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La Guadeloupe prête à se doter d’un aspirateur à sargasses

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La Guadeloupe prête à se doter d'un aspirateur à sargasses © AFP/Archives PATRICE COPPEE

Pointe-à-Pitre (AFP) – Les discussions sont « en bonne voie » et un contrat pourrait être signé ces prochaines semaines pour faire venir en Guadeloupe un système de collecte d’algues par aspiration intitulé Algaclean, pour lutter contre les sargasses, a-t-on appris de la Région Guadeloupe.

L’archipel, qui n’est pas le seul à lutter contre la prolifération des sargasses, pourrait même devenir, selon son concepteur, « un centre caribéen » à partir duquel cet outil pourrait être déployé vers d’autres pays.

« Pour l’instant, de tous les projets que nous avons vus et nous en avons expertisé pas mal, cela nous parait la solution la plus robuste », a indiqué à l’AFP Sylvie Gustave Di Duflo, vice-présidente de la région Guadeloupe, en charge des questions environnementales.

Ce « gros aspirateur » breveté redonne « un peu d’espoir » à l’élue « car on peut arriver à enlever les sargasses très, très vite à terre et en mer ».

Cyril Thabard, président de la société CDO Innov, constructeur de cette barge en aluminium, capable de pomper et stocker les algues, « jusqu’à 700 m3 par heure », a rencontré le 4 juillet Stanislas Cazelles, conseiller Outre-mer d’Emmanuel Macron, pour présenter l’outil.

La Région indique attendre d’ultimes informations de la part des affaires maritimes afin de déterminer quel type d’Algaclean l’archipel devra se procurer : « soit le gros à 750 mètres cubes soit deux petits à 500 mètres cubes », selon Mme Gustave Di Duflo, qui précise en souriant que « tous les maires sont d’accord pour être terre d’expérimentation ».

La gestion de l’Algaclean serait confiée « soit à une entreprise locale soit à CDO Innov elle-même », selon la même source.

La Guadeloupe pourrait devenir « un centre Algaclean caribéen au niveau de la maintenance et de l’exploitation », souligne Cyril Thabard.

Selon le modèle choisi, l’achat de l’Algaclean devrait coûter au moins « 1,5 million d’euros », selon la Région Guadeloupe, auxquels il faudra ajouter « des modules » comme le « jacuzzi à désalinisation. Le coût sera réparti entre « l’Etat, la Région et les fonds européens mais le ratio reste à définir ».

Une réunion entre l’Etat et l’exécutif régional doit finaliser, le 12 juillet, le plan de financement et le type d’exploitation retenus. Dès le feu vert donné, l’Algaclean pourrait être livré d’ici « 3-4 mois » selon la Région.

Début juillet, « 5 millions d’euros » ont été « demandés à l’Europe » en comité de suivi des fonds européens, afin de se procurer des systèmes de récupération d’algues, souligne encore Mme Duflot. Cette somme devrait couvrir d’autres achats d’équipements, car l’Algaclean « ne pourra pas aller sur tous les sites ».

© AFP

Un commentaire

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    • Norbert CROC

    Bonjour

    Comme le montant € de la facture est important, questions: 1/ Si l’exploitation de cette machine est confiée à « une entreprise locale » ou à CDO, comment se décompose le coût de la prestation qui sera payée par la collectivité? 2/ L’entreprise sera-t-elle LOCALE à 100%, ou un montage financier entre un entreprise de métropole avec une entreprise locale? A voir le % des parts (!!!!). 3/ Faut il vraiment « désaliniser » les algues avec de l’eau douce (!!!!) alors que les iles manquent d’eau douce? Et que partout dans le monde les algues de rejets ne sont PAS « désaliniser », on appelle cela du GASPILLAGE.
    Le pompage des algues n’est pas une invention de CDO, ce procédé a été utilisé depuis 2010, en Bretagne, pour aspirer les algues de fonds de baies.
    JE SOUHAITE VIVEMENT que Mme Gustave Di Duflo, Vice-Présidente de la Région Guadeloupe, prenne connaissance de ce message ET qu’au besoin elle consulte plus largement. Je pense qu’il y a d’autres constructeurs/exploitants dont le matériel équivalent seraient moins onéreux et dont la démarche serait plus aboutie du pompage en mer à la mise en stockage sur plate-forme dédiée.
    Je reste à votre disposition pour plus de renseignements.
    Cordialement
    Norbert CROC