Incendies en Australie, suivez la situation

Nucléaire : niveau de sûreté « satisfaisant » mais des défis, selon l’ASN

ASN surete nucleaire

Bernard Doroszczuk, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN, lors d'une conférence de presse? le 29 janvier 2019 à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine © AFP ERIC PIERMONT

Montrouge (AFP) – L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a jugé mardi « satisfaisant » le niveau de sûreté en France l’an dernier mais a identifié plusieurs défis, comme le besoin d’améliorer la formation professionnelle dans le secteur.

« La radioprotection dans son ensemble et la sûreté nucléaire se sont maintenues à un niveau satisfaisant en 2018 », a déclaré Bernard Doroszczuk, le nouveau président de l’ASN depuis novembre 2018, qui présentait ses voeux à la presse.

Il a toutefois identifié « deux points de vigilance » à court terme. D’une part, « la reprise et le conditionnement des déchets anciens et les opérations de démantèlement rencontrent encore des difficultés », qui se traduisent notamment par des retards, a souligné Bernard Doroszczuk.

Le second point concerne l’état des installations nucléaires, qui vieillissent: « un nombre encore trop important d’écarts est constaté dans la conformité des installations à leur référentiel de sûreté ».

A plus long terme, le nouveau président du gendarme du nucléaire a identifié trois priorités: le « besoin d’anticipation » des opérateurs (EDF, Orano, CEA etc.), le « maintien des marges de sûreté » et surtout la mobilisation sur les compétences professionnelles.

« Il y a clairement besoin d’un ressaisissement collectif et stratégique de la filière autour de la formation professionnelle et des compétences clefs d’exécution pour atteindre le niveau de qualité et de sûreté attendus du nucléaire », a jugé Bernard Doroszczuk.

Il s’est en effet inquiété de « difficultés industrielles pour réaliser des opérations classiques ».

Le chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche) a ainsi connu des retards – et pourrait en connaître de nouveaux – en raison de simples problèmes de soudures.

© AFP

5 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Didier Puel

    Simples problèmes de soudures…. !
    Mr le Président êtes vous ignare, ignorant ou stupide ?
    Les conséquences de simples problèmes de soudures peuvent etre catastrophiques et vous le savez.
    Méthode Coué pour maintenir un système à bout de souffle, pour couvrir cet énorme mensonge d » Etat qu’est le Nucléaire.
    Vous lèguez avec vos prédécesseurs un bel avenir à nos enfants.

    Nous vous en remercions… !

    • Patrice DESCLAUD

    Défis, écarts, … comme tout cela est bien dit, avec modération voire sous-estimation ou complaisance ! Est-ce que l’IRSN dit la même chose ?! Est-ce que les non-conformité de l’exemplaire (et neuf) de la Hague, conforte ces beaux constats de satisfaction ? Oui, manque de compétence et d’ouvriers et/ou spécialités, comme en soudure. Trop de sous-traitance dans la maintenance, des technologies coûteuses ou bientôt même on finira par ne plus trouver non plus d’experts pour réceptionner les travaux. Et cela que ce soit en neuf (EPR) comme en maintenance.
    Souvenons nous aussi de la filière gaz vendue aux Russes ou on cherchait (lors des départs en retraite des derniers « experts ») pour cause de perte de mémoire d’entreprise (corporate memory) !?
    Le vieillissement n’est pas que celui des matériaux et des filières technologiques, mais aussi des hommes qui ont la connaissance et le savoir-faire et à tous les niveaux !
    Qui est intéressé dans l’avenir et pour sa carrière, envers une filière obsolète, condamnées à terme, mortifère, coûteuse, douteuse, peu sûre et qui n’est plus compétitive et va coûter encore longtemps.
    Il est temps de comprendre et d’activer une réelle transition vers des technologie accessible, durable, meilleurs marché et sans danger. Halte à ces complicités d’institutions dépendantes.

  • Concernant les préoccupations sociales d’homo sapiens, ou plus précisément celles des gilets jaunes au sujet leur pouvoir d’achat est-il nécessaire de dire que lorsque le prix du kilowatt-heure électrique sera ramené au prix du kilowatt-heure gaz à savoir sensiblement 5 centimes d’€ le kWh cela permettra à ceux qui sont dans un immeuble équipé d’une chaufferie collective et qui ont froid avec 16 degrés voir 15 degrés dans leur pièce de vie d’éviter de se chauffer avec un chauffage électrique d’appoint style effet Joule. Ceci particulièrement lorsqu’ils sont dans le besoin vu qu’ils payent le kWh thermique 3 fois plus cher avec
    ce mode de chauffage.

    Pour les préoccupations environnementales et climatique d’homo sapiens faut-il rappeler qu’une centrale nucléaire c’est avant tout de l’énergie thermique dissipée dans l’atmosphère.
    Cela étant donné qu’avec les températures à la source chaude actuelles c’est environ seulement 30 % de l’énergie thermique qui est récupérée en énergie électrique pour assurer nos besoins les deux tiers restant étant dissipé dans l’atmosphère en le réchauffant.

    Ceci faut-il le rappeler alors qu’en chauffant l’habitat avec l’enthalpie de la matière on refroidit notre environnement en consommant 3 à 6 fois moins d’énergie électrique

  • En complément de ce que j’ai écrit hier:

    Ce haut responsable va avoir une tâche extrêmement délicate à accomplir: celle de faire comprendre à une corporation en perte de vitesse qu’elle va devoir pour des raisons morales subsister le temps d’assurer le démantèlement des centrales nucléaires existantes situées près de nos rivières afin de remettre la nature à l’identique en évitant la France poubelle. Ceci à défaut de pouvoir le faire pour ce qui concerne le stockage des déchets qui resteront radioactifs pendant des milliers d’années voir des centaines de milliers d’années dans notre sous-sol profond. Cela également en assurant un fonctionnement correct pendant une centaine d’année de celle située sur notre littoral près de Cherbourg
    Il faut espérer que Bernard Doroszczuk en tant qu’ancien directeur de la Direction Régionale de l’industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) ne va pas renier ses origines et prendre en considération les ressources en eau géothermale profonde de notre sous-sol aquifère. Ceci en liaison avec l’eau superficielle de nos rivières afin de généraliser pour le plus grand bien de tous le chauffage urbain de l’habitat dans une région plutôt favorisée pour cela comme celle de l’Île-de-France
    Pour comprendre ce qui précède voir

    http://www.rivieres.info/patri/pac.htm
    https://www.dropbox.com/s/v34o7oaav576zdm/Epub%2060.pdf?dl=0
    https://www.dropbox.com/s/7lqk2h5phi5gxvu/Epub%20103.pdf?dl=0
    https://www.dropbox.com/s/d2iv86b2cdb7qsd/Epub%20286.pdf?dl=0

    • Morgann Le Goarnig

    Ni ignare, ni stupide… Président de l’ASN aujourd’hui, porte parole du lobby nucléaire, retraité sous peu… Cessons d’être naïfs , pensez vous que ce monsieur tout  » président  » soit-il, va cracher dans la soupe ? A son époque, l’amiante était portée par des  » Présidents  » confiants… qui en tout état de cause frappe et tue aujourd’hui. Les ronds points vont manquer dans l’Hexagone pour crier, hurler STOP à ce crime contre l’humanité, porté par des  » présidents  » à la botte des multinationnales…

Qatar: accord pour la construction d'une première centrale solaire

Lire l'article