Renoncer à la viande peut sauver des millions de vies, selon le Forum Économique Mondial

renoncer a la viande climat

Renoncer au boeuf au profit d'autres sources de protéines pourrait sauver des millions de vies et réduire de façon spectaculaire de volume des gaz à effet de serre © AFP/Archives JORGE GUERRERO

Genève (AFP) – Renoncer au bœuf au profit d’autres sources de protéines pourrait sauver des millions de vies et réduire de façon spectaculaire de volume des gaz à effet de serre, a annoncé jeudi le Forum économique mondial (WEF).

Une étude réalisée pour le WEF par l’Oxford Martin School, une unité de la célèbre université britannique, a démontré que 2,4% des morts causées dans le monde par l’alimentation pourraient être évitées en réduisant la consommation de viande, en particulier de boeuf.

Et dans les pays riches, où la consommation de bœuf est élevée, le pourcentage de vies épargnées pourrait même être de 5 %, a souligné le WEF, qui rassemble chaque année en janvier le gratin du monde des affaires dans la station de ski huppée de Davos, dans l’est de la Suisse.

L’étude n’a pas fourni de chiffres sur le nombre des personnes qui meurent chaque année de causes alimentaires, mais le WEF a affirmé que le remplacement de la viande par d’autres protéines « pourrait empêcher des millions de morts inutiles par an ».

En outre, la demande de viande va continuer à augmenter car la population mondiale pourrait atteindre les 10 milliards d’ici à 2050.

« Il sera impossible de satisfaire cette demande », a averti le directeur exécutif du WEF Dominic Waughray dans un communiqué.

Il a souligné que « l’innovation dans les produits, l’amélioration de la production de bœuf, de porc et de poulet et des efforts de la part des consommateurs pour diversifier leur alimentation » pourraient contribuer à l’amélioration de la santé dans le monde, même sans totalement renoncer à manger de la viande.

L’étude a analysé 13 sources de protéines, dont le bœuf, le porc et le poulet, mais aussi les fruits et les légumes, comme les haricots, le tofu et de nouveaux produits tels que les insectes.

Les haricots, les mycoprotéines (issues d’un champignon) et les pois offrent les meilleurs résultats en termes de santé, avec une réduction de la mortalité pouvant aller jusqu’à 7%.

L’étude a insisté aussi sur les conséquences pour l’environnement.

En 2010, a-t-elle rappelé, la production de boeuf représentait à elle seule un quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’alimentation.

L’élevage constitue également une menace pour l’atmosphère terrestre, en raison du rejet par les bovins d’énormes quantités de méthane et de l’accroissement des pâturages au détriment des forêts qui absorbent le carbone.

« Les preuves sont claires, notre système alimentaire doit se transformer pour le bien de la planète et l’avenir de l’humanité », a affirmé le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF) Marco Lambertini, cité dans le communiqué.

« Nous sommes la dernière génération qui peut faire quelque chose avant que le système ne s’effondre. »

© AFP

4 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Patrice DESCLAUD

    On peut regretter le manque de précision en terme de chiffres entre ce qui est d’effet direct sur la santé (alimentation) et ce qui serait indirect (via par exemple les GES dont méthane par exemple). Et en termes d’emplois cela concerne combien de travailleurs, qu’il s’agisse de produire, comme aussi de réduire, réparer, corriger, soigner, …
    Il faut aussi expliquer à tous les alternatives (qui existent bien sûr) dont à ceux qui on déjà du mal à se nourrir. On peut vivre en réduisant la viandes via d’autres protéines notamment et à moins cher.

    • jipebe29

    Renoncer à sortir des âneries en racontant n’importe quoi serait un grand progrès, et toute l’humanité en profiterait. Il faut dire que, depuis près de 20 ans, on nous sort carabistouille sur carabistouille, contre-vérité sur contre-vérité, mensonge sur mensonge en ce qui concerne le climat. Par contre, omerta totale sur le fait qu’il n’y a quasiment plus de réchauffement global depuis le début des années 2000, malgré une inflation de nos émissions de CO2, et sur le fait que les projections des modèles numériques se plantent lamentablement. Nous sommes revenus aux temps de l’Obscurantisme et de la pseudo-science.

    • jipebe29

    Les auteurs de cette « étude » devraient se renseigner sur les observations : le taux de CH4 dans l’atmosphère est stable depuis environ 30 ans, et reste très faible : 1800 ppb (parties par milliards). Cela pourrait ainsi donner un minimum de sérieux à leur « étude ».

    • Roro

    Les climato-sceptiques devraient être mis en prison ! Ils sont nuisibles car renforce l’inaction de certains qui ne savent pas ! On a plein de data des satellites et 10.000 scientifiques qui prouvent que l’homme en brulant les fossiles émet 4 fois trop de CO2 par rapport à ce que la terre sait absorber avec océans et forêts (qu’on détruit en plus !)…
    Résultat : une élévation de température en 150 ans, ce QUI N’EST JAMAIS ARRIVE avant !
    Et ce lien le montre bien visuellement ! C’est imparable !
    Les climato-sceptiques peuvent jouer avec les mots comme à leur habitude et dirent que la terre a déjà connu des réchauffements pire que l’actuel Sans l’homme; OUI, bien sur, mais pas en 150 ans ! Les climato-sceptiques sont de dangereux crétins !
    https://xkcd.com/1732/

Jaunisse de la betterave : Tereos a retardé le démarrage de sa campagne 2020/21

Lire l'article

L’agriculture bio labellisée AB est le modèle le plus rentable et le plus performant, d’après une analyse de France Stratégie

Lire l'article