Inauguration d’un « train d’union » transfrontalier entre Genevois et Savoie

léman express

Inauguration du "Léman Express" qui relie Genève à Annemasse, à Genève le 12 décembre 2019 © AFP Fabrice COFFRINI

Genève (AFP) – Le « Léman Express », première liaison ferroviaire transfrontalière entre Genève et son arrière-pays français, a été inauguré jeudi, avec pour objectif de changer le quotidien des habitants et de réduire l’utilisation de la voiture.

La cérémonie, qui marquait l’achèvement d’un projet vieux de plusieurs décennies, s’est déroulée en l’absence de la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne et du président de la SNCF Jean-Pierre Farandou, retenus à Paris par la grève des cheminots contre la réforme des retraites.

« J’aime le Léman Express ! Ce sera un vrai train d’union », s’est exclamée Simonetta Sommaruga, conseillère fédérale suisse chargée des transports et de l’environnement.

« Le Léman Express est bon pour le climat. En Suisse, un tiers des gaz à effet de serre sont dus aux transports », a ajouté la ministre, pour qui le nouveau réseau va « faire sauter le bouchon de la frontière ».

Ce qui est présenté comme le « projet de transports transfrontalier le plus important d’Europe » va changer le quotidien des quelque 100.000 frontaliers français.

« Chaque rame va économiser 400 voitures et le train est 25 fois moins polluant. 50.000 voyageurs quotidiens vont économiser 40 minutes de vie » en moyenne, a souligné Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, principal financeur côté français.

« J’aime dire à Paris et à Berne que nous sommes une agglomération bi-nationale. Le canton de Genève, c’est un demi-million d’habitants, sa périphérie autant. Chaque capitale nous voit pour la moitié de ce que nous sommes. Aujourd’hui, c’est une manière de dire +non+, nous sommes une métropole d’un million d’habitants et nos besoins en infrastructures correspondent à un million d’habitants. C’est ça que représente le Léman Express », a déclaré à l’AFP Antonio Hodgers, président du conseil d’Etat du canton de Genève.

Les 16 kilomètres de la voie nouvelle entre la métropole helvétique et sa voisine française d’Annemasse entreront en service dimanche. Si le mouvement social français le permet.

Jeudi, une manifestation a rassemblé 400 personnes à Annemasse, selon la CGT, qui fait part outre des revendications nationales sur les retraites de préoccupations locales des nouveaux embauchés sur la cherté du coût de la vie dans le bassin genevois.

Le Léman Express permettra aux habitants d’Annemasse, mais aussi d’Evian, de Saint-Gervais et d’Annecy de rejoindre Genève puis Coppet, au nord de l’agglomération, en empruntant, sans rupture de charge, la voie ferrée qui remonte le long du lac Léman.

Cette voie, enterrée sur la plus grande partie de son trajet, aura coûté 1,56 milliard de francs suisses (1,42 milliard d’euros) pour la partie suisse et 335 millions d’euros pour la petite partie (2,5 kilomètres) en territoire français.

M. Wauquiez a par ailleurs tancé la SNCF pour ne pas avoir encore mis service le logiciel permettant d’acheter des billets aux guichets, les titres de transport n’étant disponibles qu’en ligne.

© AFP

2 commentaires

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    • SCANGA André

    La liaison ferroviaire Suisse / France peut être une bonne chose. Cependant, attendons de voir l’exploitation pour estimer le service, autant par les voyageurs suisses que français.

    • Michel CERF

    Cela peut être une bonne chose , mais comment voyager quand un pays est constamment en grève , quand les intérêts particuliers passent toujours avant l’intérêt général .

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