Peut-on être écologiste et pro-nucléaire ?

écologistes pro-nucléaire

Saint-Laurent-Nouan electronuclear power station, Loir-et-Cher, France (47°42' N - 1°35' E). Centrale électronucléaire de Saint-Laurent-Nouan, Loir-et-Cher, France (47°42’N – 1°35’E). © Yann Arthus-Bertrand

En France, pays où 72 % de l’électricité provient de centrales nucléaires, la question de l’énergie atomique a pourtant toujours été clivante. Un sondage Ifop sorti en 2011, deux semaines après la catastrophe de Fukushima, révélait que 56% des Français étaient inquiets à l’égard des centrales. Trois mois plus tard, le chiffre tombait… à 45%. Si aujourd’hui l’opinion demeure partagée, les écologistes, eux, sont historiquement et majoritairement contre l’atome. Mais, avec le réchauffement climatique la question se pose de nouveau : peut-on être écologiste en étant pro-nucléaire ? Non, pensent les « anti » qui soulignent les risques d’accidents et la « dette » des déchets radioactifs léguée aux générations futures. Oui, affirment ceux qui y voient le meilleur rempart face aux émissions de gaz à effet de serre. Sur ce sujet, l’ancien ministre de l’environnement Brice Lalonde, l’ingénieur Thierry Caminel, le photographe Yann Arthus-Bertrand et Charlotte Mijeon, porte-parole de « Sortir du nucléaire » s’expriment dans « GoodPlanet Mag ». Premier article d’une série consacrée au débat sur la place de l’atome dans nos choix énergétiques présents et à venir.

Brice Lalonde, ministre de l’Environnement de 1988 à 1992, candidat à l’élection présidentielle en 1981 : « la priorité désormais, c’est la lutte contre le réchauffement »

J’appartiens à cette génération entrée en écologie dans les années 1970, avant que le mouvement ne se forge contre le nucléaire militaire puis civil. La question du changement climatique, nous ne l’avons pas vue venir. Pour moi, les débuts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) de 1986 à 1988 marquent une rupture. Je me rends compte à ce moment-là qu’il faut changer de logiciel : ce qui est prioritaire, c’est de limiter les gaz à effet de serre. La lutte contre le CO2 passe avant la question nucléaire.

Au sein du mouvement écologiste, c’était comme renier la Bible pour un chrétien. Je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut réformer les techniques nucléaires, notamment la gestion des déchets, avec la transmutation (NDLR : transformation d’éléments radioactifs à vie longue en éléments à vie plus courte). C’est un problème d’ordre moral. Mais aujourd’hui, qui décide de l’avenir du nucléaire ? Les écologistes, au lieu de vouloir tout arrêter, devraient se saisir de la question.

Thierry Caminel, ingénieur, ancien militant des Verts, coopérateur à EELV, membre de l’Institut Momentum : « sans recours au nucléaire, la récession qui nous attend sera encore plus forte »

Il y a quinze ans environ, j’ai commencé à m’intéresser aux problèmes liés au pic de production du pétrole, puis aux liens entre PIB et énergie (impossibilité d’avoir l’un sans l’autre). J’ai compris que nous allions vers une crise énergétique majeure, qui provoquera de profondes récessions. Avec moins de pétrole, seul  le nucléaire peut fournir l’énergie décarbonée nécessaire pour nous aider à amortir la chute.

Lorsque j’ai intégré les Verts en 2008, on pouvait débattre sur la date de sortie du nucléaire, même si les militants et l’appareil étaient  très majoritairement anti-nucléaires. Après la victoire aux élections européennes de 2009 et Fukushima en 2011, c’est devenu impossible. Aujourd’hui, avec l’urgence climatique et la diffusion des discours sur l’effondrement, on peut à nouveau évoquer la place du nucléaire et tenter de convaincre que l’éolien et le solaire ne suffiront pas. C’est une question d’ordres de grandeur.

Yann Arthus-Bertrand, photographe, réalisateur et président de la Fondation GoodPlanet. Il s’exprime ici en son nom. « Le débat mérite d’être ouvert »

Lorsque je suis rentré du Kenya dans les années 1980, mon éditeur m’a demandé un livre sur l’industrie nucléaire. J’ai visité plusieurs sites en France. Il a fallu mettre 20 000 exemplaires au pilon car Tchernobyl est survenu juste avant la date de sortie : nous y avons consacré un nouveau chapitre et je suis allé là-bas. À l’époque, j’étais un écologiste plutôt tourné vers la vie animale, je n’avais pas d’avis sur la question. Comme à tout le monde, le nucléaire me faisait peur, mais j’ai commencé à m’y intéresser : j’ai lu cet ouvrage qui est devenu l’un des préférés : La supplication, de Svetlana Aleksievitch. Je suis allé deux fois à Tchernobyl, je devais me rendre à Fukushima mais je n’ai jamais pu y aller, et j’ai suivi les conférences de Jean-Marc Jancovici. Les écologistes refusent le débat car leur histoire se confond avec celle du mouvement pacifiste, contre la bombe atomique. Ils parlent des déchets nucléaires, mais nous empoisonnons tous les jours notre terre et nos enfants avec des pesticides ou des herbicides qui recouvrent 30% du pays ! Si le changement climatique est la priorité des Verts et si ces déchets sont le prix à payer pour fermer les centrales à charbon, c’est leur responsabilité d’ouvrir le débat sans tabou.

Contrepoint : la parole à une militante anti-nucléaire de longue date

Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». « Le « nucléaire décarboné » relève de la pensée magique »

Dès le début de mes études, j’ai commencé à m’investir dans des associations visant à la fois la sortie du nucléaire et la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Je travaille depuis douze ans pour le réseau « Sortir du nucléaire ».
Je constate que l’industrie nucléaire est confite dans une approche figée qui refuse de voir les progrès accomplis par les technologies comme l’éolien ou le solaire. Contrairement au nucléaire qui a peu évolué depuis la seconde guerre mondiale, les énergies renouvelables sont dans un processus dynamique : aux Etats-Unis, l’énergie solaire est devenue moins chère que le nucléaire ou les énergies fossiles !
Le discours des partisans du nucléaire part du principe qu’une hausse continue des consommations d’électricité va obliger à conserver cette technologie, puisque la population refuserait de consommer moins et que notre surconsommation actuelle ne peut être couverte par les renouvelables. C’est ignorer les projections officielles de RTE (Réseau de transport d’électricité, filiale d’EDF, NDLR), qui montrent que notre consommation d’électricité est promise à stagner, voire baisser, du fait de la mise en place de mesures d’efficacité énergétique. C’est également ignorer l’aspiration d’une part croissante de la population à plus de sobriété. Une transition vers plus de sobriété et d’efficacité est non seulement nécessaire, mais possible, et peut permettre à terme de se passer du nucléaire.

Les pro-nucléaires utilisent aujourd’hui l’argument de l’urgence climatique et n’hésitent pas, pour cela, à présenter cette technologie comme « décarbonée ». Ils oublient que l’extraction d’uranium nécessaire aux centrales génère aussi des émissions des gaz à effet de serre, certes moindre que le charbon ou le gaz. Par ailleurs, une inconnue subsiste : comment faire une « analyse de cycle de vie » honnête du nucléaire au regard des durées extrêmement longues sur lesquelles il faudra « gérer » les déchets radioactifs ? On remarque d’ailleurs que la question des déchets radioactifs, la pollution qu’ils entraînent (aucune « solution » n’existant à ce jour) et les questions éthiques qu’ils soulèvent vis-à-vis des générations futures sont esquivées dans ce discours ; comme si les émissions de CO2 étaient le seul et unique critère pour juger du caractère soutenable d’une technologie.

De plus, il ne suffit pas qu’une option émette peu de CO2 pour répondre à l’urgence climatique : il faut également qu’elle puisse être déployée suffisamment vite à un coût non prohibitif. Comme le montre l’exemple de l’EPR de Flamanville, le nouveau nucléaire est hors-jeu. Quant au nucléaire existant, il ne pourra être prolongé très longtemps au regard des risques posés par le vieillissement, certains composants n’étant ni remplaçables ni réparables. Dans tous les cas, des travaux de remise aux normes lourds et coûteux seraient également requis pour porter les réacteurs français au-delà de 40 ans : le jeu en vaut-il la chandelle ? Ne vaut-il pas mieux investir dès maintenant dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables ?
Il est vrai que les luttes antinucléaires ont joué un rôle fondateur dans l’émergence du mouvement écologiste en France, qu’il s’agisse de l’écologie politique ou du mouvement associatif. Le Réseau Action Climat, dont nous sommes adhérents et qui fédère la plus grande partie des grandes associations environnementales françaises, considère depuis sa création que le nucléaire n’est pas une solution au changement climatique et a régulièrement l’occasion de réaffirmer cette position.

Et il est également vrai que l’on assiste actuellement à une offensive de l’industrie nucléaire pour se faire une place dans le mouvement climat, avec notamment des interventions très coordonnées sur les réseaux sociaux et une influence assez forte de personnalités drainant un certain fan-club, comme Jean-Marc Jancovici. La crise climatique suscitant des angoisses existentielles légitimes, on peut entendre que de nombreuses personnes éprouvent le besoin de se raccrocher à l’idée d’une technologie miracle, quitte à considérer les nuisances qui vont avec comme un « mal nécessaire ».

