Il reste deux ans pour agir contre le changement climatique, assure Guterres

agir contre le changement climatique

Les rues de Manille, aux Philippines, ont été inondées par la tempête tropicale Yagi le 11 août 2018 © AFP/Archives NOEL CELIS

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) – Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à affronter des « conséquences désastreuses », a averti lundi le chef de l’ONU, en appelant la société civile à réclamer « des comptes » aux dirigeants de la planète.

« Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent », a déclaré Antonio Guterres.

Son discours à l’ONU survient trois jours avant un sommet mondial inédit pour l’action climatique qui doit réunir à San Francisco des milliers d’élus, de maires, de responsables d’ONG et d’entreprises.

« Il est impératif que la société civile –jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde– demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies.

En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque.

« Le changement climatique va plus vite que nous », a-t-il relevé. « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons –même après l’accord de Paris– de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré.

Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ».

Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

© AFP

2 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Claude Renaud

    Nous sommes dans l’urgence absolue, mais nous, nous voulons absolument respecter un calendrier.
    2020, 2025, 2030. Le changement climatique, lui, se fout du calendrier et n’attend pas notre bon
    vouloir.
    « Si nous ne changeons pas d’orientation, nous risquons des conséquences désastreuses. » Mais les
    conséquences désastreuses, elles sont là, en ce moment. En 2020, ce sera encore pire. Demandez
    aux habitants de la Caroline du Sud et la Caroline du Nord ce qu’ils en pensent, eux qui fuient par
    millions l’ouragan Florence.
    Un sommet mondial sur le Climat en septembre 2019? Mais ça fait 30 ans que nous faisons des
    sommets, des conférences et des COP sur le Climat. La situation est catastrophique, mais nous ne
    voulons pas nous débarrasser de notre modèle économique. Ça pourrait déranger les plus riches !!!
    Ce qui est surtout catastrophique, c’est l’impuissance et le manque de volonté de nos dirigeants pour
    prendre des mesures courageuses et efficaces pour éviter le pire.

      • Alain Doré

      Merci pour cette réaction très pertinente, c’est tout à fait ça.

Climat : pour l'Antarctique et le niveau des mers, chaque degré compte, selon une étude

Lire l'article