2015-2018: période la plus chaude depuis le début des relevés météo

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La fontaine du parc Washington Square à Manhattan, le 28 août 2018 © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP SPENCER PLATT

Genève (AFP) – Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a indiqué mercredi l’ONU, qui y voit la confirmation du réchauffement climatique causé par les concentrations record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé que la température moyenne à la surface du globe en 2018 avait dépassé d’environ 1,0° C celle qui prévalait à l’époque préindustrielle (1850-1900).

« Cette année (2018) se classe au quatrième rang des plus chaudes qui aient été constatées », poursuit l’agence spécialisée de l’ONU.

« Avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle, l’année 2016, marquée par l’influence d’un puissant Niño, conserve le statut d’année la plus chaude », explique l’agence en référence à ce courant équatorial chaud du Pacifique.

« En 2015 et 2017, l’écart de la température moyenne par rapport aux valeurs préindustrielles était de 1,1°C. »

L’ONU prend pour référence l’année 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de température.

Mais « il est bien plus important d’examiner l’évolution à long terme de la température (…) que d’opérer un classement entre les différentes années », a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, en rappelant que sur les 22 dernières années, on avait dénombré les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées.

« Les phénomènes météorologiques extrêmes ou à fort impact ont frappé une multitude de pays et des millions de personnes l’année dernière ». « La communauté internationale doit donner la priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux mesures d’adaptation au climat », a-t-il affirmé.

Un avis partagé par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Dans un communiqué à New York, ce dernier souligne la nécessité « d’accroître de manière significative dans le monde les actions et les ambitions ».

Antonio Guterres prévoit à cet égard un sommet le 23 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Il se focalisera sur « neuf domaines-clés », dont les transitions énergétiques et industrielles, les actions dans les villes et à l’échelon local et le financement de la lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il précisé.

Selon l’ONU, 2019 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices que les quatre dernières années.

L’Australie a connu le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, alors qu’une vague de froid intense s’est abattue sur une partie de l’Amérique du Nord.

La Nasa et l’Agence atmosphérique américaine (NOAA) ont publié simultanément une estimation identique pour l’année 2018, déclarée quatrième année la plus chaude, sur des relevés remontant cette fois à 1880.

Les Américains ajoutent toutefois un détail: ce sont en fait les cinq dernières années, et pas seulement les quatre, qui ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

La couverture glaciaire de l’Arctique et de l’Antarctique a été au deuxième plus bas niveau jamais observé.

Et l’an dernier, 14 catastrophes naturelles liées à la météo ont causé d’énormes dégâts.

« Les 14 événements, au total, ont tué 247 personnes et coûté 91 milliards de dollars », a indiqué la Noaa.

73 milliards de dollars sont dus à seulement trois événements: les ouragans Michael (octobre 2018) et Florence (septembre 2018), et les gigantesques feux de forêt de l’Ouest américain.

« La vague de froid dans l’est des Etats-Unis ne vient certainement pas contredire la réalité du changement climatique », a souligné M. Taalas.

« L’Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale (…). Ce qui se passe aux pôles ne reste pas cantonné aux pôles, mais influence les conditions météorologiques et climatiques dans d’autres régions, où vivent des centaines de millions de personnes », a-t-il rappelé.

L’OMM doit publier en mars sa déclaration sur l’état du climat mondial, avec une multitude d’informations détaillées et de statistiques.

L’agence collecte des données fournies par la NOAA, le Goddard Institute for Space Studies (GISS), la NASA ainsi que par le Centre Hadley du Service météorologique britannique et la Section de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni).

© AFP

8 commentaires

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    • jipebe29

    ) Cette façon du Grand Machin et de l’OMM de présenter les observations est manipulatoire et inacceptable. Il y a eu un petit réchauffement de +0,7°C en 130 ans, mais il a quasiment cessé depuis le début des années 2000 (le « hiatus » du GIEC). En effet, selon les mesures satellitaires UAH et terrestres Hadcrut4, il n’y a quasiment plus de réchauffement depuis début 2000, malgré une inflation de nos émissions de CO2. La pente de la droite de tendance est d’environ 0,1°C par décennie. http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002/plot/uah6/from:2002/trend/plot/hadcrut4g
    Il est donc évident que toute année de ce plateau sera plus « chaude » de l’ordre de +0,7°C que toutes celles des années précédentes depuis 1880. Avouer qu’il y a un plateau serait avouer que les thèses hypothétiques du GIEC sont vraisemblablement erronées, et cela remettrait en cause les très onéreuses politiques climat-énergie dont profitent les gouvernements pour taxer et surtaxer leurs concitoyens sous prétexte de « sauver la planète ». Sont en jeu des milliers de milliards de dollars par an, au bénéfice de ceux qui ont su profiter de ces marchés juteux, notamment avec les EnR intermittentes.

      • Gwen

      Chaque année est plus chaude que la précédente, mais vous persistez à nier l’évidence ainsi que la responsabilité de l’Homme dans ce changement.

    • jipebe29

    « La couverture glaciaire de l’Arctique et de l’Antarctique a été au deuxième plus bas niveau jamais observé ». Bien sûr, depuis 1979, date des premières observations satellitaires. Encore faudrait-il le préciser. Voyons les observations depuis 2015. http://www.woodfortrees.org/plot/nsidc-seaice-n/from:2015. Pour l’Arctique, la surface de la banquise, après une réduction d’environ 2 M km2 depuis 1979, n’a quasiment plus varié depuis 2015, que ce soit en fin de fonte estivale ou en fin de reconstitution hivernale.