Mais outre qu’une telle approche se fourvoie sur la capacité réelle du nucléaire à répondre à l’urgence climatique, elle amène à une pensée qui fait l’impasse sur énormément d’enjeux et en vient à légitimer une technologie imposée, ce qui est très dangereux.

Une pensée écologique digne de ce nom doit être systémique et globale, et ne peut pas se résoudre à prendre parti pour une technologie.

53 commentaires

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    • Patrick ROLLAND

    La question n’est pas d’être pro ou anti-nucléaire c’est d’être anti-GES et de quelque façon que vous tournez le problème le nucléaire rentre dans l’équation pour assurer une transition la moins douloureuse possible ce qui ne veut pas dire que le nuc est l’alpha et l’oméga de la solution. Pour assurer aux générations futures un minimum de confort il faudra travailler et travailler encore la question de l’énergie sans tabou ni totem

    • Pierre

    C’est curieux de terminer par cette longue tirade laissée sans réponse. Elle contient des éléments assez douteux et d’autres carrément faux.
    Le prix des énergies renouvelables est un bon exemple d’argument fallacieux. Combien coûte un MWh d’énergie solaire la nuit ? Énormément car il faut recourir a un autre moyen pour générer l’énergie. Ou le stockage ce qui n’est pas réalisable a grande échelle dans un futur proche. En journée son prix peu devenir négatif si la production est excessive…

    Certes le nucléaire a peu progressé technologiquement mais il a encore un potentiel énorme. Notamment via la réduction de taille des réacteurs, l’impression 3D. Les éoliennes ont l et le solaire ont eux aussi peu évolué, les progrès consistent avant tout en des améliorations d’industrialisation et les rendements ont des maxima théoriques assez faibles

    Quant à étudier les productions d’énergie en cycle entier, je ne crois pas que cette analyse ne soit a la faveur du solaire et de l’éolien… Qui nécessitent beaucoup de matériaux, d’espace, de transport de réparations

    Paradoxal que la personne reprochant la pensée magique à ses opposants, a arguments plus proches de ceux de l’entreprise Total que d’arguments vraiment basés sur la raison

    La filière nucléaire française est certes en pietre état mais l’abandonner maintenant reviendra à devoir acheter des réacteurs aux Chinois aux Russes et aux Américains dans quinze a vingt ans…

    • Sylvain

    Le nucléaire mondial c’est 1,5 % (en baisse) de l’énergie consommée, donc il est hors-jeu pour la lutte climatique. Alors que les renouvelables représentent déjà plus de 20 % de l’énergie mondiale consommée. Les renouvelables étant moins chères que le nucléaire, sans CO2 à l’usage (éolien, solaire) et sans déchets nucléaires… qu’est ce qu’on attend ? Le confinement d’une catastrophe nucléaire en Europe !?

    • Pascal, Build Green

    En réponse à Patrick
    Pour que l’industrie nucléaire soit décarbonée, il faudrait prendre en compte la totalité de sa chaîne de production : de sa conception (émission de millions de tonnes de CO2 avec le béton), à sa fin de vie (son démantèlement est une catastrophe écologique) , en passant par l’extraction du combustible, la gestion des déchets (sur des milliers d’années) et son entretien. Donc soyons réalistes, le nucléaire est une calamité en matière d’émission de GES sur son cycle total de vie !!

    • Loic Le Toumelin

    On se focalise beaucoup sur l electricite qui représente en gros a ce jour de l’ordre de 20% de l energie consommée. Mais le problème a résoudre en priorité conformement au principe de Pareto ce sont les autres 80% d energie essentiellement fossiles dans la mobilite l agriculture l industrie le chauffage etc. C est la avant tout qu il faut sortir des fossiles des GES pour aller vers des énergies de flux renouvelables et les plus decarbonnees possibles. Cela passe par le tryptique économies , efficacité et renouvelables exploitées massivement sur terre et sur mer. Cela passe par une part grandissante de l electricite avec surproduction d electricite renouvelable et stockage à grande echelle… ce qui conduit à l hydrogene à la capture de carbonne et au power to gaz.. Le challenge c est bien de parvenir à sortir ces 80% des fossiles … les 17% de fissibles du nucleaire ne seront qu une petite partie du gigantesque effort un petit supplément que devra faire la France par rapport a ses voisins. La sortie du nucléaire ira pratiquement de soi si on s’attaque à la sortie des fossiles.

    • Ipefixe

    A Pascal :

    C’est bien ce que vous dites. Mais seulement dans un monde où les estimations d’émissions de CO2 ne se calculaient pas sur le cycle de vie. Et les 6 à 11gCO2/kwh qu’on retrouve un peu partout, sont bien évidemment des émissions sur le cycle de vie complète des centrales.

    • Balendard

    https://www.go

    Construire un véhicule aérien assurant principalement sa motorisation à partir de l’énergie solaire est certes complexe et va prendre du temps mais nous sommes inexcusable d’avoir pris un tel retard en restant inactif pour le bâtiment et le transport routier alors que les techniques sont au point et à notre portée.
    Notre consommation effrénée d’énergie pour ces deux postes est telle qu’il n’est pas totalement infondé de dire comme le pense Thierry Caminel, ingénieur, ancien militant des Verts, coopérateur à EELV et membre de l’Institut Momentum que : « sans recours au nucléaire, la récession qui nous attend sera encore plus forte »
    Par contre prétendre qu’avec moins de pétrole, seul  le nucléaire peut fournir l’énergie décarbonée nécessaire pour nous aider à amortir la chute est bien la preuve
    que « l’éducation est  »l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde »’ ( Nelson Mandela)
    Il va falloir maintenant expliquer que c’est précisément parce que nous nous sommes laissé entrainé dans le toujours plus et dans la gloutonnerie énergétique qu’il nous sera effectivement pas possible d’abandonner le nucléaire brutalement. Pour s’en convaincre Iil suffit d observé ce qui s’est produit en Allemagne à ce sujet.
    Quitte à me répéter je vais expliquer tout cela en faisant de mon mieux lorsque l’on pourra se réunir pour parler à la section Île-de-France des Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF)

    Pour l’essentiel je dirais qu’être éco-responsable c’est répandre le fait qu’avec le nucléaire on passe nécessairement par les hautes températures et le moteur thermique pour produire de l’électricité. Il en résulte en fonction des performances de cette chaîne énergétiquece que c’est sensiblement les deux tiers de l’énergie produite et utilisée qui est perdue en chaleur dans l’environnement en le réchauffant.

    je vais tenter d’ expliquer dans un premier temps tout cela a des élèves de 3eme classe. ceci grâce à un fichier accessible à partir du lien suivant
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/IDFJ-2020+texte.pdf

    dans l’éventualité où Monsieur Thierry Caminel est intéressé par le sujet et souhaite apprendre qu’il me communique son email via le lien GoodPlanet.

    je lui communiquerai le mot de passe d’accès à titre personnel

    Balendard fin mai 2020

    • Balendard

    J’observe qu’il y a beaucoup de commentateurs à ce sujet

    Je communiquerais le lien d’accès à un fichier assurant leur formation
    à ceux qui en feront la demande

    Il suffit de communique son email via GoodPlanet

    Balendard

    • Serge Rochain Rochain

    Ces gens me font rire. Le nucléaire c’est plus cher et plus long. On produit en moins de 3 ans pour 4 fois moins cher ce que le nucléaire EPR produira au mieux dans 10 ans. Ce ne peut pas être la solution pour le réchauffement climatique
    Serge Rochain

    • georges salles froès

    Que penser de :Avec le laser, « On peut réduire la radioactivité d’un million d’années à 30 minutes » Gérard Mourou, prix Nobel de physique 2018 .

    • Robin

    Je vais diviser se commentaire en deux parties :
    1) En réponse à Sylvain :
    Etant donné que vous ne fournissez pas de source je ne sais pas sur quoi vous vous basez pour affirmer que le nucléaire représente 1.5% de la production de l’énergie mondiale, et surtout que le renouvelable soit à 20%.
    D’après la banque de donnée fourni par BP https://www.bp.com/en/global/corporate/energy-economics/statistical-review-of-world-energy/primary-energy.html
    Le nucléaire représente 4.4% de l’énergie finale consommé. L’éolien et le solaire représente à eux deux seulement 3.6%, l’hydraulique est à 6.8%.
    Mais là n’est pas le fond du problème. Le principe est de décidé du meilleur mix énergétique à mettre en place afin que l’impact environnemental soit le plus faible possible. Alors quel est le sens de considéré comme « hors-jeux » une énergie sur la simple base de sa faible importance actuelle ? C’est au contraire maintenant que les moyens de productions bas-carbone sous-représentés doivent être favorisés (de nombreux autres critères doivent également rentrer en compte bien-sûr).

    2) En réponse à Pascal, Build Green :
    Dans votre commentaire vous indiquez l’importance de prendre en compte la totalité du cycle de vie du nucléaire pour comprendre l’ensemble de ses impacts. C’est entièrement vrai, mais c’est surtout déjà le cas. Dans le rapport du GIEC de 2018 il est estimé que le nucléaire émet 12g de CO2/KWH, cette estimation part depuis son extraction et vas jusqu’à l’inclusion de la gestion des déchets. Et c’est bien évidemment le même principe qui est appliqué aux autres modes de production d’énergie afin qu’ils soient comparable entre eux.
    Pour donner un ordre d’idée le charbon est environ à 950g de CO2/KWH, le photovoltaïque entre 40 et 60g de CO2/KWH (sans le système de stockage d’énergie qui peut lui être associé).
    Ainsi, affirmé que le nucléaire soit une « calamité en matière d’émission de GES est plus qu’erroné.

