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La centrale nucléaire de Flamanville sous « surveillance renforcée » de l’ASN

ASN Flamanville

Logo de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 28 juin 2017 à son siège à Montrouge (Hauts-de-Seine) © AFP/Archives CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mercredi avoir placé la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) sous « surveillance renforcée », estimant qu’EDF y rencontre des difficultés, après auditionné en juillet son directeur.

Le gendarme du nucléaire avait à la mi-juillet convoqué le directeur de la centrale, qui compte deux réacteurs de 1.300 MW, pour lui demander de renforcer la maîtrise des activités d’exploitation, après l’avoir auditionné au début du même mois.

Une série de reproches avait été faite à l’électricien: déficience dans la maîtrise de certains gestes techniques d’exploitation, défauts de maintenance et de surveillance des prestataires, problème de qualité sur des documents…

« La mise sous surveillance renforcée décidée par l’ASN se traduira notamment par des contrôles supplémentaires et par une attention particulière portée à la mise en œuvre du plan d’action défini par EDF à la suite de la convocation du directeur de la centrale », indique l’ASN dans une note d’information.

Elle se concentrera notamment sur trois thématiques: la « maîtrise des activités de maintenance et d’exploitation » et de la documentation associée, la gestion du retour d’expérience, en particulier la déclaration des événements significatifs à l’ASN, et enfin « le contrôle de la sûreté exercé par EDF et la priorité accordée aux enjeux de sûreté dans les prises de décision ».

Cette surveillance concerne les deux réacteurs en activité mais pas le chantier du réacteur EPR actuellement en cours sur le même site.

La mise sous surveillance renforcée est une mesure relativement rare. Sur les 19 centrales d’EDF en France, une seule autre est concernée: celle de Belleville-sur-Loire (Cher).

Pour en savoir plus sur les difficultés rencontrées avec l’EPR de Flamanville

© AFP

2 commentaires

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  • Le risque nucléaire est omniprésent et il est normal et rassurant d’apprendre que l’autorité de sûreté nucléaire exercice sa fonction pour s’assurer que nos centrales nucléaires en fin de vie ne présentent pas un risque pour la population.
    (voir un extrait de mon livre « la chaleur renouvelable et la rivière »)

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/ESR-stockage-dechet-radioactif.pdf

    ce qui est par contre préoccupant dans le texte de Goodplanet concernant Flamanville est le silence concernant le dernier réacteur EPR et le couvercle de la cuve du réacteur.

    on se rappelle en effet que lorsque ce couvercle a été coulé aux fonderies du Creusot à Saint-Étienne une teneur excessive en carbone avait été constaté avec l’apparition de fissures.

    les métallurgistes savent qu’une teneur en carbone trop importante rend l’acier cassant et il est surprenant que les recommandations faites par l’ASN au moment de l’assemblage de ne pas monter ce couvercle n’aient pas été prises en considération

    il est vraisemblable que Monsieur Laponche créateur de l’ADEME n’a pas été très satisfait de cette décision

    Ceci d’autant que cette cuve est soumise à une pression intérieure importante afin d’augmenter la température à la source chaude et les performances de ce type de chaîne énergétique

    • Oskar Lafontaine

    L’ASN, en dépit de sa prétendue « indépendance » attestée par une loi, demeure intégralement dans la main du pouvoir, au moins par la nomination de son Directeur, « tenu » ainsi « en laisse » et choisi en fonction de ce qu’on pourrait trouver à lui reprocher de son passé pour l’obliger à démissionner, s’il se montrait trop « indépendant ». Donc cette « décision » de l’ASN révèle d’abord une volonté gouvernementale de ralentir les activités du nucléaire en France, et c’est très logique compte tenu de la surproduction d’électricité déjà existante et qui oblige à trouver des prétextes pour stopper des « réactueurs » de longs mois et oblige en plus à en ralentir un grand nombre, donc à les « moduler » pour adapter au mieux leur production à la demande effective d’électricité. Les renouvelables remplaceront à terme tout le nucléaire puisqu’ils produisent pour moins cher depuis deux ans déjà, les nouveaux renouvelables du moins, et les plus anciens s’amortissent, et qu’ils produisent l’électricité pour bien moins cher et sans risques ni déchets. L’arrêt du nucléaire est donc, non pas un choix, mais bien une obligation de bon sens, comptable et financière d’abord. Les prétextes de l’ASN, ne sont que du « cinema », mais du « cinema » pour la bonne cause.