruites.

Les zones humides du monde contiennent près de 771 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, soit un cinquième de l’ensemble du dioxyde de carbone qui se trouve sur Terre, et environ la même quantité de dioxyde de carbone qui est désormais dans l’atmosphère, ont indiqué les scientifiques avant une conférence internationale sur le changement climatique et les zones humides.

Si toutes les zones humides de la planète relâchaient le dioxyde de carbone qu’elles contiennent, cela contribuerait considérablement au changement climatique, a indiqué Paulo Teixeira, coordinateur du Programme Environnement régional Pantanal au Brésil, le 20 juillet.

«Nous pourrions les qualifier de bombe au dioxyde de carbone» a indiqué Paulo Teixeira. «C’est une situation très complexe».

Près de 700 scientifiques provenant de 28 nations se sont réunis la semaine écoulée pour la Conférence sur les Zones Humides Internationales INTECOL, au Brésil pour étudier les façons de protéger ces régions menacées.

Les zones humides ne sont pas seulement des marécages, elles comprennent également des deltas de fleuves, des mangroves, des toundras, des plaines, des lagons, des marais et des tourbières.

Prises ensemble, les zones humides représentent 6% de l’ensemble des terres sur la planète, et stockent 20% de son dioxyde de carbone. Elles produisent également 25% de l’ensemble de la nourriture mondiale, elles purifient l’eau, elles rechargent les aquifères et elles agissent comme des barrières contre les violentes tempêtes côtières.

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