    • Rozé

    L’électro nucléaire représente une partie très faible de la production d’énergie dans le monde. Les ressources faciles d’accès à l’uranium sont très limitées. Du coup il est impensable de miser sur l’électro nucléaire pour limiter sérieusement l’émission de GES. La France est un cas particulier vu que 70% de la production électrique est d’origine nucléaire. Néanmoins d’autres secteurs comme l’agriculture, l’industrie, le résidentiel, les transports surtout sont bien plus fortement générateurs de GES. Ici encore miser sur le seul électro nucléaire serait une aberration. Le nucléaire présente par ailleurs de nombreux et très longs inconvénients liés à la radioactivité comme relevés dans cet article. Au final, la France est très handicapée par ses centrales nucléaires si nombreuses car elle aura plus de difficultés à passer à l’électro renouvelable. La débauche d’énergie électrique de ces centrales nucléaires n’incite pas davantage les français à devenir sobres en énergie. Surtout avec le discours et la propagande des pro-nucléaires. C’est vraiment dommage pour les français et pour l’humanité d’autant plus que nous ne sommes pas à l’abri d’un accident nucléaire grave .

    • Sylvain

    @ Robin :

    Les sources officielles : https://webstore.iea.org/download/direct/2831?fileName=Key_World_Energy_Statistics_2019.pdf (Agence Internationale de l’Energie)
    – p. 30+34 du dernier Rapport AIE 2019 : nucléaire monde = 1,9 % (10 % des 19 % d’élec consommée dans le monde). Attention, il faut tjs prendre l’énergie finale (énergie primaire est une illusion car elle représente aussi le gaspillage en amont).
    – en France, c’est 2/3 de l’élec qui elle représente 24 % des énergies = nucléaire à 16 % de l’énergie consommée ! Moins que les renouvelables (17 %).
    DONC, le nucléaire à 1,5 ou 2 % (en perte de vitesse), ne peut absolument rien contre les GES. C’EST TROP TARD. Les renouvelables sur les toits et ailleurs peuvent qq chose pour le climat, mais plus le nucléaire. Or, la France freine les renouvelables pour aider le nucléaire. Donc, la France ne lutte pas pour la Planète. Les français émettent d’ailleurs 4 x trop de CO2 (8,5 t CO2/an avec nos importations !). Il faut développer très largement les renouvelables et arrêter le nucléaire budgétivore.

    • Michel CERF

    Le nucléaire est dangereux , certes , mais il a le mérite d’assurer notre indépendance et notre sécurité par sa force de dissuasion .

    • Rozé

    A Michel Cerf. Le nucléaire est dangereux et il n’assure aucune indépendance à la France; l’uranium est extrait au Niger, au Kasakstan, au Canada, … et la France doit parfois défendre les zones d’extraction comme au Niger. Il faut également expliquer que ces extractions sont très sales et polluantes pour les populations voisines. Qui peut encore dire, ce n’est pas devant ma porte, je m’en fous ?

    • Michel CERF

    Je parle d’indépendance au sens politique du terme , pour le reste tous les pays dépendent les uns des autres c’est évident .

    • Bertrand Cassoret

    Selon Charlotte Mijeon « Le discours des partisans du nucléaire part du principe qu’une hausse des consommations d’électricité va obliger à conserver cette technologie, puisque la population refuserait de consommer moins  »
    Elle suppose donc que le nucléaire ne serait justifié que si la consommation d’électricité augmente. C’est fort probable si on veut diminuer les conso de pétrole et de gaz car efficacité et sobriété ne peuvent suffire. Mais de toutes façons, même à consommation d’électricité constante, il est utopique de penser au 100% électricité renouvelable. L’étude prospective et exploratoire de l’Ademe nécessite baisse et reports de conso, imports d’électricité fossile, stockage énorme, instabilité réseau.. Le 100% électricité renouvelables n’existe nulle part, on ne s’en approche que là où la géographie permet beaucoup d’hydroélectricité.
    Elle nous dit que « e l’extraction d’uranium nécessaire aux centrales génère aussi des émissions des gaz à effet de serre » , ce qui est exact mais moins que pour l’éolien et bien moins que pour le solaire PV.
    Elle nous dit qu’il n’y a pas que le CO2 comme argument, elle a raison : les impact environnementaux du nucléaire sont généralement les plus faibles sur de nombreux autres critères (espace, dioxyde de souffre, particules fines, oxydes d’azote, COV…)
    Elle nous parle dés déchets, qui ne font de mal à personne contrairement à ceux des énergies fossiles, et que l’on gère très bien.
    Elle nous parle du temps long nécessaire pour construire des centrales nucléaires, mais on a au moins 10 ans devant nous avec les centrales en service si on ne les ferme pas bêtement.

    https://books.google.fr/books?id=bGfLDwAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

    • ThomasM

    Laisser tels quels les propos de Charlotte Mijeon qui comparent les émissions de CO² du nucléaire à ceux du charbons en laissant planer le doute sur le fait que tout le cycle du combustible ne soit pas pris en compte dans les calculs est intellectuellement malhonnête et continue de véhiculer de fausses idées sur le nucléaire.
    Toutes les études du GIEC le montrent, en prenant en compte tout le cycle de vie du combustible, les émissions de CO² du nucléaire sont comparables à l’éolien et sont trois fois inférieurs au solaire. Le charbon et le gaz qui semblent être du même ordre de grandeur (« certes moins ») selon les dires de Mme Mijeon sont 20 à 40 fois plus élevés.

    • Roy Pascal

    Pensée magique pour une douce rêveuse, c’est pas très pragmatique et ça repose sur un scénario ENR malheureusement impossible à équilibrer ou alors avec un niveau tel de privatisation de la société qui sera insoutenable et des coûts de transfert et stockage énergétique gigantesques

    • Rozé

    Quand on est pour le nucléaire, on en voit que ses maigres avantages. Par exemple, on peut prétendre que le Mwh électronucléaire n’est pas cher ! C’est vrai pour les vieux réacteurs déjà amortis par plus de 30 années de service ! Merci à tous ceux qui ont entretenus ces matériels pour les garder en état et éviter tout accident grave. Mais il faut être conscient que ces machines sont devenues vétustes, que leur entretien coûtera désormais très cher vu qu’il faut renouveler certains équipements comme les échangeurs de chaleur; qu’il faut sécuriser davantage à la lumière des accidents de Tchernobyl ou de Fukushima. Les groupes électrogènes de secours ultime ont ils été tous construits ? non. Les centrales de bord de mer comme Gravelines et celle près de Bordeaux ont elles été mises à l’abri de fortes vagues ? non. Avec les canicules les centrales situées sur la Loire seront arrêtées de plus en plus longtemps en été et pourtant on incite les gens à acheter des climatiseurs électriques pour se refroidir ! On marche sur la tête et ça risque de nous faire très mal … au moins financièrement. Le recul, plus de 30 ans d’électro-nucléaire nous enseigne clairement que cette technologie n’est pas bonne, qu’elle est dangereuse, nuisante, polluante et obsolète ! Il faut ouvrir grand ses yeux et savoir reconnaître ses erreurs. C’est d’ailleurs l’un des signes de l’intelligence humaine, savez vous ?

    • Jean-Didier BOIS

    Cet article n’est pas objectif.
    Presque 50 lignes contre le nucléaire contre 3 fois 10 lignes pour ceux qui ont le courage de garder l’esprit ouvert. 30 lignes, c’est bien insuffisantes pour développer des arguments.
    De plus il y a des mensonges, des vérités assénées sans chiffres ni sources. On ne peut pas affirmer sans démonstration que le nucléaire est plus coûteux que les ENR. On ne peut pas utiliser l’argument éthique des déchets : le CO2 atmosphérique en excès et là pour des milliers d’années, tout autour de la Terre. Les déchets nucléaires sont un problème, mais localisé.

    • Pascal, Build green

    J’aimerai qu’on m’explique comment on peut calculer les émissions de CO2 d’une centrale nucléaire sur un cycle de vie complet (de sa conception à son démantèlement) alors que :
    – l’EPR de Flammanville n’est même pas terminé (avec déjà 10 ans de dépassement)
    – qu’il n’existe encore aucune solution de stockage définitive des déchets en France
    – qu’on a encore démantelé complètement aucune centrale nucléaire au monde (pour Fukushima, on l’estimait au départ à 25 ans, on est désormais à 40 ans).
    Il faudrait aussi prendre en compte ces paramètres, sinon ce n’est que de l’affabulation !

    • Toflet

    La réponse à la question-titre est clairement : non.

