Émissions de gaz à effet de serre : la France en dehors des clous

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La France est loin de respecter ses objectifs en termes d'émissions de gaz à effet de serre et de consommation d'énergie, selon le premier bilan de l'Observatoire climat-énergie des ONG Réseau Action Climat et CLER © AFP/Archives CLAUDIO REYES

Paris (AFP) – La France est loin de respecter ses objectifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie, selon le premier bilan de l’Observatoire climat-énergie des ONG Réseau Action Climat et CLER, publié jeudi.

Cet observatoire compare les objectifs définis par la stratégie nationale bas carbone (SNBC) adoptée dans le cadre de l’Accord de Paris pour le climat et ceux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui définit la politique énergétique de la France, avec ses émissions et sa consommation d’énergie réelles en 2017.

Cet état des lieux, consultable sur le site www.observatoire-climat-energie.fr, sera mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles données disponibles. Il présente l’avantage de « donner l’information au grand public », a souligné Hervé Lefebvre, chef du service climat à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui fait partie du comité de pilotage, lors d’une conférence de presse.

Les émissions de gaz à effet de serre nationales ont dépassé l’an dernier de 6,7% le budget carbone, c’est-à-dire le volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre censé ne pas être dépassé pour que la France respecte ses engagements de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans le détail, le secteur des transports, qui représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre, a dépassé de 10,6% son budget carbone. Le bâtiment est encore plus mauvais élève, avec un dépassement de 22,7% du budget carbone.

L’écart est moindre pour l’agriculture (+3,2%) et seule l’industrie a réussi à être dans les clous des objectifs (-0,8%).

La France s’est engagée à réduire de 27% ses émissions à horizon 2028 par rapport à 2013 et de 75% d’ici 2050.

Concernant la consommation nationale d’énergie, elle a dépassé de 4,2% les objectifs en 2017, tirée par la consommation d’énergies fossiles (supérieure de 4,5% aux objectifs).

La France n’a pas non plus respectée la trajectoire fixée pour augmenter la part des énergies renouvelables. En 2016 (derniers chiffres disponibles), le pays affichait un retard de 12,8%.

Paris s’est engagé à réduire de 20% sa consommation d’énergie en 2030 par rapport à 2012.

© AFP

4 commentaires

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    • Dany Voltzenlogel

    La volonté de la plupart des gouvernants n’est pas d’agir efficacement, mais de plaire.
    Plaire aux banquiers, aux gens de pouvoir, aux arroseurs tout genre de dessous de table etc…
    Après moi le déluge….

    • claude Renaud

    10,6%, 22,7%, 12,8%. Comment obtient-on des chiffres aussi précis? Comment arrive-t-on à
    mesurer au 10ème près les émissions de gaz? Comment arrive-t-on à mesurer le méthane émis
    par les ruminants, par exemple?
    Comment la France peut-elle s’engager à réduire ses émissions de 27% (pourquoi ce chiffre?) en
    2028 et 75% en 2050, alors que jusqu’à présent, elle n’a jamais tenu ses engagements?
    Cela fait des années que nous voulons réduire nos gaz à effet de serre et il sont toujours en
    augmentation. Est-ce que ce sont des chiffres pour faire savant et pour rassurer les populations?
    Si on écoute les décideurs, à la fin du siècle, nous aurons zéro déchet, zéro plastique et zéro carbone.
    Mais nous aurons 5 degrés de plus !!!

    • Nous sommes à l’arrêt et le temps passe. Pourtant si l’on en croit le sérieux avertissement du secrétaire général de l’ONU, il y a urgence à modifier nos chaines énergétiques autant pour la voiture individuelle que pour le chauffage de l’habitat. Ceci en abandonnant dans la mesure du possible la combustion et notre consommation d’énergie non renouvelable afin d’améliorer la qualité de l’air ambiant en ville et de limiter le réchauffement climatique.
      Partant de ce constat, il est inquiétant d’entendre notre Président Emmanuel Macron expliquer qu’il « n’envisage pas de changer de politique » en englobant dans cette vision les secteurs de l’énergie et de la mobilité. 
      Je ne suis pas prévisionniste et je ne sais pas si nous aurons bientôt 5°C de plus. Toutefois après avoir écrit mon livre sur l’énergie, je suis convaincu pour l’avoir prouvé que 5°C de plus à la source froide du chauffage thermodynamique améliorerait notablement ses performance et nous permettrait de ne pas être en dehors des clous. Voir toujours+ ci-dessous et ses fichiers associés

      http://www.infoenergie.eu/riv+ener/Toujours+.htm

      Aussi après avoir couvert une bonne partie du terrain j’ai pris la décision de me mettre dans la position d’un utilisateur : à savoir de me mettre dans la position de celui qui attend que « l’exécutif » lui propose un système finalisé et en ordre de marche avec un RSI inférieur à 10 ans et des banques qui suivent le mouvement. J’ai prouvé dans mon livre que cela était possible comme cela est déjà pratiquement le cas pour une voiture hybride.
      Le monde, divisé en deux parties comme le cerveau d’Homo Sapiens va-t-il enfin communiquer ? Pour réussir notre transition énergétique, il faudrait que ceux qui sont aux commande fassent confiance à l’auteur du livre sur « La Solar Water Economy avec la rivière ». Il faudrait aussi que ceux qui souhaite apprendre soit plus nombreux. Cela n’a pas été le cas jusqu’à présent.

    • Mathelin

    Mais qu en pensent nos genies des Grandes Écoles de France?
    La France, c est le coq , le seul animal qui chante les pieds dans la M…
    Encore un peu de temps…Les murs se rapprochent.

Kerry "regrette" l'absence des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique sous Trump

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