    • jipebe29

    Quant à la banquise australe, qui est restée remarquablement constante depuis 1979, elle est à peu près stable depuis 2015 http://www.woodfortrees.org/plot/nsidc-seaice-s/from:2015. Voilà ce qui aurait dû être écrit dans cet article.

  • Concernant le réchauffement climatique il y a dans la pratique trois grandes familles sur Terre

    Les climato-sceptiques qui estiment que le comportement de l’homme sur terre n’a pas d’influence sur le cycle de réchauffement et de refroidissement naturel de notre planète ( la liste des scientifiques climato-sceptiques est impressionnante)

    Les climato que l’on pourraient baptiser « réchauffiste » quant à eux pensent le contraire et estiment que les dérèglements actuels du climat sont dues à l’augmentation de la température sur terre

    Quoi qu’il en soit à ce sujet il va devenir nécessaire que nos responsables politiques ainsi que homo sapiens réalisent que le plus important n’est peut-être pas de savoir si ça se réchauffe ou non mais plutôt de considérer que si nous continuons à consommer les produits fossiles à ce rythme nos réserves d’énergies non renouvelable seront épuisées dans moins de 50 ans et qu’il faudra bien assurer à cette échéances nos besoins en énergie qu’elle soit électrique ou thermique

  • Un petit coucou à mon ami jipebe29

    depuis votre intervention je fais partie de la 3eme famille: les climato-réalistes

    • roro

    Faut mettre les climato-sceptiques en prison pour crime contre l’humanité et nihilisme !
    Le climat se réchauffe bien plus vite en 150 ans qu’il ne l’a fait en 5000 an,s dans le passé.
    La courbe chronologique suivante le prouve et c’est imparable ! Honte aux climato-sceptiques qui ne veulent reconnaitre la réalité des faits et de LEURS faits et mode de vie !
    https://xkcd.com/1732/
    Les scientifiques qui publient des contres infos tendant à limiter l’impact de l’homme voire mettre en doute même l’origine par l’homme, sont TOUS payés par les pétroliers et ne sont que 3 % de toutes les publications scientifiques sur le climats !!
    Lire ceci que quelques noms bien connus et tous arrosés par les pétroliers … Ces gens sont à punir ! Il faut les mettre hors d’état de nuire avec ces désinformations !
    https://mrmondialisation.org/climat-quatre-intox-qui-buzzent-sur-les-reseaux-sociaux/
    Et voici ce qui vous attend :
    https://onfoncedanslemur.blog/2017/08/29/interviews-de-dennis-meadows/

  • Je ne peux m’empêcher de penser à ce que m’a dit Mr Klieve vice président de la société OILGEAR à la fin de ma carrière professionnelle sur la façon de procéder pour avancer.

    .Je ne ferai pas partie des 100 heureux personnages élus pour négocier avec notre président de la transition écologique. Toujours est-il que je souhaite porter à leur attention le texte qui suit

    Le fichier sur la Solar Water Economy voir
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/source-energie/SWE.htm

    qui propose une solution au problème mondial de l’énergie est perfectible. Perfectible en ce sens qu’il aurait dû dans sa synthèse comparer 3 chiffres importants

    1) Celui d’un effet de serre qui serait actuellement proche de 3 watts/m2 d’après le duo CNRS-GIEC.
    Voir
    http://www.infoenergie.eu/effet-serre.htm

    Un chiffre qui correspond bien en terme de puissance et compte tenu de la surface de la terre à un million de centrales nucléaires de 1500 megawatts. Soit en termes d’energie et vu qu’une année c’est 8760h et que méga c’est 10 puissance 6

    1 000 000 x 1500 000 x 8760 kWh

    2) Celui de la consommation annuelle d’Homo sapiens en énergie fossile cumulée charbon, pétrole, et gaz qui est actuellement de 13 Gtep/an ou vu que Giga c’est
    10 puissance 9
    13 000 000 000 x 11500 kWh

    ( Chiffre actuellement en constante augmentation)

    3) Et enfin le 3eme chiffre, celui de nos réserves mondiales en energies fossiles sur terre de
    7 950 000 000 000 000 kWh

    (Elles seraient selon l’OCDE de 3000 milliards de barils de pétrole + 2000 milliards de barils d’équivalent pétrole en gaz. Soit un total 5000 milliards de barils de pétrole. Vu qu’un baril c’est 159 litres et que la combustion de 1 litre de pétrole c’est sensiblement 10 kWh nous avons sur terre une réserve d’énergie fossile en réserve de
    5 000 x 159 x 10 = 7 950 000 milliards de kWh ou, vu que 1 tep correspond à 11 500 kWh,
    690 milliards de tep ou 690 Gtep)

    Il faut bien sûre faire attention au nombres de zéro mais sauf erreur de ma part

    Au rythme actuel de notre consommation nos réserves d’énergie fossile seront epuisées dans
    7 950 000 000 000 000/
    13 000 000 000 x 11500
    53 ans et dans la pratique plus rapidement vu l’accroissement de notre consommation prévue par l’OCDE

    L’effet de serre c’est-à-dire l’énergie retenue sur terre x fois plus important que la chaleur dissipée par la combustion des produits fossiles

    1 000 000 x 1500 000 x 8760 /
    13 000 000 000 x 11500
    soit 87 fois plus important

    A partir de ces chiffres le climato réaliste que je suis devenu est inquiet et se dire qu’il va devenir urgent D’AGIR

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