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Parcs éoliens en mer : de nouveaux recours rejetés par la justice administrative

eoliens en mer

La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté mardi de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d'éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et des plages normandes du Débarquement. © AFP/Archives OLIVIER MORIN

Nantes (AFP) – La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté mardi de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d’éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris auprès de la juridiction.

Ces requêtes, émanant d’associations de défense de l’environnement et de particuliers, visaient à faire annuler la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de deux parcs offshore. Ces conventions sont l’une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d’éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.

Les motivations des juges administratifs n’étaient pas connues mardi midi.

Lors de l’audience, le 16 mars, le rapporteur public avait conclu au rejet des demandes, estimant notamment que les futures éoliennes – 83 pour le parc de Fécamp, 75 pour celui au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages du Débarquement – étaient suffisamment éloignées des côtes.

La cour a également suivi les préconisations du rapporteur public concernant un troisième projet de parc offshore, en baie de Saint-Brieuc. Les juges ont, comme le suggérait le rapporteur public, annulé l’arrêté du préfet des Côtes d’Armor approuvant la concession d’utilisation du domaine public maritime, pour un vice qui n’affecte pas la concession elle-même. Cette décision ne devrait entraîner qu’un léger retard pour le projet.

Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d’offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l’Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.

La cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d’autres autorisations d’exploiter pour ces projets.

Certains font encore l’objet de pourvois devant le Conseil d’État.

Les premiers parcs d’éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l’Europe du nord.

© AFP

Un commentaire

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    • DESCLAUD

    Comment peut-on aller vers des énergies alternatives si ce n’est à travers des éoliennes, du solaire et des hydroliennes !?? Le paysage est certes à protéger, mais certains préféreraient-ils étouffer sous la pollution ou les conséquences du réchauffement climatique (tempêtes, submersions marines …) ? A moins que ses défenseurs prétendus de l’environnement ne choisissent le nucléaire et ses risques mortifères au delà du fait qu’on ne sait pas traiter les déchets et gérer le démantèlement (voir Brenilis par exemple) ?
    Heureusement que nos magistrats sont sérieux et n’acceptent pas le n’importe quoi de certains lobbies qui se prétendent environnementalistes.