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Nicolas Hulot promet un ramassage de sargasses en moins de 48h sur les côtes de Guadeloupe

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Sargasses au port de Saint-Félix, au Gosier, en Guadeloupe, en avril 2018 © AFP/Archives Helene VALENZUELA

Pointe-à-Pitre (AFP) – Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, arrivé dimanche en Guadeloupe avec la ministre des Outre-mer Annick Girardin, a promis un ramassage des sargasses, ces algues brunes nauséabondes qui polluent les plages, « en moins de 48 heures ».

« L’urgence est d’organiser le ramassage en moins de 48 heures quand les algues s’échouent sur nos côtes », a déclaré le ministre, qui s’est rendu, avec Mme Girardin, à Petit-Bourg, une commune envahie par les algues qui polluent plages et air de l’île, empoisonnant la vie des habitants et avec un sérieux impact sur la situation économique.

Les ministres ont rencontré sur place les élus et les services de l’Etat à l’oeuvre depuis le début de la crise.

Depuis février, ces algues brunes, dont l’origine reste incertaine, arrivent en masse sur les côtes de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, et même de Guyane. Elles s’amoncèlent sur les rivages, salissent plages et ports, bloquent parfois l’accès des bateaux, mais surtout dégagent, en séchant, de l’hydrogène sulfuré et de l’ammoniac, qui peuvent provoquer maux de tête, nausées et vomissements.

Les ministres ont été critiqué sur leur venue tardive, notamment par la présidente du Conseil départemental, Josette Borel Lincertin, lors d’une réunion de travail entre les ministres et les élus locaux: « Vous n’empêcherez personne ici de penser que si un tel désastre avait eu lieu sur les côtes bretonnes ou méditerranéennes, vous n’auriez certainement pas attendu 4 mois pour venir vous rendre compte de ce qui arrive à ce territoire de la République », a-t-elle souligné dans son discours.

A Petit-Bourg, les ministres ont pu constater une partie de l’ampleur des dégâts, même si quelques jours auparavant, les plages avaient été nettoyées. Accueillis par un collectif d’habitants excédés par les sargasses et leurs conséquences, notamment les odeurs de sulfure d’hydrogène, Nicolas Hulot a indiqué que « l’Etat sera aux côtés des habitants et des élus qui affrontent cette calamité. »

« L’Etat répondra présent pour organiser la collecte des sargasses dans chaque territoire et prendre toutes les précautions sur la santé. Il faut également poursuivre la coopération régionale dans la Caraïbe », ont assuré Annick Girardin et Nicolas Hulot.

Pas un mot cependant sur les questions d’indemnisations que les Guadeloupéens attendent, qu’ils soient chefs d’entreprise avec obligation de fermer leur établissement, ou simples habitants qui voient les appareils électroménagers tomber en panne les uns après les autres, attaqués par le sulfure d’hydrogène.

© AFP

2 commentaires

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    • Patrice DESCLAUD

    On va nous faire croire qu’aux Caraïbes ils auraient moins de vent que nous et donc plus de H2S que sur nos plages bretonnes (qui elles n’auraient donc pas d’économie et population à défendre) ? Moins de 48h, c’est pour intervenir et « s’agiter » devant les média, mais quant à ramasser, ici, dans les Côtes d’Armor notamment, on sait que ce n’est pas possible (on en est encore à financer des études pour valider les machines de ramassage …).
    Bon courage.

    • Le bras Véronique

    Wonderwoman et Superman sont sur un bateau ! Des deux lequel trouvera la miraculeuse option pour que les sargasses s’éloignent en 24h chrono ? L’écologie a des ressorts insoupçonnés