Climat : l’ONU appelle à agir avant qu’il ne soit trop tard

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L'ONU a appelé lundi le monde à être plus ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique avant qu'il ne soit trop tard, au premier jour d'une réunion de quelque 200 pays signataires de l'accord de Paris © AFP/Archives LIONEL BONAVENTURE

Paris (AFP) – L’ONU a appelé lundi le monde à être plus ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique avant qu’il ne soit trop tard, au premier jour d’une réunion de quelque 200 pays signataires de l’accord de Paris.

« Le laps de temps qui nous est imparti pour s’attaquer au changement climatique arrive bientôt à échéance », a déclaré à Bonn (Allemagne) la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa. « Nous devons accroître radicalement nos ambitions » a-t-elle insisté lors d’une conférence de presse retransmise sur internet.

L’accord de Paris sur le climat de 2015 vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle. Mais les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pris jusqu’à présent par les États signataires conduiraient à un monde à +3°C.

« Une augmentation de cette ampleur serait extrêmement déstabilisante. Nous ne pouvons pas le permettre », a souligné Mme Espinosa.

La session de négociations de Bonn, qui doit s’achever le 10 mai, est la première étape d’un année cruciale dans la lutte contre le dérèglement climatique, qui doit s’achever avec la 24e conférence climat de l’ONU (COP24) en Pologne en décembre.

D’ici cette date, les signataires doivent notamment finaliser les règles d’applications de l’accord de Paris pour permettre sa mise en oeuvre en 2020. Face à l’urgence climatique, ils sont également encouragés à réviser à la hausse leurs engagements nationaux de réduction des émissions.

« Les impacts climatiques sont déjà visibles tout autour de nous. La gravité et la fréquence des inondations, des tempêtes, des sécheresses, de la hausse du niveau de la mer et d’autres conséquences ne font qu’augmenter et des centaines de millions de personnes risquent d’être déplacées », a souligné dans un communiqué Gebru Jember Endalew, qui préside le groupe des pays les moins avancés (PMA).

« Le monde ne peut pas se permettre de rester les bras croisés en attendant l’application de l’accord de Paris en 2020. Des mesures doivent être prises, de l’aide apportée, et les ambitions relevées sans délai. Plus les pays agissent maintenant, moins les impacts du changements climatiques seront importants », a-t-il ajouté.

Concernant l’aide, le responsable éthiopien a de nouveau appelé les pays riches à respecter leur promesse de porter à 100 milliards d’euros par an d’ici 2020 leur soutien aux politiques climatiques des plus pauvres. Un appel récurrent soutenu par les ONG.

La question des financements « doit progresser considérablement à cette session, et d’ici la fin de l’année », a plaidé Lucile Dufour, du Réseau Action Climat, insistant sur cette aide Nord-Sud mais aussi sur la « transparence » des financements des actions climat de manière générale.

La transparence, c’est-à-dire la façon dont les États rendent compte de leurs actions, de leurs financements et de leurs résultats, est un des points clé des négociations sur les règles d’applications de l’accord de Paris, tout comme le degré de flexibilité qui sera accordé aux pays les plus pauvres en la matière.

Obtenir des règles d’applications claires et musclées serait également un signal important notamment pour le secteur privé.

« La bonne nouvelle est que l’économie réelle avance (…). Il y a une série impressionnante d’initiatives de villes, de régions, d’entreprises. La pression est désormais sur les gouvernements et l’ONU », a commenté Mark Lutes, du WWF.