    • Sylvain

    Quelques faits :
    Les 100 % renouvelables électriques : c’est déjà la cas en Islande, en Norvège et en basse Autriche !
    Les déchets (retombées) de Tchernobyl polluent encore l’Est de la France, 34 ans après… A Bure, ce sera durant 100 000 ans !
    Avec moins de 2 % de l’énergie mondiale, le nucléaire, ne peut rien pour le climat. Il est même gros émetteur de CO2 (50 g/kWh) comparé à l’éolien et au solaire sans combustible donc sans CO2 à l’usage. Celui qui écrit que le solaire c’est X gCO2/kWh a-t-il multiplié par zéro pour comprendre l’ÉNORME ERREUR à la Jancovici : le solaire ce serait alors zéro CO2 la nuit (x 0 kWh = 0) et de grosses quantité de CO2 dans les zones très ensoleillées (x beaucoup de kWh). C’est ridicule ! Il n’y a pas de cheminée ou de pot d’échappement sur un panneau solaire. M Jancovici ne sait pas cela ??
    La bombe atomique française (ou l’uranium du Niger) ne permet pas au pays l’indépendance énergétique : si on nous coupe l’accès aux mines, ce sont les 2/3 de notre électricité qui tombent !
    Le vent et le soleil ne pourront jamais nous être coupés. L’Islande, la Norvège et l’Autriche l’ont compris (80 à 110 % d’élec renouvelable) et évidemment zéro nucléaire radioactif là-bas.

    • SDn49

    Sur le CO2 du combustible nucléaire : http://sdn49.hautetfort.com/media/01/00/4096052475.pdf

    • Balendard

    Pour Michel
    J’ai écris, dans mon livre sur l’énergie au sujet de l’intellectuel qu’il était celui qui traque, démystifie, révèle les raisons cachées des choses et qui est décidé à le dire, quoi qu’il lui en coûte, pour influer sur les destinées du monde. Celui à qui il arrive parfois de démontrer que les plus petites « raisons » ont parfois de grands « effets ». Celui qui, refusant les doctrines peu établies, les idées préconçues, les étiquettes, n’admet rien sans avoir été convaincu au préalable par sa propre raison. Il est celui qui doit dire la vérité quoi qu’il lui en coûte et qui ne respecte rien hormis la vérité de la pensée. Il est celui qui est prêt à mourir plutôt qu’à mentir, qui est prêt à s’opposer aux règles établies s’il les juge irrecevables et qui n’hésite pas à affronter le pouvoir en place, s’il est confié à des gens qui selon lui ne le méritent pas. IL SAIT QUE FACE A LA VERITE LA VIOLENCE NE PEUT RIEN. Il sait reconnaître ses propres erreurs et admet que l’on puisse ne pas être de son avis et que tout point de vue mérite considération. Prudent, il admet qu’il n’y a pas de vérité absolue et que l’on peut sortir d’une erreur pour tomber dans une autre.
    Pour moi être leader c’est montrer aux autres pays l’exemple de ce qu’il faut faire sans se tromper et sincèrement nucléariser militairement notre planète qui comprend plus de 300 nations c’est transformer la planète en une poudrière basée sur la méfiance. Dans les Propos de O. L. Barenton confiseur » des éditions du Tambourinaire, Barenton confiseur a selon moi eu raison d’écrire « Que la confiance s’étiole la crise couve ; qu’elle grandisse, l’argent circule, l’industrie s’anime, le rendement de l’ouvrier s’accroît, les relations commerciales deviennent faciles et rapides, on gagne du temps et la collectivité s’enrichit. Le problème est que le cerveau de l’homme étant divisé en deux parties, l’une qui pense savoir et l’autre qui souhaite apprendre, il faudrait pour réussir notre transition énergétique que ceux qui pensent savoir écoutent ceux qui souhaitent apprendre. Balendard s’est rendu compte à ses dépens que lorsque personne ne souhaite apprendre le chef peut devenir celui qui a toujours raison, même lorsqu’il a tort.

    • NAUDIN

    Mme MIJEON ferait bien de s’appliquer son dernier principe à elle-même et de s’informer un minimum et objectivement sur les atouts du nucléaire.

    • Oreip

    La malhonnêteté crasse du mouvement Sortir du Nucléaire exposée au grand jour : « On remarque d’ailleurs que la question des déchets radioactifs, la pollution qu’ils entraînent (aucune « solution » n’existant à ce jour) et les questions éthiques qu’ils soulèvent vis-à-vis des générations futures sont esquivées dans ce discours ».

    Dommage, les solutions existent sans rien léguer aux générations futures. C’est justement le but de Cigeo à Bure. Mais comme SdN manifeste contre sa mise en service, c’est d’un coup beaucoup plus simple de dire qu’on n’a « aucune solution ».

    • Bastien

    Il faut surtout que l’humain arrête de perpétuellement s’agiter en consommant tout et n’importe quoi / y compris la culture comme le voyage / tout cela n’a plus aucun sens / de part la mondialisation il y a un aplatissement total des reliefs de connaissances et une vacuité sensible et un non sens total sont maintenant installés / tout n’est plus que divertissement…… de soi / Il faudrait par conséquent réapprendre à trouver des sources de joie d’espace et de liberté à l’intérieur de soi et arrêter de chercher toute les solutions à l’extérieur et attendre des politiques une réponse puis réintégrer une connaissance accrue de nôtre environnement naturel humain et social proche afin de recréer un vrai savoir et gagner en autonomie / le confinement était un exercice à cela / à nouveau cultiver notre jardin au sens propre et figure / la question énergétique se résoudra quand nous aurons compris qu’il faut consommer moins beaucoup moins / chercher des solutions pour continuer à produire produire produire autant d’enetgie Et continuer à vivre de la même manière ne sera bientôt même plus envisageable / nucléaire ou éolien / cette petite question sera bientôt obsolète ! Méditons sortons nos vélos et râteaux apprenons à nouveaux à être créatifs prenons soin les uns des autres et retrouvons le chemin d’une vie équilibrée et paisible !!!!

    • Nicolas

    @Sylvain

    Pour les pays dont le nucléaire n’est pas sa source principale d’énergie, oui, il est préférable d’aller vers des ENR, d’ailleurs Jancovici l’a précisé dans une de ses récentes interventions.

    Pour les pays dont le nucléaire est déjà sa source principale d’énergie, dépenser du temps et de l’argent pour remplacer un système déjà faible en GES par un autre système faible en GES, c’est un non-sens.
    D’ailleurs, il me semble que les allemands ont tenté l’expérience, n’ont-ils pas ré-ouvert des centrales à charbon pour compenser ?

    Enfin, avez-vous une petite idée du territoire et des matériaux nécessaires et pour l’installation de PV et d’éolien pour remplacer les centrales nucléaires en France ?

    Je constate surtout que le débat sur le nucléaire est encore énormément guidé par nos émotions (peur ancré de Tchernobyl et Fukushima), et très peu par la raison.

    • Brice

    Parler de la pollution liée à l’extraction de l’uranium, sans évoquer la pollution liée aux processus d’extraction du silicium utilisé dans les panneaux solaires, c’est de la mauvaise foi poussée à son extrême. Les fours de silicium fonctionnent à l’énergie 100% carbonnée, d’immenses quantités de poudre de silicium sont envoyées dans l’atmosphère, le raffinage du silicium est extrêmement énergivore, les bains d’acide utilisés pour l’étape de purification rejettent ensuite du tétrachlorure de silicium et du chlore, puis il faut acheminer ces panneaux depuis la Chine…
    Parler de l’un sans évoquer l’autre, c’est comme parler de la pollution d’une petite voiture citadine, en roulant en gros SUV…

    • Bruno Dejolier

    @Sylvain:
    Oui l’Islande est 100 % renouvelable – grace a son potentiel geothermique, et la Norvege aussi – grace a son potentiel hydraulique ! Donc des eneries non intermittentes, parfaitement pilotables. Et cela pour des pays qui ont une densite de population tres faible par rapport a la France. Donc ces cas ne sont pas du tout generalisables au monde entier. Le CO2 des panneaus solaires vient de leur fabrication (metaux, verre, silicium pur), de meme que pour les centrales nucleaires (en plus d’une petite partie provenant de l’extraction/enrichissement de l’Uranium). Et pour les centrales nucleaires, ces emissions se montent a 10-12 g CO2/kWh, pas qa 50.

    • Sylvain

    @/solaire :
    Il faut 15 ou 20 m² de solaire PV/foyer. C’est rien. Ça se recycle à 97 % (on n’extrait plus lorsque l’on recycle). Ça rembourse son énergie grise (donc son CO2) en 2 ans puis zéro à l’usage ET ça n’émet pas de déchets nucléaires !

    @/Allemagne :
    Elle est à 55 % de renouvelables électriques (carbon-lignite <20 %, actualisons nos chiffres !) https://www.energy-charts.de/ren_share.htm

    @Autriche, Islande et Norvège :
    Les mêmes qui écrivent que nulle part dans le monde les renouvelables électriques sont à 100 %, nous disent maintenant que "ouiii maiiis en Islande et Norvège, ce n'est pas pareil… blablabla". L'histoire du pilotage est une fumisterie : le nucléaire n'est pas pilotable pour répondre au pic électrique de midi et 19 h : C'est le solaire+hydrau pour répondre au pic de midi en France + l'hydrau pour 19 h (cf. graphiques RTE dont imports allemands autour de 14 h = solaire PV sans CO2). L'éolien est pilotable à distance (lors du confinement par ex.) par foisonnement dans un grand pays comme la France et il est prévisible 48 h à l'avance (vent) ET on peut stocker dans les STEP existantes en France (plusieurs GW de capacité).

    @/CO2 nucléaire :
    nucléaire = moyenne de "66 g CO2e/kWh" (~50 g CO2 si on regarde uniquement le cycle du combustible-déchet nucléaire quotidien) : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301421508001997. C'est énorme. Même 20 g CO2/kWh, c'est 20 g de trop !

