La France se met aux doggy-bags


La France, pays de la gastronomie, se met aux doggy-bags et l'utilisation de ces contenants permettant aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas deviendra progressivement obligatoire pour lutter contre le gaspillage © AFP/Archives JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Paris (AFP) – La France, pays de la gastronomie, se met aux doggy-bags et l’utilisation de ces contenants permettant aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas deviendra progressivement obligatoire pour lutter contre le gaspillage, en vertu d’un amendement voté dimanche à l’Assemblée.

« C’est génial, une telle avancée va faire date », a salué un député du parti LREM de la majorité présidentielle, Mathieu Orphelin, co-signataire de la mesure, louant la mise en place, « enfin », d’un « outil intéressant pour lutter contre le gaspillage alimentaire ».

La mesure, à laquelle ne s’est pas opposé le gouvernement, si elle va au bout du parcours législatif, n’instaurera l’obligation pour les restaurateurs de proposer ces contenants qu’au 1er juillet 2021.

Par ailleurs, les offres à volonté et les  bouteilles consignées sont exclues du dispositif.

Plusieurs députés LR (opposition) ont émis des réserves sur « un effet de mode ».

« Ça entraîne des contraintes et un coût », a estimé un élu de l’opposition, Vincent Descoeurs. Il s’est également inquiété du matériau des contenants et de leurs conséquences sur l’environnement.

« Je pense que c’est une fausse bonne idée, mais après tout on peut l’essayer », a lâché un député centriste, Thierry Benoit, ironisant sur « quelque chose qui fait un petit peu de mousse » dans l’opinion.

© AFP

2 commentaires

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    • Claude Courty

    Des effets significatifs sur l’environnement peuvent-ils être raisonnablement attendus de telles mesures ? Ou les nouvelles activités et produits à en attendre n’en mangeront-elles pas les bénéfices escomptés ? Sachant que ce n’est pas pour autant que le nombre de consommateurs cessera d’augmenter.
    Le serpent se mord la queue.

    • valon Laurence

    des compostes ou simplement donner aux chiens seraient tout aussi voir Plus efficace
    il suffirait de trier les poubelles au retour en cuisine

Brigitte Gothière, directrice de L214, explique pourquoi recourir à un Référendum d’Initiative Partagée pour défendre les animaux et interdire les élevages intensifs en France en 2040

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