Allergies, stress: au bord de la Méditerranée, la santé affectée par le changement climatique

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Un ferry recrache une épaisse fumée, dans le port d'Ajaccio, le 19 juin 2019 © AFP/Archives PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Marseille (AFP) – Des allergies toute l’année, de nouvelles maladies tropicales et un stress lié aux catastrophes naturelles à répétition: dans les décennies à venir, le changement climatique va affecter durement la santé des habitants du sud-est de la France, prévoient des experts.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est « un +hot spot+ du changement climatique », rappelle le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec) dans un rapport rendu public en décembre. Selon les prévisions de ces experts, la sécheresse et la chaleur estivale augmenteront en durée et en intensité, les eaux souterraines et de surface diminueront de 20% et les épisodes de pluies intenses se multiplieront dans les années à venir.

Ces épisodes « méditerranéens », caractérisés par des précipitations extrêmes, s’accompagnent de pertes humaines. A l’automne 2019, ces pluies torrentielles causant souvent des inondations ont causé la mort de 13 personnes lors de deux épisodes distincts en deux semaines dans le sud-est de la France.

Les experts redoutent que ces catastrophes à répétition ne provoquent « un stress post-traumatique » chez les Méridionaux. Ce trouble apparaît chez la moitié des personnes exposées à des désastres naturels et peuvent durer dans le temps: des symptômes de ce stress ont été observés chez des habitants de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) plusieurs années après l’inondation qui avait fait 37 morts en 1992. La survenue de graves intempéries peut aussi activer ou ré-activer d’autres maladies: troubles anxieux, dépressifs, ou addictifs.

Autre conséquence inattendue du changement climatique: l’augmentation des allergies. Car les pollens, auxquels 20% des adultes sont allergiques (presque deux fois plus qu’il y a vingt ans), profiteront aussi du réchauffement: la durée de la saison pollinique des graminées progresse déjà de 4,5% par an à Nice depuis 1989.

Acariens et bactéries

Les urticacées aussi voient leur saison pollinique s’éterniser, à tel point, prédisent les experts, que l’allergie à la pariétaire, une plante vivace souvent accrochée à des rochers ou à de vieux murs, pourrait sévir toute l’année.

Les allergies aux acariens devraient elles aussi gagner du terrain: avec l’augmentation des températures, les moisissures proliféreront à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Des études ont montré une densité des acariens et allergènes acariens plus forte dans les villes où la température moyenne est la plus élevée.

La chaleur pourrait aussi provoquer, prédit le Grec, la prolifération de bactéries dans les canalisations avant la distribution de l’eau au robinet. D’autres bactéries envahiront la mer, comme E.Coli, qui provoque des gastro-entérites et autres infections, en raison de l’augmentation de la température de l’eau.

Enfin, le réchauffement permet le développement d' »agents pathogènes », comme le moustique tigre, qui colonise déjà toute la région Paca à l’exception des zones montagneuses, et pourrait augmenter sa période d’activité au cours de l’année. En 2019, pour la première fois en France, un foyer du virus tropical Zika, transmis par ce moustique, a été confirmé dans le Var, avec trois cas de maladie « autochtones ».

Face à cette nuée de menaces, le Grec interpelle les autorités et leur propose des mesures d’adaptation, comme l’aménagement d' »ilots de fraîcheur » en ville, ou encore la prise en charge de personnes vulnérables et précaires, les premières touchées par le réchauffement climatique.

En région Paca, 80% de la population vit en ville, où la température est plus élevée qu’à la campagn

© AFP

7 commentaires

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    • Michel CERF

    On a ce qu’on mérite , alors cela ne sert à rien de se lamenter .

  • Mauvaises nouvelles pour la Principauté de Monaco et la région PACA mais méfiez-vous Michel votre attitude n’est pas la bonne.

    Chaque région française a ses spécificités et la pire des attitudes serait de renoncer.

    Je me suis surtout concentré sur la région parisienne compte tenu de ce qui se prépare avec l’IESF mais comme le prouve le lien ci-dessous, la région PACA a aussi son potentiel avec la mer

    http://rivieres.info/patri/mer-source-energie.htm

    Qui plus est l’énergie électrique solaire d’origine voltaïque y est généreuse et le stockage de masse de l’électricité pour pallier à l’intermittence été hiver du soleil semble être à notre portée avec les STEP marines comme le prouve les pages 64 et 65 du fichier ci-dessous

    https://www.dropbox.com/s/1zjxmrsok8tcooj/IDF-2020%2Btexte.pdf?dl=0

    merci de garder pour vous le mot de passe d’acces IESF

      • Michel CERF

      Je ne dis pas qu’il faut renoncer mais assumer nos bêtises !

        • Michel CERF

        Agir au lieu de pleurer !

  • vu l’urgence qu’il y a à agir j’espère que mon commentaire qui est selon les termes de Goodplanet « en attente de modération » ne va pas le rester trop longtemps.

  • la région Lilloise est également touchée : 42 degrés en juillet 2019, voir 50 degrés durant 1 jours, il y avait 39 degrés à DUBAI pour vous dire. Aussi, il y a eu quelques mini-tornades où certaines personnes ont tout perdus ! ! et constamment dans l’agglomération, nous avons des alertes-pollution, l’air est irrespirable ! De plus en plus également de problème d’humidité et de fissures dans les logements !

    • jo

    Savez vous que si dès demain plus personne ne mange de produits venant de l’elevage, il y aura un 18% de moins dans le rechauffement clim.? Autant que si dès demain plus personne n’utilise de moyens de transport air terre mer avec carburant petrole ou electrique, à savoir 18%.
    Le changement est possible si TOUT le monde s’y met. Mais n’attendez pas votre voisin, faut que chacun le fasse et le dise.

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