L’Assemblée vote le durcissement du malus écologique pour les automobiles

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Des voitures circulent sur l'autoroute A1, à Paris, dont la vitesse autorisée est réduite en raison de la pollution, le 27 juillet 2018 © AFP/Archives GERARD JULIEN

Paris (AFP) – L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de lundi à mardi le durcissement du malus applicable aux véhicules automobiles, une mesure pour encourager l’acquisition de véhicules dits « propres », mais qui se fait au « détriment du pouvoir d’achat des Français, selon l’opposition de droite et d’extrême droite.

Le malus automobile « définit une taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules (…) à raison de leur émission de dioxydes de carbone », selon le projet de loi de finances pour 2019.

Pour durcir le dispositif, le texte a instauré notamment l’abaissement du seuil d’application du malus à 117 g CO2/km contre 120 g actuellement. Ces modifications doivent permettre « de dégager 31 millions d’euros de recettes supplémentaires (…) afin de financer, notamment, la prime à la conversion ».

Plusieurs députés d’opposition ont demandé en vain la suppression de cette mesure. « Demander aux Français de participer à la transition écologique ne doit pas sans cesse se faire au détriment de leur pouvoir d’achat ou d’un confort minimal afin de pouvoir se rendre à leur travail, de conduire leurs enfants à l’école », a expliqué Véronique Louwagie (LR).

L’accentuation du malus automobile « aura pour conséquence de pénaliser nos compatriotes les plus modestes qui ne disposent pas des ressources », a estimé pour sa part Ludovic Pajot (RN).

Les députés ont par ailleurs donné leur feu vert pour la fin des exonérations fiscales concernant les véhicules pick-up, jusqu’alors exemptés notamment de malus écologique, une mesure qui avait été ajoutée au texte via un amendement en commission.

© AFP

Un commentaire

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    • gigliola bernath

    il faudrait doubler le prix de l’essence. La mobilité est trop bon marché, c’est trop facile de se déplacer. La Suisse a montré hier au Parlement qu’elle n’est pas capable de prendre des mésures courageuses. Avons nous vraiment besoin de 4×4 pour aller faire les courses, de grosses berlines pour partir en vacance? ça serait pourtant facile de taxer lourdement ces voitures gourmandes et inutiles…

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