Rumeur d’eau contaminée : enquête ouverte pour « diffusion d’informations fausses »

Une enquête a été ouverte pour "publication, diffusion ou reproduction d'informations fausses de nature à troubler la paix publique", après la circulation d'une rumeur évoquant une contamination de l'eau en région parisienne © AFP/Archives PATRICK KOVARIK

Une enquête a été ouverte pour "publication, diffusion ou reproduction d'informations fausses de nature à troubler la paix publique", après la circulation d'une rumeur évoquant une contamination de l'eau en région parisienne © AFP/Archives PATRICK KOVARIK

Paris (AFP) – Une enquête a été ouverte pour « publication, diffusion ou reproduction d’informations fausses de nature à troubler la paix publique », après la circulation d’une rumeur évoquant une contamination de l’eau en région parisienne, a-t-on appris lundi après du parquet de Paris, confirmant une information de LCI.

Cette rumeur est notamment partie d’un message vocal diffusé sur des applications comme WhatsApp. Une femme disant être infirmière dans un hôpital parisien y affirmait qu’il ne fallait pas boire l’eau du robinet en raison d’une contamination.

Elle est apparue après un communiqué d’une association faisant état de la présence de tritium, une substance radioactive, dans cette eau, sans toutefois que soient dépassés les seuils instaurés par les autorités sanitaires.

Les autorités ont écarté toute dangerosité ces derniers jours.

La préfecture d’Ile-de-France a démenti tout « risque pour la santé publique ».

« Il n’y a pas de problème d’eau, elle est excellente pour toutes les populations », a déclaré samedi à l’AFP Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.

Le Service public de l’eau d’Île-de-France (SEDIF), qui comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010, a également soutenu que l’eau du robinet pouvait être consommée sans risque.

La moyenne de ces relevés est de 9 becquerels par litre, « largement en-deçà » du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est lui de 10 000 Bq/l.

© AFP

2 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    Les « informations fausses » sur le nucléaire, sont le fait du lobby du nucléaire et de ses multiples relais. Tout est faux et mensonger en matière d’électronucléaire et on ne le répètera jamais assez. C’est un « tonneau des Danaïdes », qui met EDF sur la paille et a déjà coûté en argent public plus de 600 milliards d’euros aux contribuables français depuis 1974 seulement, sans tenir compte des multiples dépenses précédentes. L’électricité nucléaire est une des plus onéreuses à obtenir et le devient chaque jour qui passe davantage. Le nucléaire n’est pas compétitif du tout face aux renouvelables, ou même face au charbon et au lignite, pourtant eux-mêmes condamnables. De plus le nucléaire, version électronucléaire (production d’électricité par recours à un procédé de physique nucléaire qui dégage de la chaleur, ensuite laborieusement transformée, et à 35% seulement, en électricité) est très mauvais pour notre santé à tous et a même le pouvoir, car c’est une épée de Damoclès, certes un peu rouillée aujourd’hui, ce qui aggrave sa dangerosité, suspendue au-dessus de nos têtes. Aucun effort ne doit être épargné pour condamner tout l’électronucléaire et si possible, envoyer croupir en taule de longues années ceux qui nous l’ont imposé, et depuis des décennies, ceux qui poursuivent les mensonges grossiers en plus sur les réalités atroces et calamiteuses du nucléaire, version électronucléaire.

    • sophie

    Il me semble qu’on tombe de Charybde en Scylla avec cette mode des fake, bashing et autres lanceurs d’ alerte motivés d’ abord par leurs idéologies.

    A vouloir dénoncer, juger et condamner dans la foulée, vite toujours plus vite et sans recul ni preuves suffisantes, en s’ appuyant sur une vindicte populiste prête à démarrer au quart de tour pour se venger de ses frustrations…ne risque -t-on pas de jeter le bébé avec l’ eau du bain?