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Pollution de l’air: énorme potentiel des énergies renouvelables pour la santé, calcule une étude

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La transition vers les énergies renouvelables pourrait réduire jusqu'à 80% d'ici 2050 les impacts de la pollution de l'air sur la santé, selon une étude publiée mardi © dpa/AFP/Archives Patrick Pleul

Paris (AFP) – La transition vers les énergies renouvelables pourrait réduire jusqu’à 80% d’ici 2050 les impacts de la pollution de l’air sur la santé, selon une étude publiée mardi.

Scientifiques et défenseurs de l’environnement plaident depuis longtemps pour le développement d’une économie bas-carbone, notamment des énergies renouvelables, pour limiter le réchauffement climatique.

Mais il existe peu d’études sur l’impact sanitaire de cette transition.

Une équipe du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK) a utilisé des modèles d’efficacité énergétique pour évaluer trois scénarios de décarbonation du secteur énergétique d’ici le milieu du siècle.

Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ils combinent ces calculs avec des index de santé humaine et des analyses des niveaux d’émissions tout au long du cycle de vie d’un équipement énergétique.

Selon eux, un scénario dans lequel la majorité de l’énergie est produite par le solaire et l’éolien pourrait réduire les effets sanitaires de la production électrique de 80% par rapport aux systèmes économiques actuels.

« Le principal gagnant de la décarbonation est la santé », a commenté l’auteur principal, Gunnar Luderer, mettant ainsi en avant le rôle clé des politiques climatiques pour la santé humaine.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 4,2 millions de personnes meurent prématurément chaque année en raison de la pollution de l’air, causée principalement par l’utilisation des combustibles fossiles.

Selon les modèles du PIK, ce chiffre pourrait atteindre 6 millions d’ici 2050 si rien n’est fait pour changer les choses. Mais si les énergies renouvelables deviennent majoritaires dans les trois prochaines décennies, le bilan pourrait descendre à un million.

Selon Gunnar Luderer, tous les scénarios de décarbonation présentent un avantage en terme de santé publique, mais celui insistant sur les renouvelables est le plus bénéfique.

L’étude se penche également sur l’impact écologique d’ici le milieu du siècle d’une production énergétique « verte ».

Selon les chercheurs, les bioénergies (production d’énergie par combustion de productions agricoles) ont ainsi un potentiel pour être bas-carbone, mais risquent de provoquer des effets secondaires négatifs pour l’environnement.

Ainsi, mesuré en kilowatt-heure, cette énergie aurait besoin de 100 fois plus de terres que la même énergie produite par des panneaux solaires. Et « la terre est une ressource limitée sur notre planète », a souligné Alexander Popp, du PIK.

« Compte tenu de la croissance de la population mondiale et de son besoin d’électricité et de nourriture, les pressions sur la terre et le système agroalimentaire vont également augmenter », a-t-il noté.

© AFP

Un commentaire

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  • Oui il n’est pas déraisonnable d’espérer une espérance de vie de 100 ans après 2050 et de meilleures conditions d’existence si nous commençons dès à présent à agir avec efficacité en orientant notre transition énergétique dans une direction qui soit à l’opposé du toujours plus

    Pour finir le problème principal n’est donc pas la transition énergétique mais le nombre d’habitants sur la Terre qui devrait passer de 7,7 milliards aujourd’hui à près de 10 milliards en 2050, ce qui est à l’opposé de toujours plus

    conséquence de ce qui précède nous allons devoir consommer moins ou réduire la natalité

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