    Rappel : le nucléaire mondial c'est MOINS DE 2 % (en baisse) de l'énergie consommée, donc il est hors-jeu pour la lutte climatique. Alors que les renouvelables représentent déjà PLUS DE 20 % de l'énergie mondiale consommée. Les renouvelables étant moins chères que le nucléaire, sans CO2 à l'usage (éolien, solaire) et sans déchets nucléaires… qu'est ce qu'on attend ? Le confinement d'une catastrophe nucléaire en Europe !?

    • Thomas

    J’ai l’impression qu’il y n’y quasiment qu’en France ou le débat se pose.
    La priorité planétaire de réduction de baisse des émissions de CO2 ne passera QUE par un changement radical de nos modes de vie et de consommation.
    Le nucléaire aussi bas carbone soit-il, et avec les seules technologie actuellement disponibles ne permettra pas de remplacer rapidement au niveau MONDIAL les modes de production polluant au charbon ou au fioul. En effet, trop complexe, trop long à mettre en oeuvre, trop capitalistique, trop contraignant en termes de choix géographiques et politiques, le nucléaire ne sortira pas vainqueur de la bataille contre les émissions de CO2. Le World Nuclear Report montre d’ailleurs bien la stagnation du nucléaire dans la part de production mondiale… Ainsi, les grands programmes nucléaires datent tous d’il y a plus de 30 ans sauf éventuellement en Chine.
    Par ailleurs, quelle est la résilience du nucléaire face à une crise de type COVID qui s’installerait régulièrement, voire plus meutrière? Comment le personnel de l’exploitant et ses sous-traitants gèreraient des confinements ou des cas nombreux de malades..? Le plan Pandémie d’EDF est-il assez robuste pour faire face à une multiplication des crises? Et chez nos voisins? Est-ce que les exploitants et leurs sous-traitants vont être prêts à ce que nous réserve l’avenir pour maintenir des hauts niveaux de sureté?
    Dans un monde idéal sans crise, sans réchauffement climatique, sans sécheresse, sans conflit géopolitique, sans tempête, etc. le nucléaire serait sans doute très bien, mais dans le monde qui nous attend, je n’y crois plus.
    Donc même en France, réduire sa part doit aussi être la priorité en parallèle de la réduction des émissions dûes au transport ou au bâtiment pour ne pas nous retrouver le bec dans l’eau si un problème majeur survenait sur plusieurs centrales, nous privant d’une grosse production…

    • Jean

    Comme le soulignent Bastien et Thomas, c’est notre modèle économique de croissance et de prédation sur le milieu naturel qui est en cause. A trop se focaliser uniquement sur l’énergie, comme le fait par exemple Jean-Marc Jancovici, nous détourne de l’essentiel du message écologique qui est la préservation du vivant, tout le vivant pas seulement le vivant utilitaire au service exclusif des humains. C’est cette pensée utilitariste et exagérément anthropocentrée qu’il faut interroger. En 1973, René Dumont, premier candidat écologiste à la présidentielle, écrivait « L’utopie ou la mort » que Brice Lalonde, le candidat des écologistes en 1981, ferait bien de relire livre et de méditer. René Dumont qui, à la fin de sa vie, a eu le courage de remettre en question une grande partie de ses convictions passées.
    Il y a plus de 50 ans donc, les écologistes posaient la question des limites de notre planète alors que le programme électronucléaire français ,lancé en mars 1974, n’était pas encore engagé. Leur reprocher aujourd’hui de ne pas avoir vu venir le réchauffement climatique est le comble de la mauvaise foi. On gaspillait allègrement déjà il y a 50 ans et le niveau de vie et de confort de la plus grande partie de la population en France était déjà élevé par rapport à l’ensemble de la population mondiale, avec des inégalités de revenus et de patrimoine bien moindres qu’aujourd’hui dans notre pays soit dit en passant. Limiter la réflexion à la lutte contre les GES, c’est bien court de la part de tous ces nouveaux apôtres qui veulent soit disant sauver la planète alors que c’est l’hubris de l’espèce humaine qu’il faut remettre en cause. Rêvons qu’un jour les oiseaux, les insectes, les animaux marins et tous les êtres vivants avec qui nous partageons cette Terre aient droit à la parole en lieu et place des ingénieurs de l’énergie.

    • Balendard

    Je suis déçu de ne pas voir de réaction à mes propos il faut dire que j’ai fait une petite erreur dans mon texte voir ci-dessous en majuscules

    Construire un véhicule aérien assurant principalement sa motorisation à partir de l’énergie solaire est certes complexe et va prendre du temps mais nous sommes inexcusable d’avoir pris un tel retard en restant inactif pour le bâtiment et le transport routier alors que les techniques sont au point et à notre portée.
    Notre consommation effrénée d’énergie pour ces deux postes est telle qu’il n’est pas totalement infondé de dire comme le pense Thierry Caminel, ingénieur, ancien militant des Verts, coopérateur à EELV et membre de l’Institut Momentum que : « sans recours au nucléaire, la récession qui nous attend sera encore plus forte »
    Par contre prétendre qu’avec moins de pétrole, seul  le nucléaire peut fournir l’énergie décarbonée nécessaire pour nous aider à amortir la chute est bien la preuve
    que « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde »’ ( Nelson Mandela)
    Il va falloir maintenant expliquer que c’est précisément parce que nous nous sommes laissé entrainer dans le toujours plus et dans la gloutonnerie énergétique qu’il ne nous sera effectivement pas possible d’abandonner le nucléaire brutalement. Pour s’en convaincre il suffit d’observer ce qui s’est produit en Allemagne à ce sujet.
    Quitte à me répéter je vais expliquer tout cela en faisant de mon mieux lorsque l’on pourra se réunir pour parler à la section Île-de-France des Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF)

    Pour l’essentiel je dirais qu’être éco-responsable c’est répandre le fait qu’avec le nucléaire on passe nécessairement par les hautes températures et le moteur thermique pour produire de l’électricité. Il en résulte en fonction des modestes performances de cette chaîne énergétique que
    LA QUANTITÉ D’ÉNERGIE PERDUE EN CHALEUR DANS L’ENVIRONNEMENT EN LE RÉCHAUFFANT EST SENSIBLEMENT DEUX FOIS PLUS IMPORTANTE QUE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE PRODUITE.

    je vais tenter d’ expliquer tout cela dans un premier temps a des élèves de 3eme classe. Ceci en prenant comme support un fichier accessible à partir du lien suivant
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/IDFJ-2020+texte.pdf

    dans l’éventualité où Monsieur Thierry Caminel serait intéressé par le sujet et souhaite apprendre qu’il me communique son email via le lien GoodPlanet.

    je lui communiquerai le mot de passe d’accès à titre personnel

    Balendard fin mai 2020

    *********************

    Pour Michel

    J’ai écris,dans mon livre sur l’énergie au sujet de l’intellectuel qu’il était celui qui traque, démystifie, révèle les raisons cachées des choses et qui est décidé à le dire, quoi qu’il lui en coûte, pour influer sur les destinées du monde. Celui à qui il arrive parfois de démontrer que les plus petites « raisons » ont parfois de grands « effets ». Celui qui, refusant les doctrines peu établies, les idées préconçues, les étiquettes, n’admet rien sans avoir été convaincu au préalable par sa propre raison. Il est celui qui doit dire la vérité quoi qu’il lui en coûte et qui ne respecte rien hormis la vérité de la pensée. Il est celui qui est prêt à mourir plutôt qu’à mentir, qui est prêt à s’opposer aux règles établies s’il les juge irrecevables et qui n’hésite pas à affronter le pouvoir en place, s’il est confié à des gens qui selon lui ne le méritent pas. IL SAIT QUE FACE A LA VERITE LA VIOLENCE NE PEUT RIEN. Il sait reconnaître ses propres erreurs et admet que l’on puisse ne pas être de son avis et que tout point de vue mérite considération. Prudent, il admet qu’il n’y a pas de vérité absolue et que l’on peut sortir d’une erreur pour tomber dans une autre.

    Pour moi être leader c’est montrer aux autres pays l’exemple de ce qu’il faut faire sans se tromper et sincèrement nucléariser militairement notre planète qui comprend plus de 300 nations c’est transformer la planète en une poudrière basée sur la méfiance. Dans les Propos de O. L. Barenton confiseur » des éditions du Tambourinaire, Barenton confiseur a selon moi eu raison d’écrire « Que la confiance s’étiole la crise couve ; qu’elle grandisse, l’argent circule, l’industrie s’anime, le rendement de l’ouvrier s’accroît, les relations commerciales deviennent faciles et rapides, on gagne du temps et la collectivité s’enrichit. Le problème est que le cerveau de l’homme étant divisé en deux parties, l’une qui pense savoir et l’autre qui souhaite apprendre, il faudrait pour réussir notre transition énergétique que ceux qui pensent savoir écoutent ceux qui souhaitent apprendre. Balendard s’est rendu compte à ses dépens que lorsque personne ne souhaite apprendre le chef peut devenir celui qui a toujours raison, même lorsqu’il a tort.

