Qualité de l’air : des progrès mais toujours plus de 480.000 morts prématurées dans l’UE

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Le quartier de la Défense, sous une couche de pollution de l'atmosphère, le 14 octobre 2017 à Paris © AFP/Archives OLIVIER MORIN

Bruxelles (AFP) – La qualité de l’air s’améliore lentement dans l’Union européenne, mais cette pollution continue de causer plus de 480.000 morts prématurées, estime l’Agence européenne de l’environnement (AEE) dans son rapport annuel publié lundi.

Les concentrations de particules fines (PM2,5), de dioxyde d’azote (NO2, émis par les moteurs diesel) et d’ozone (O3) ont légèrement reculé dans l’air européen, selon les chiffres de 2015 sur lesquels porte l’étude, mais se maintiennent globalement au-dessus des limites autorisées par l’UE – et de celles recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), encore plus strictes.

L’AEE estime que les particules fines ont été responsables d’environ 391.000 morts prématurées en 2015 dans les 28 pays de l’UE, un chiffre qui monte à 422.000 dans les 41 pays européens passés au crible dans le rapport.

Le chiffre, conséquent, représente tout de même une « réduction d’un demi-million de décès prématurés par an » par rapport à 1990, est-il précisé dans le communiqué de l’AEE.

Le nombre de morts prématurées liées au NO2 est, lui, estimé à 76.000 en 2015 dans l’UE (79.000 dans les 41 pays européens étudiés). Enfin, pour l’ozone le nombre est estimé à 16.400 (17.700 dans les 41).

« La pollution de l’air est un tueur invisible et nous devons redoubler d’efforts pour nous attaquer à ses causes », a déclaré Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE.

Le transport routier est l’une des principales sources de pollution de l’air en Europe, avec l’agriculture, la production d’énergie, l’industrie.

Les Européens qui vivent en ville, où les émissions liées au transport routier (plus nocives car au niveau du sol) sont les plus importantes, sont particulièrement affectés.

L’AEE estime que 6% de la population urbaine de l’UE, contre 7% un an plus tôt, sont exposés à des niveaux de particules PM2,5 (particules très fines composées de poussière, de fumée, de suie ou de pollen) supérieurs aux limites autorisées. Une proportion qui monte à 74% de cette même population comparé aux recommandations de l’OMS (chiffres 2016).

La part de la population urbaine touchée par des concentrations excessives de dioxyde d’azote est de 7%, contre 9% en 2015.

Mi-mai, six pays avaient été renvoyés devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air: la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la Hongrie et la Roumanie.

© AFP

3 commentaires

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    • Claude Renaud

    Le transport routier est l’une des principales sources de pollution de l’air en Europe, avec l’agriculture,
    la production d’énergie, l’industrie ….et le TRAFIC AERIEN, qu’on oublie toujours dans les sources de pollution. On ne transporte pas 4 milliards de passagers à l’année dans le monde, sans incidence sur la qualité de l’air et sur le Climat, compte-tenu des millions de tonnes de kérosène consommées. Les 3 principaux aéroports autour de Paris contribue largement à la pollution de l’air en Ile-de-France.
    Mais curieusement le sujet est tabou !

  • Oui Claude le sujet est tabou.
    On ne taxe même pas le kérosène de nos avions!

    Cela permettrait pourtant de créer des richesses qui permettent de financer la solidarité.

    Dans la pratique et par manque de clairvoyance ce sont toujours les mêmes qui trinquent : la justice et l’exécutif s’acharne sur la voiture et l’on met cette dernière au centre de la pollution dans nos villes.

    Ceci alors que les gaz brûlés rejeté par nos chaudières en se mélangeant aux gaz d’échappement de nos voitures participent également pour une part non négligeable à la pollution de l’air dans nos cités.

    Ceci est la raison pour laquelle de nouvelles chaînes énergétiques basées sur la « Solar Water Economy » ont été proposées par le CSLT pour motoriser les voitures individuelles et pour assurer le chauffage de l’habitat

    Ces changement de chaîne énergétique étant une voie qui pourrait donner un sens aux accords de Paris sur le climat

    L’EUROPE n’a malheureusement pas encore fait la part des choses entre l’argent qui appartient à la solidarité et celui qui assure le progrès.

    Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le CSLT, disons que cela pourrait être le « Conseil Supérieur de la Législation Thermique » plutot que des Lutins Thermiques.

    Pour ceux qui sont intéressé par ce sujet il suffit de frapper Lutins thermiques dans Google ou dans Internet Explorer

    Balendard novembre 2018

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