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Près de la moitié des sites du patrimoine mondial pourraient perdre leurs glaciers d’ici 2100

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Au large du glacier de Jakobshavn, au Groenland, le 17 août 2005 © SCANPIX/AFP/Archives Bent Petersen

Genève (AFP) – Les glaciers pourraient disparaître complètement d’ici 2100 de près de la moitié des sites classés au patrimoine mondial si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, selon une étude publiée mardi par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Pour cette étude, les auteurs ont dressé le premier inventaire des glaciers situés sur des sites du patrimoine mondial, documentant environ 19.000 glaciers, soit 9% des glaciers de la planète, a indiqué l’IUCN, organisation connue pour sa Liste rouge des espèces menacées d’extinction.

Certains de ces glaciers figurent parmi les plus emblématiques du monde, comme le grand glacier d’Aletsch dans les Alpes suisses, celui du Khumbu dans l’Himalaya ou le Jakobshavn au Groenland.

Selon l’étude, 33% à 60% du volume total de glace présent en 2017 dans les sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco aura disparu d’ici 2100. Le pourcentage dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

« Il est urgent de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. C’est le seul moyen d’éviter le déclin durable et irréversible des glaciers et les conséquences sociales, économiques et migratoires majeures qui en découlent », a déclaré dans un communiqué Jean-Baptiste Bosson, auteur principal de l’étude.

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter comme au cours des dernières décennies, soit un niveau d’émissions dites « élevées », les scientifiques prévoient la disparition des glaciers d’ici à la fin du 21e siècle dans 21 des 46 sites naturels du patrimoine mondial.

« Même dans un scénario basé sur des émissions faibles », respectant les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, « 8 des 46 sites du patrimoine mondial verront leurs glaciers disparaître d’ici 2100 », a alerté l’IUCN.

« La perte de ces glaciers emblématiques serait une tragédie et aurait des conséquences majeures sur la disponibilité des ressources en eau, sur l’élévation du niveau de la mer et les régimes climatiques », a déclaré Peter Shadie, directeur du Programme du patrimoine mondial de l’UICN, cité dans le communiqué.

Selon l’étude, plusieurs sites du patrimoine mondial seront fortement touchés par la hausse des températures ces prochaines années.

Le parc national de Los Glaciares, en Argentine, où se situent certains des plus grands glaciers de la planète, devrait enregistrer une très importante perte de glace, environ 60% du volume actuel, selon l’étude.

En Amérique du Nord, le Parc international de la paix Waterton-Glacier (Etats-Unis et Canada), le Parc national Rocky Mountain (Canada) et le parc national Olympique (Etats-Unis) devraient perdre plus de 70% de leurs glace d’ici 2100, et ce « même si les émissions de CO2 diminuent considérablement » ces prochaines années, a averti l’IUCN.

En Europe, la disparition de petits glaciers est prévue dans le site du mont Perdu, dans les Pyrénées, massif transfrontalier franco-espagnol, d’ici 2040.

© AFP

5 commentaires

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  • On sait que c’est grâce à la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère de notre planète que la température sur terre est clémente au lieu d’être glaciale.

    Les climatologues savent aussi qu’en raison de la présence de gaz à effet de serre tels que le gaz carbonique et le méthane inclus dans la vapeur d’eau la température sur terre pourrait rapidement devenir insupportable et interdire la vie sur notre planète

    pour comprendre le mécanisme conduisant à cela voir le fichier

    http://www.infoenergie.eu/effet-serre.htm

    • Jean-Pierre Bardinet

    Comme toujours, usage abusif du conditionnel et d’un alarmisme aussi débridé qu’irrationnel… C’est vraiment lassant… Bien sûr, aucune analyse des observations, car alors on verrait que ce que raconte cet article ne vaut pas un clou. Il suffit de constater qu’il n’y a quasiment plus de réchauffement global depuis près de 20 ans, et ce, malgré une importante inflation de nos émissions de CO2, ce qui confirme que nos émissions n’ont aucun effet mesurable sur la TMAG (température moyenne annuelle globale), tout comme les émissions naturelles de CO2.

    • Jean-Pierre Bardinet

    On connaît les évolutions du Grand Aletsch : il y a des cycles avec des avancées et des retraits, mais ces cycles sont de longue durée, plus longs que la durée de la vie humaine. Depuis environ 1000 ans, ce glacier a connu 7 périodes d’extension et 8 périodes de retrait. On ne peut donc tirer aucune conclusion de son comportement actuel, si ce n’est qu’il est en phase de retrait comme il le fut 8 fois en mille ans, et qu’il y aura une nouvelle phase d’avancée dans quelques décennies. Mais cela, les idéologues qui racontent carabistouille sur carabistouille n’en ont rien à cirer, d’autant qu’ils l’ignorent.

    • DANIELLE

    voilà peut-être une explication aux commentaires de M. Bardinet http://sogeco31.blogspot.com/2015/09/jean-pierre-bardinet-le-vrp-du-climato.html

      • Michel CERF

      vous avez mis en lumière la bonne explication , très instructif !