La vie marine sauvage est en train de disparaître

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Une petite île entourée de corail au large de l'Australie - qui pourrait être menacée, comme le peu de vie marine sauvage qui reste encore sur la planète, par le frêt maritime, la pollution et la surpêche. Photo non datée de Bruce Rocherieux, rendue publique par l'Université de Queensland, en Australie, le 27 juillet 2018. © UNIVERSITY OF QUEENSLAND/AFP Bruce ROCHERRIEUX

Sydney (AFP) – Il ne reste plus que 13% des océans de la planète pouvant être considérés comme sauvages, et ils pourraient disparaître complètement d’ici 50 ans, conséquence de l’augmentation du fret maritime, de la pollution et de la surpêche, selon une étude scientifique.

Une équipe internationale de chercheurs a analysé les impacts humains sur l’habitat marin, entre ruissellements et augmentation du transport maritime.

Les scientifiques emmenés par Kendall Jones, de l’Université du Queensland, ont établi une cartographie des zones sous-marines considérées comme intactes et les écosystèmes « pour l’essentiel libres de perturbations humaines ».

D’après leur étude publiée par le journal Current Biology, on trouve la plus grande partie des zones sauvages dans l’Antarctique et l’Arctique ainsi que près d’îles reculées du Pacifique. Les zones côtières proches d’activités humaines sont celles où la vie marine est la moins florissante.

« Les zones marines qui peuvent être considérées comme intactes sont de plus en plus rares à mesure que les flottes marchandes et de pêche étendent leur champ d’action à la quasi totalité des océans du monde et que les ruissellements de sédiments ensevelissent de nombreuses zones côtières », a déclaré M. Jones.

« L’amélioration des technologies du transport maritime signifie que les zones les plus reculées et sauvages pourraient être menacées à l’avenir, y compris les zones jadis recouvertes par la glace désormais accessibles à cause du changement climatique ».

Selon les chercheurs, seuls 5% des zones restées sauvages sont situés dans des régions protégées. Le restant est d’autant plus vulnérable.

Les chercheurs appellent au renforcement de la coopération internationale pour protéger les océans, lutter contre la surpêche, limiter les extractions minières sous-marines et réduire les ruissellements polluants.

« Les régions maritimes sauvages constituent un habitat vital à des niveaux sans égal, comprennent une abondance énorme d’espèces et de diversité génétique, ce qui leur donne de la résistance face aux menaces comme le changement climatique », a expliqué James Watson, de la Wildlife Conservation Society australienne.

« Nous savons que ces zones diminuent de façon catastrophique. Leur protection doit devenir l’objectif d’accords environnementaux multilatéraux. Faute de quoi, elles disparaîtront vraisemblablement d’ici 50 ans ».

En 2016, l’ONU a commencé à travailler sur un accord international qui régirait et protègerait la haute mer.

« Cet accord aurait le pouvoir de protéger de vastes espaces en haute mer et pourrait représenter notre meilleure chance de protéger la dernière vie marine sauvage », souligne M. Jones.

© AFP

3 commentaires

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    • Claude Renaud

    Nous nous inquiétons à juste titre de la santé de nos océans, mais sans y apporter de remède.
    Nous sommes impuissants devant le désastre que nous avons créé.
    Nous avons cru longtemps, que les océans, qui sont la poubelle de l’Humanité, pouvaient tout digérer.
    Mais nous nous apercevons un peu tard, q’il n’en n’est rien. Nous les saturons de plastique. Nous les
    polluons sans vergogne, avec un trafic incessant de cargos et de bateaux de croisière monstrueux, sans nous soucier du bruit généré par les moteurs qui gène les mammifères marins. Nous les vidons
    méthodiquement avec des bateaux-usine, en gardant le meilleur et rejetant à ma mer tout ce qui n’a pas une valeur commerciale.
    Les océans se meurent devant nos yeux, sans penser qu’il en va de notre survie.
    L’Humanité n’a pas d’avenir avec des océans morts.

    • Céline

    « les océans se meurent devant nos yeux »
    Non, NOUS les tuons. Nous sommes responsables. Arrêtons d’acheter à tout va, cessons de voyager d’un continent l’autre. Pensons à partager le travail avec ceux qui le perdraient pour sauver notre planète.

    • Xavier Leclair

    Hélas oui, protègait la planète ne reporte pas autant que la surexploitation.
    Tout n’est devenu que rendement et bénéfice à gogo.
    Les gouvernements de chaques pays ne bougeront le petit doigt pour que cela change.
    Il est déjà trop tard,ont en subit déjà les conséquences,zone morte au niveau des océans, canicule qui ne feront qu’augmenter au niveau température et même bien avant 2050,orage, tempête et inondations qui feront de plus en plus de dégâts et victimes, hiver qui vont être de plus en plus froid et sur des périodes plus longues.
    En tant qu’être humain nous en voyons déjà les conséquences,mais le pire reste à venir et ce sont nos enfants qui vont en subir les conséquences.
    L’être humain est le pire virus que la terre est eu à porter et heureusement que tout le monde n’est pas pareil.