    • studer

    La représentante de Sortir du Nucléaire omet des éléments tellement essentiels, que son argumentaire contre le nucléaire n’est simplement pas crédible. D’abord elle s’offusque du coût du « grand carénage » (investissement nécessaire pour prolonger le nucléaire, soit 75 % de notre électricité, de 20 ans) : c’est 45 Mds €. Et elle « oublie » de parler des 120 Mds € de subventions engagées pour le solaire et l’éolien qui ne représentent que 7 % de notre électricité !!
    Ensuite elle ne parle jamais du talon d’Achille de ces énergies : l’intermittence qui les rend « impropres à la consommation » puisqu’elles sont incapables de s’ajuster à la demande. Et quand on sait qu’un écart infime entre consommation et production met le réseau par terre…

    • studer

    Autre absurdité émise par la représentante de SDN : les émissions de CO2 dues au nucléaire. D’abord les gens sérieux savent que le nucléaire n’émet pas de CO2 pendant la production d’électricité. Si l’on considère le « cycle complet » du nucléaire, avec la construction des installations et la fabrication du combustible (uranium), l’ADEME arrive à 6 g de CO2 par kWh produit. A comparer aux 55 g de l’éolien, et aux 1000 g du charbon, seule alternative crédible au nucléaire avec l’hydraulique bien entendu, mais dont la production ne peut satisfaire plus de 12 % de nos besoins en électricité.

    • Rozé

    @Oreip, Sylvain et Suder
    Quand on est pro-nucléaire on en voit ses maigres avantages comme je l’ai déjà dit et on considère que les opposants sont de mauvaise fois sans débattre réellement. Dommage car il faudra bien prendre une décision sensée en accord avec la préservation de la biodiversité, de notre support de vie dont le risque de changement climatique trop rapide pour pouvoir nous y adapter.
    Remarquons déjà que l’énorme chaleur dégagée par les centrales nucléaires (en gros 3 fois la production électrique) ne va pas dans le bon sens. Même si on ne l’a pas mesurée vu le faible nombre de réacteurs nucléaires au niveau mondial, il serait intéressant de le mesurer en France. Cette augmentation de chaleur des fleuves par exemple nuit indéniablement à la biodiversité. De même la vapeur d’eau rejetée par les tours réfrigérantes ont une incidence non nulle sur l’atmosphère. Nonobstant le fait que le nucléaire émet également du CO2 sur l’ensemble de sa filière, on voit bien que la production d’énergie électrique par ce moyen n’est pas bonne pour notre environnement.
    Enterrer des déchets radioactifs à Bure ou ailleurs, soit disant pour protéger la population n’est pas raisonnable puisque cet enfouissement est pour 100.000 ans et qu’on ne sait pas si les solutions d’enfouissement envisagées à ce jour seront pérennes sur une si longue durée. Garder les déchets plus épars et surveillés en surface est sans doute plus sûr mais plus coûteux. Moralité: Sortir du nucléaire pose bien les bonnes questions qui dérangent.
    La peur de l’accident nucléaire grave est légitime puisque les pro-nucléaires nous ont fait croire que le risque d’accident était négligeable alors que la dure réalité nous a montré au moins 3 ou 4 accidents graves dans le monde avec des conséquences très lourdes et durables. Or nous concentrons plus de 50 réacteurs sur notre pays.
    Il est vrai que toute production d’énergie même éolienne ou solaire utilise des matériaux., que remplacer la prod nuke par du tout renouvelable a donc un coût d’autant plus qu’il faut concevoir les réservoirs de stockage répartis pour lisser les variations du renouvelable. Ce n’est pas impossible mais cela ne nous engage pas sur la voie de la sobriété. Et en fait, le plus efficace c’est justement de viser la sobriété énergétique. Celle-ci implique au minimum de limiter la production et donc d’arrêter des centrales nucléaires.
    Faire croire que l’extraction du silicium (très abondant sur Terre) et son raffinage sont plus désastreux pour l’environnement que le cycle uranium est un gros mensonge.
    Bref, il faut arrêter l’électro-nucléaire et en même temps réduire notre sur consommation d’énergies de toutes sortes, pas pour se faire plaisir mais pour laisser un espace terrestre vivable pour nos enfants et petits enfants.

    • Remi

    bonjour,
    je suis moi-même écologiste (non encarté) et pronucléaire depuis 1 an, j’estime m’être fait trompé par des arguments fallacieux répandus à la fois par des associations (Negawatt, Greenpeace, Sortir du Nucléaire) et également par l’Ademe.
    Changer de doctrine est un acte d’autant plus difficile qu’on se sentait profondément « engagé » dans une doctrine autre, la théorie de l’engagement explique bien cela.
    C’est néanmoins une expérience psychologique extraordinaire (!!) de se sentir assez souple du cerveau pour pouvoir oser affirmer être écolo et pro-nucléaire (et également décroissant je précise, car il faut aussi bien se rappeler que les scénarios Ademe, Negawatt et Sortir du Nucléaire sont tous des scénarios de croissance infinie dans un monde fini !!!).
    Aucune énergie n’est parfaite, mais dans la course contre la montre pour maintenir un monde à peu près vivable et amortir la décroissance subie à venir, le nucléaire a pour de nombreux pays des avantages bien supérieurs au solaire et à l’éolien. Après pour le Soudan, l’Irak ou la Libye, je veux bien qu’ils fassent ce qu’ils veulent avec le solaire ou l’éolien… en attendant le grand retour en arrière auquel nous sommes tous promis sur cette planète quand les dernières mines de charbon et les derniers puits de pétrole et de gaz seront fermés.. tout le reste nuke comme éolien/solaire n’étant que des succursales de ces sources d’énergies…

    • Gil Kressmann

    Pour apporter ma contribution a ce débat, je vous conseille de visionner
    Planet of the Humans » qui est un documentaire de M. Michael Moore (Bowling for Columbine, 2002, prix du 55e Festival de Cannes, Fahrenheit 9/11, 2004, Palme d’or du 57e Festival de Cannes, SiCKO, 2007, hors compétition durant le 60e Festival de Cannes…).
    Il y dénonce en 1 h 40 la grande escroquerie des énergies « renouvelables » – l’éolien, le solaire et la biomasse – très coûteux en matières premières et en énergie pour leur mise en place et dont l’intermittence et le caractère non pilotable exigent l’adjonction en soutien de centrales thermiques utilisant des sources d’énergie fossiles (puisque le nucléaire n’est pas politiquement correct).

    Le documentaire est encore visible sur YouTube – peut-être plus pour longtemps – dans une version sous-titrée en français produite par le site .

    https://www.youtube.com/watch?v=ycN3mVW1fow&feature=youtu.be

    • JEAN LUC FESSARD

    Bonjour, si dans les années 70 nous n’avons pas vu venir le réchauffement climatique, c’est qu’à cette époque nous redoutions « l’hiver nucléaire » consécutif à un conflit nucléaire entre les USA et la défunte URSS.
    D’autre part si vous avez aimé le confinement avec la CIVOD 19 vous allez adorer le confinement suite à un toujours probable accident nucléaire majeur dans l’une de nos centrales vieillissantes EDF étant dans une situation économique tellement désastreuse qu’elle n’aura probablement pas les moyens d’assurer le niveau de maintenance nécessaire pour continuer à éviter les risques inhérents à ce mode de production d’énergie.

    • Arno

    Sortir du nucléaire et ses biais cognitifs… Les anti eolien sont plus nombreux que les anti nucléaire madame. Et oui ont peut être écologistes et pro nucléaire. Votre idéologie de décroissance voulue et un leurre. L avis Rte est egalement biaisé…rappelez vous qui est son président..

    • Rozé

    Faut il rappeler aux pro-nucléaires français que la France est une exception ! La part de production d’énergie électro-nucléaire mondiale est très faible, 2% environ. Et pourtant les réserves d’extraction d’uranium sont extrêmement limitées et non nationales. Du coup, on peut en déduire que l’augmentation importante de l’électro-nucléaire est quasiment impossible mondialement,. Donc, LA solution pour limiter les GES et autres pollutions dues à la production d’énergie électrique, ne peut pas être électro-nucléaire. LA solution ne peut pas davantage être la production par la combustion d’énergies fossiles, évidemment. Et LA solution n’est pas non plus dans l’extension constante, importante de l’utilisation des énergies renouvelables parce que celles-ci ont également des limites loin d’être atteintes mais réelles. LA solution à notre crise environnementale est plutôt dans la sobriété et le respect du vivant. Ce sont la faune et la flore de cette terre qui sont notre support de vie. Pour préserver ce support pour nos descendants plus que pour nous mêmes, il faut donc éviter de le détruire par tous moyens, directs ou indirects. Cesser de gravillonner, bitumer, bétonner, au détriment de terres cultivables. Cesser d’amender artificiellement par la chimie, cesser de tuer des plantes ou des insectes jugés nuisibles alors que nous connaissons très mal l’équilibre subtil naturel. Cesser de croître en nombre comme demandé par maintes religions. Cesser notre soumission à la propagande publicitaire qui nous fait croire que les services ou produits proposés nous facilitent la vie alors qu’ils nous la compliquent et nous la compromettent ! Cesser de croire que robots et numérique sont des progrès intangibles ! Nous sommes des êtres vivants. Nous avons besoin de faire marcher nos muscles et notre cerveau pour notre bon équilibre psychique. Si la plupart des chefs d’état de ce monde sont à moitié fous, c’est sans doute parce qu’ils vivent depuis trop longtemps hors sol. Il y a une limite à ne pas dépasser dans tous les domaines. Notre modèle de société a tout misé sur toujours plus d’énergie disponible (depuis le cheval, le cheval vapeur, le moteur électrique, etc …), toujours plus comme si cela avait un sens ! Réapprenons TRES vite la sobriété énergétique si nous voulons survivre.

