Les sandwichs aussi mauvais pour l’environnement que les voitures, selon une étude

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La consommation annuelle de sandwiches génère en moyenne 9,5 millions de tonnes d'équivalent CO2, soit l'utilisation de 8,6 millions de voitures, selon une experte © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives Jamie McCarthy

Londres (AFP) – La consommation annuelle de sandwichs au Royaume-Uni a le même impact sur l’environnement que l’utilisation de plus de huit millions de voitures par an, affirment des chercheurs de l’université de Manchester dans une étude publiée jeudi.

Selon l’association britannique du sandwich (BSA), 11,5 milliards de sandwichs sont consommés chaque année au Royaume-Uni, la moitié étant préparée à la maison et l’autre achetée dans le commerce. Cette consommation annuelle « génère en moyenne 9,5 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit l’utilisation annuelle de 8,6 millions de voitures », compare la professeure Adisa Azapagic citée par l’université.

Les chercheurs ont étudié l’empreinte carbone de 40 types de sandwiches différents. Les pires pour l’environnement? Ceux contenant de la viande de porc (bacon, jambon ou saucisse) et ceux contenant du fromage ou des crevettes.

La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses acheté dans le commerce. Les chercheurs ont calculé que la production d’un sandwich de ce type génère 1.441 grammes de dioxyde de carbone soit l’équivalent des émissions de CO2 produites par une voiture roulant 12 miles (19 kilomètres).

Le plus « propre » pour la planète est un jambon-fromage préparé à la maison.

La production, la transformation, la conservation au frais des sandwichs, leur emballage et le transport contribuent à leur impact sur l’environnement.

Les chercheurs estiment que leur empreinte carbone pourrait être réduite de 50% en modifiant les recettes, l’emballage et le recyclage des déchets, et en repoussant leur date de péremption.

La BSA estime également que prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates de péremption permettrait d’économiser au moins 2.000 tonnes de déchets par an.

© AFP

Un commentaire

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    • Molina

    Quand je pense que ces sandwichs sont constitués de viande chimiquement modifié, de poissons contaminés aux hydrocarbures, de fromages de compositions douteuses et bien je me dis qu’on est loin de résoudre le problème des perturbateurs endocriniens.
    Nous vivons dans un bouillon de produits toxique perturbant les écosystèmes, dégradant l’environnement et faisant des êtres humains des crétins.
    Martin Luter King a dit:
    Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon
    nous allons mourrir ensemble comme des idiots.