Un tigre déchiquète une employée d’une plantation d’huile de palme en Indonésie

tigre

Le tigre de Sumatra, dont un specimen est ici photographié au zoo Taronga à Sydney le 13 septembre 2017, est menacé d'extinction par la déforestation liée aux plantations d'huile de palme © AFP/Archives PETER PARKS

Pekanbaru (Indonésie) (AFP) – Un tigre de Sumatra a tué une employée dans une plantation de palmiers à huile en Indonésie, a-t-on appris jeudi auprès de la police, un nouvel incident mortel qui illustre le conflit entre humains et animaux attribué à la déforestation.

Jumiatik, âgée de 30 ans, a été découverte morte mercredi dans cette plantation située dans la province de Riau (nord-ouest) sur l’île de Sumatra, avec de terribles morsures au cou et aux jambes.

Elle travaillait avec deux autres employées à collecter des données sur les insectes nuisibles lorsque le tigre a surgi et les a pourchassées sur environ 200 mètres dans la plantation.

Ses deux collègues, qui ont survécu à l’attaque, ont expliqué aux autorités que le trio a tenté d’échapper au fauve en grimpant sur des palmiers mais l’animal s’est jeté sur la jambe de Jumiatik, la faisant tomber au sol.

« Jumiatik s’est battue avec le tigre pendant environ 15 minutes », a expliqué à l’AFP le responsable de la police locale, Iptu Rafi. Elle a été « grièvement blessée au cou et a fini par être tuée ».

Ces dernières années, plusieurs cas de personnes tuées par des tigres sont survenus en Indonésie lors de chantiers de déforestation pour faire place à des plantations de palmiers à huile. La déforestation détruit les habitats des animaux et favorise leurs contacts avec l’homme.

Fin décembre, une éléphante de Sumatra qui attendait un petit avait été retrouvée morte dans une plantation de palmiers à huile de la province d’Aceh, apparemment empoisonnée par des villageois se plaignant qu’elle mangeait les engrais qu’ils répandaient.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère que le tigre de Sumatra est en danger critique d’extinction et estime qu’entre 400 et 500 spécimens vivent toujours dans la nature.

© AFP

5 commentaires

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    • Claude Courty

    Les animaux, et avec eux la biosphère, n’ont aucune chance ; les humains sont depuis trop longtemps prolifiques.

    • pelerins

    OUI exact les 7 milliards de pillards détruisent et pillent toutes les autres lieux de vie des autres espèces et épuisent toute la planète.
    Il est temps d’ouvrir ce débat au niveau mondial lors des COP .
    L’Indonésie est un enfer pour les animaux et un désastre pour toutes ses forêts et aussi ses fonds marins, qu’elle détruit pour le fric et sans aucune vision à long terme . Sa population ne cesse de proliférer avec les dégâts qui en résultent.
    Ce pays est l’un des plus saccageurs de la planète et cela fait longtemps qu’il n’ y pas plus rien à voir si ce n’est la désolation.

      • Malvine

      Vous voulez dire « il est trop tard » pour « ouvrir ce débat » …. Sur ces très prolifères 7 milliards qui ont exterminé dans l’indifférence généralisée 20 000 000 d’Elephants, réduits au nombre incertain de 300 000 , seul quelques milliers sont pleinement humain. Nous avons gardé un pied dans la nature, non pas par nécessité, mais pour le plaisir.

      Impossible de déprogrammer plus de 7 milliards de specistes endoctrinés de leur supériorité. Ils ne savent pas que celle-ci n’est autre que de nature purement technique dont ils sont en voie de perdre la maîtrise. .

    • quievreux

    Et dire que dans le langage des humain, les « Nuisibles » ne les désignent pas!

    • le bras Véronique

    Et si nous arrêtions de nous flageller pour se mettre à la Recherche de solutions harmonieuses entre tous ? N’est ce pas la définition de la biodiversité ?

Un rapport de l'ONU demande la réaffectation de 470 milliards de dollars de subventions agricoles qui nuisent aux prix des denrées et nous éloignent des objectifs environnementaux et sociaux

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