    • Dehousse Marc

    Je ne veux pas rentrer dans les débats techniques où tout le monde dit avoir raison scientifiquement. Je remarque seulement que les thuriféraires des deux camps parlent toujours de production concentrée ( y compris les mégas éoliennes ou fermes solaires).
    Si on avait mis autant d’efforts pour développer les techniques de production dispersée, individuelles ou petit-collectif, on disposerait aujourd’hui de centaines de solutions accessibles au public et assurant parfois même l’autonomie. Avec les progrès dans le domaine des réseaux, l’interconnexion permet la gestion de la répartition. Toutes les solutions concentrées visent à créer une relation fournisseur/client pour satisfaire des lois de marché. Les solutions dispersées offrent notamment des solutions de souplesse par leur complémentarité. On ne sait que faire des déchets nucléaires. certains opposants à la voiture électrique incriminent la pollution des batteries. La solution est trouvée avec la seconde vie des batteries de voitures pour le stockage stationnaire puis en fin de vie par le recyclage et la récupération des matériaux.
    Le vrai problème est l’orgueil de l’homme et des nations : faire toujours plus grand , plus fort, plus puissant, …assurer sa domination sur tout y compris sur sa population au lieu de la servir.
    Autrefois on construisait toujours avec les matériaux locaux et en fonction de l’environnement et du climat. Aujourd’hui la quasi totalité des constructions dépendent de fournitures énergétiques ( et d’abonnements !). Pour moi la première urgence c’est de revenir à la notion de bioclimatique. Y compris pour nos transports polluants, l’approvisionnement alimentaire, etc.
    Tout débat technique devrait soumettre en permanence ses arguments à des règles d’intérêt général et écologique. Il faut sortir du règne du toujours plus. Le Covid a prouvé qu’aucune technologie ne pouvait contraindre définitivement la nature. Il faut arrêter de tout artificialiser, mécaniser, électroniser, accessoiriser. Tout cela pour vendre plus en rendant l’homme dépendant dans tous ses actes de la vie quotidienne à l’instar de notre nos constructions, de notre agriculture…, sans parler de la culture elle-même devenue un « produit ».

    • BALDE ALPHA MAMADOU

    Je absolument d’accord avec ceux qui disent NON. Le nucléaire est un danger pour l’humanité la Covid 19 en est illustration plusieurs réalités et en même une alerte pour les scientifiques . Il changer de stratégie investir plus dans l’énegie renouvelable que dans le nucléaire. La France doit s’engager !

    • TRIOULLIER

    Entre le nucléaire et la production agricole intensive (avec ou sans déforestation)quel est l’impact le plus notable ? Ou les centres de stockages de données !
    Les sondages en France (comme les résultats de toutes les élections )oscillent entre 45 et 55 %. Le déplacement de quelques opinions (moins de 5 %) excite médias et partis politiques. Il faut raison arder.
    On a du nucléaire à 900 Mw, fiables et disponibles jusqu’ici il faut vivre avec , plafonner le nucléaire , et se contenter du remplacement . A qui servent les tranches a 140 Mw, que l’on ne maitrise ni en coûts (investissements et exploitation) , ni en délais, ni en risques.?
    L’éolien n’est pas exempt de soucis écologiques, meme en mer.

    • luc

    Après avoir dépensé des centaines de milliards d’euros dans le solaire et l’éolien, non seulement l’Allemagne n’est pas sortie du nucléaire mais a toujours autant de centrales thermiques soit une puissance de 74 GW.

    La seule chose qui a changé, c’est qu’une partie du charbon a été remplacé par du gaz.

    Et comme ces centrales sont utilisées de façon intermittente, leurs rendements sont moins élevés que si elles étaient utilisées à pleine puissance et à puissance constante.

    Donc même si elles produisent moins de kWh, elles émettent plus de CO2 par kWh que si elles étaient utilisées à pleine puissance et à puissance constante.

    Les statistiques du rapport d’ECOFYS 2018 sur les centrales thermiques montrent que les centrales au gaz en Allemagne émettent plus de CO2 par kWh qu’en France, qu’en Grande Bretagne et même aux USA. Alors que l’Allemagne possède des centrales au gaz très performantes.

    Au final, c’est qui gagné d’un coté est perdu de l’autre.

    Résultat, les importations de gaz en Allemagne augmentent chaque année.

    Evidemment, importer du gaz naturel, cela coûte cher. Environ 26 milliard d’euros en 2019.

    Et en plus, en amont, cela émet beaucoup de gaz à effet de serre, à cause des fuites de méthane. Surtout quand le gaz vient de Russie.

    Cela peut représenter jusqu’à 70% de gaz à effet de serre supplémentaires sur 100 ans.

    • Vincent Rossi

    On parle bcp des déchets nucléaires, ces déchets radioactifs que sont les combustibles après usage. Mais on ne parle pas des montagnes de déchets issus de l’extraction de l’uranium, dont la concentration dans le minerai est communément de 0.05%. Donc il faut 2000 kg de minerai (tranquillement traité à l’acide) pour faire 1 kg d’uranium, et comme à ce stade la concentration de l’isotope 235, seul intéressant pour la fission, est trop faible, il faut l’enrichir et on peut encore jeter les 3/4 restants.
    Calcul: il y a 8 tonnes de déchets par kg d’uranium. C’est une montagne toxique, dont une partie gentiment radioactive, qu’on laisse aux populations locales; on suppose que ce n’est pas grave puisque ce sont des pauvres non-blancs sans propriété ni droits qui sont lésés, mais le problème éthique peut là aussi être soulevé par les idéalistes.

    • Maitei

    Nucléaire, triste DÉBAT qui ressemble plus à un combat de coqs qu’à une recherche collective…
    Un portrait grandeur nature de ce qu’est devenu l’écologie en Europe???

    « Faire partie du problème ou faire partie de la solution? »
    Cette phrase si anodine en apparence aurait au moins l’avantage de fragiliser nos egos. Il y a dans ces échanges comme dans une grande partie de ce que nous pouvons lire dans la presse, une liste interminable de comportements mesquins, toxiques, infantiles… Le défi de la qualité du débat n’est bien sûr pas le propre du mouvement écologiste, cependant dans le cas de l’écologie l’impact direct des conclusions qui en ressortent sur nos vies est considérable et les premiers touchés seront encore et encore les « laisser pour compte », les communautés indigènes d’Amérique latine et d’Afrique ou tous ceux qui vivent reclus dans les bas-quartieres (le taux d’urbanisation frôle en argentine les 95%).
    Il est ainsi que ce mouvement si humain dans ses débuts, se voit divisé, fragmenté à l’infini, perverti dans ses fondements. Nous nous devons de revoir constamment nos stratégies trop souvent marquées par l’individualisme, le pragmatisme, le professionnalisme, la spéculation, l’autoritarisme – et retrouver l’humain, ce qui paraît simple mais… mais nous ne nous attaquons que très peu aux moyens, nous stagnons au stade de la dénonciation, des grandes révélations: la révolte des noirs soulignent l’importance de « découvrir » de quoi sera construit cet après.

    Retrouver les valeurs essentielles, les valeurs ancestrales – Ailton Krenak, ambientaliste, chaman, líder del pueblo Yanomami de l’Amazonie nous dit, avec d’autres mots:
    « il s’est installé un mythe inacceptable chez les Blancs: celui de penser que devenir blanc pour les peuples pré-existents, pour les migrants serait une solution. Je déclare que le jour où les blancs sauront être indiens, sauront penser le monde comme nous, ce jour-là seulement nous évaluerons s’il vaut la peine de faire partie du cirque blanc. »

    Revenir à l’essentiel récupérer l’éthique et la dimension humaine de l’écologie: sur une cinquantaine de commentaires, je ne récupère que DEUX commentaires, DEUX gestes constructifs et symboliques:
    – une seule personne mentionne le génocide perpétré par l’extraction à ciel ouvert de l’uranium et autres minerais.
    Pour ne mentionner qu’une seule scène je ne parlerai que des images insupportables des Touaregs, que l’on croyait protégés du monde civilisé jusque dans les années 70 et maintenant décimés par le cancer que sème à tout vent l’extraction du minerai à ciel ouvert. Ce qui m’a le plus touché, ce n’est pas seulement ces corps qui souffrent mais le langage des industriels français, de jeunes techniciens, agents de presse… – des gens comme nous quoi, mais de véritables « mercenaires », la plupart de l’âge de mes enfants – qui nous disaient que tout était fait par Avira et le gouvernement français pour protéger les populations locales. C’était l’hécatombe et les mesures prises, les hôpitaux construits étaient misérables… À l’image du colonialisme le plus pervers. Aucun génocide n’est acceptable!!! Vous retrouverez la même scène dans le documentaire sur le Congo produit par Brad Pitt.
    – une autre personne nous propose de revenir à l’essentiel, de nous reconnecter avec la vie dans le silence de notre potager. Je partage à 100 % cette proposition, mais je lui ajouterai le besoin d’aider nos communautés écologistes à ne pas tomber dans le panneau de l’isolement: ces débats sur le nucléaire, sur les énergies dites douces, sur l’extraction de minerai dans le monde, sur les OGM sont nécessaires et même essentiels. Comme le disait un philosophe la politique est trop importante pour laisser que s’en empare des Emmanuels nostalgiques de la monarchie et de l’Empire, Boy-scouts en costume et manières étriquées, entouré de leurs mercenaires, technocrates prêts à tout.