© AFP

7 commentaires

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    • Claude Renaud

    Mais nous sommes toujours dans l’incantation !
    La réalité est aux antipodes des projections de l’ONU.
    -Nous prospectons toujours plus de pétrole, alors qu’il faudrait réduire de 50%.
    -Notre consommation journalière approche les 100 millions de barils.
    -L’industrie aéronautique construit de plus en plus d’avions.
    -En 2017, 4 milliards de billets d’avion ont été vendus et les Cies aériennes entendent bien doubler
    ce chiffres dans les quinze années à venir.
    -Le tourisme de masse est une catastrophe pour l’environnement, mais chaque pays, chaque ville,
    veut le développer.
    -Les sports automobiles, la F1, le Dakar, et tout ce qui pollue, sont applaudi par les populations.
    -Mondial de foot, de rugby, de basket, Jeux Olympiques, ETC…autant de manifestations sportives
    qui génèrent des déplacements incessants et contribuent au réchauffement climatique.
    Franchement, vous croyez que l’ONU et les Accords de Paris vont arrêter tout ça???
    Il n’y a que la pénurie de pétrole qui sifflera la fin de la partie. Mais ça, ça sera pour nos petits-enfants.
    Et il sera beaucoup trop tard !

    • Claude Courty

    Au-delà des meilleures intentions, le seul remède sérieux aux maux de l’humanité et de la planète est d’ordre démographique : une dénatalité massive et urgente, par l’éducation, partout où elle est nécessaire et le plus souvent souhaitée par les premières intéressées que sont les mères.

    Lire « Précis de pyramidologie sociale » pour s’en convaincre.

  • Je suis d’accord avec Mrs Renaud et Courty mais je pense qu’il n’est pas encore trop tard pour agir.

    Il avait avait été mentionné lors des accords de Paris sur le climat qui datent maintenant de décembre 2015 qu’il fallait commencer à agir avant 5 ans. Ceci sans d’ailleurs préciser comment.

    Il va donc devenir essentiel si l’on souhaite commencer à FAIRE à cette échéance que soit précisé « comment » lors de la COP 24 polonaise prévue si j’ai bien compris l’année prochaine.

    Mon livre « La chaleur renouvelable et la riviere » donne une vision de ce que l’on pourrait FAIRE ».

    C’est aujourd’hui la fête du travail, aussi les courageux qui souhaitent savoir comment nous pourrions agir peuvent accéder gratuitement à sa version EPUB avant que je donne le « bon à tirer » à l »editeur dans quelques semaines

    Ceci à partir du fichier suivant :

    http://infoenergie.eu/chargement/A.htm

    ou éventuellement par Dropbox à partir du lien

    https://www.dropbox.com/s/2plilbzjl4a7c2b/Epub42P.pdf?dl=0

    le mot de passe pour la lecture de ce gros livre de plus de 600 pages est ENIS

    bonne lecture aux travailleurs

    Balendard 1er mai 2018

  • On en a un peu marre de la mollesse ! Exigeons un PLAN MARSHALL !
    #AGRICULTURE #SOL #FERTILITE #HUMUS #CLIMAT #RENTABILITE #ENERGIE
    #EAU #SECURITEALIMENTAIRE #BIODIVERSITE
    Infos : https://planethumus.com et https://agrihumus.com

    Dès 2015 (COP21) : les transitions énergétique et agricole mondiales vont de l’avant ! Voir Ministère agricole (France) : http://agriculture.gouv.fr/4-pour-1000-et-si-la-solution-climat-passait-par-les-sols-0
    et : « Initiative 4 pour 1000 » : https://www.4p1000.org/fr

      • Claude Courty

      Et la question démographique, qu’en faites-vous, avec 280 000 êtres humains supplémentaires qui déferlent chaque jour sur la planète, soit près de 100 millions par an, ou la population de la Belgique, de la France et de Pays-Bas réunis ?

    • MULWA TANZI Celestin

    Merci à Madame Patricia Espinosa pour ce rappel.Nous vivons des situations comme si rien n’était.Le cas de notre pays la RDC est grave quand on observe la déforestation intensive due au besoin largement exprimé pour l’utilisation de charbons de bois ,l’énergie faisant grandement défaut

  • Malgré la démographie galopante on devrait pouvoir faire en sorte que la terre reste acueillante encore quelques siecles.

    Ceci a condition que la France montre l’exemple de ce qu’il faut faire et que les autres pays suivent son exempke

    https://www.dropbox.com/s/1ehawam8lyas6aw/batiactu-echanges%20%2830%29.pdf?dl=0

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