    Assemblée ou combats d’opinions? – dans un monde individualiste, anthropocène, machiste et colonialiste « avoir raison » est une question de vie ou de mort, une question d’identité pour avoir sa place « sur le marché ». Que nous l’acceptions ou non, le monde est un fiel reflet de nos choix de vie: Nous les blancs parlons tout le temps et ne nous parlons que très peu, passons notre temps à nous chamailler, à nous faire la guerre et vouloir diriger le monde. Et c’est bien le cas dans cet article où 3 personnes opinent, suivi d’une trentaine d’autres dans les commentaires, une véritable guerre de tranchées. Résultat final, aucune des questions essentielles n’est posée, c’est grave. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivé là?

    Dans un monde sans valeur tout est permis – l’in-culture blanche dans son essence, veut comprendre, veut organiser, veut des résultats, du profit. Ce sont les lois et les conséquences de la pensée anthropocène qui se sont installées en nous: Brice dit – la priorité « actuelle » c’est le changement climatique. J’écoute une théorie fondée sur la loi « du moindre mal », la même qu’ utilise l’armée pour justifier « l’effort de guerre », la même qui permet aux agents de l’ONU, « missionnaires de la paix dans le monde » une fois arrivé sur le territoire de s’acheter pour 3 sous une femme ou une fillette à la journée, à la semaine, au mois. J’écoute aussi une personne qui avec toutes les bonnes intentions, se joint au débat pour qu’on partir des idées « arrêtées » – quand les indigènes nous écoutent parler comme cela ils sont sidérés. Nous devrions peut-être nous demander quels sont les effets pervers de la loi du moindre mal, de ne pas rassembler toutes les opinions avant de prendre une décision?

    Avoir raison une question de vie ou de mort – l’église, par exemple, a mis près de 1000 années « à faire le ménage », elle qui voulait répandre dans le monde les valeurs humaines, a délibérément caché des milliers de cas de pédophilie, les pensionnats de la honte au Québec, l’exportation clandestine d’orphelins bien « blancs » vers le Canada, les châtiments, les supplices et la torture. Cela ne veut pas dire que tout dans l’église soit corrompu, cela veut dire qu’il se répand « une sainte confusion » – un des sentiments les plus difficiles à vivre, la personne ne sais plus à quel saint se vouer, ne sais plus si son père est vraiment son père où cet homme qui abuse d’elle, ne peut comprendre pourquoi l’autre qu’il a séduit par de nombreux discours ne respecte pas ses promesses. Eh oui, malheureusement le blanc pour avoir raison devient ambiguë, manipulateur, comme le disait ce chef indien Raomi:  » le blanc est un menteur! ». Il a cependant passé des années à nous donner une chance, à chercher des alliés de confiance, tous y sont passés: Sting…, et puis finalement Macron. Qui a eu l’idée de le présenter à l’Élysée, pour que multiples présidents lui fasse des promesses, quand c’est la même France au nom du progrès qui est responsable du dernier traité de libre-échange qui associé au projet de 300 barrages va mettre fin à l’Amazonie et à ses peuples?

    Ce qui est vraiment dommage dans cette guerre de tranchées, c’est que nous revenons en arrière: Le débat devient bipolaire, c’est comme dans Facebuk on aime ou on aime pas, c’est ridicule et dangereux… L’enjeu de notre société se résume entre nucléaire et éolien, photovoltaïque?! Heureusement que Michael Moore réapparaît sur scène pour démontrer la réalité des grands projets dits écologistes aux États-Unis et pas seulement aux États-Unis, comme on l’écoute parfois – même pour le racisme. la France a par exemple par coup de com’ subventionné systématiquement l’utilisation de panneaux solaires et les municipalités en ont profité même dans les régions où le manque de solaire est flagrant, c’est honteux, c’est de la spéculation, de l’inconséquence, de l’arrivisme…

    Ce qui est vraiment dommage dans cette pensée bipolaire, c’est d’avoir perdu cette fraîcheur, cet enthousiasme des années 70 dans la recherche d’alternatives vraiment nouvelles, respectueuses de l’environnement. C’était un mouvement de libération, la naissance de millions d’initiatives, d’esprit curieux, inventifs – quand tout cela a été récupéré par les institutions, par les industriels c’est devenu une catastrophe. Merci Michael Moore encore de nous le montrer, il est peut-être encore temps de récupérer cet esprit critique, de nous retrouver de nouveau dans les ateliers, sur le terrain et chercher. Parce que finalement l’écologie c’est une recherche constante, une recherche d’authenticité. Comme le disait si bien Daniel Auteuil dans Jean de Florette: « Qu’est-ce que c’est? Et bien c’est de l’authentique! ». Dans cette fable ou les entourloupettes coûtent des vies.

    On parle de plus en plus de changement de paradigme « profond » – le Pachakutic des peuples des Andes et d’autres cosmovisions c’est le réveil des peuples après 500 ans d’opression, de génocides « dissimulé et justifiés » / beaucoup durant le confinement ont déclaré ne pas vouloir « revenir à l’anormal ». On pourrait donc se demander en quoi consiste ce défi que nous lance un Indien tombé du ciel? Qu’y a-t-il de si repoussant, inquiétant, pervers, inutile dans nos manières d’être et d’habiter la terre que nous puissions comprendre rapidement, maintenant même, pour redéfinir les bases de nos rencontres?

    La proposition que nous font les peuples est une proposition radicale et très profonde, radicale dans sa forme de penser le monde. Ils disent par exemple que: La terre est un être vivant – la nature n’est pas un objet dont on profite, que l’on exploite, que l’on « prend » en photo, que l’on admire comme une œuvre d’art; ce n’est pas non plus, une ressource que l’on épuise, avec laquelle on spécule. NON c’est un être vivant, la Terre c’est une mère qui nous a donné la vie, les montagnes sont nos aïeux qui nous observent et nous accompagnent. Tout devient relation, une relation dont on prend soin et qui nous permet d’apprendre à nous mettre d’accord, de redécouvrir le vrai sens de la vie.

    Durant ce confinement j’ai souvent ressenti cette difficulté que nous avions à nous parler, à nous mettre d’accord sur le futur de nos sociétés. Mais ce n’était pas la bonne volonté qui manquait, il y avait un désir très sincère de comprendre, de répondre aux injustices et nous avons vu se multiplier dans le monde les salles de débat. En quelques mois seulement le niveau d’analyse, la sincérité a fait un grand pas en avant.

    Mettre en avant les intérêts collectifs, revoir de « fond en comble » nos manières de pensée serait le défi de nos sociétés, une vraie révolution pour un nouveau langage, une ré-existence / métamorphose – je pense que c’est en suivant l’exemple des peuples préexistants, des plus démunis que nous pourrons reconnaître nos erreurs et apprendrons á nous prononcer pour la vie. C’est seulement si nous acceptons d’abandonner nos privilèges, que nous pourrons répondre sincèrement aux besoins des laissés-pour-compte, aux besoins collectifs, pour défendre ou re-découvrir la VIE.
    À très bientôt!

    • Ch Perrier

    Il faut féliciter B Lalonde, Y Arthus-Bertand et T. Camivel d’oser affronter le tabou des « écologistes » en soulignant l’absolue nécessité de sortir de l’opposition des pro et antis pour préparer, démocratiquement, une stratégie en matière énergétique.
    Nous aurons besoin de tous les outils, dont la sobriété fait partie, mais croire qu’il existe des solutions « propres » quasi-miraculeuses est faire fausse route. Il n’y a pas de moyens propres, sans danger, peu coûteux et durables d’obtenir de l’énergie. Il faut faire des compromis et pour cela définir des priorités dont la 1e est bel et bien la diminution des émissions de CO2 (et autres GES). Il faut travailler à évacuer les croyances irrationnelles et former la population à ces questions difficiles.
    Les ONG écologiques ont un rôle déterminant, en principe, dans ce processus. Hélas, pour l’heure, les politiques qu’elles prônent mènent droit à l’augmentation d’émission de GES, c’est terrifiant.

    • fruij

    Pour le débat sur le pourcentage de nucléaire, 4.5 cela me parait très élevé quand même. En part de consommation finale ce serait plutôt autours de de 3. Il y a beaucoup de perte de transformation d’énergie !

    • fruij

    Je pense quand même qu’Arthus Bertrand c’est plus un poète qui a passé sa vie a prendre l’avion et qui reconnait lui même qu’il culpabilise, qu’un expert de l’énergie ou du risque. Et j’ai un peu peur qu’il n’ait pas trop certains chiffres ou dates fourni par le GIEC en tête. D’ailleurs, Macron non plus, et avec lui la plupart des climato-sceptiques. Il oublie que le stock de GES emis jusqu’en 2045-2050 est actuellement plus important que ce que l’on produira chaque année après. Et la il n’y a rien que le nucléaire puisse faire pour nous de plus. Il n’y a que des grosses économies et le renouvelable qui pourraient sauver les 15 années qui arrivent tout en assurant à peu prés les 15 années suivantes. La première éolienne française raccordée a été démontée fin 2019 après 29 ans de production ! Le plan de raccordement de la CRE c’est presque de 2 EPR de puissance installée par an a partir de 2020 chaque année (éolien, solaire, autres) ! L’EPR ne produira probablement pas avant 2026.

Sous l’effet du réchauffement climatique, du méthane emprisonné dans les glaces arctiques libéré

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