Le rapport des médiateurs sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes remis « début décembre »

Paris (AFP) – Le rapport des médiateurs sur le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera formellement remis « début décembre », après le retour d’Edouard Philippe de Nouvelle-Calédonie, a indiqué Matignon lundi.

Ce rapport, commandé à trois médiateurs par le Premier ministre le 1er juin pour tenter de sortir le dossier de l’impasse, devait être remis après six mois, au plus tard le 1er décembre.

Mais, le Premier ministre se rendant jeudi soir pour plusieurs jours en Nouvelle-Calédonie, le rapport lui sera officiellement remis « début décembre », après son retour, a indiqué Matignon à l’AFP.

Le rapport lui-même, quasi bouclé, ne fera pas de préconisations, mais listera les avantages et les inconvénients des différentes options avec des recommandations pour chacune, selon une source proche du dossier.

Les médiateurs avaient fait savoir fin septembre à Nantes qu’il n’y aurait pas de prise de position pour ou contre la réalisation de l’aéroport.

Lancée le 1er juin, cette mission de médiation gouvernementale a suscité de vives critiques de la part des associations et des collectivités locales soutenant de longue date le transfert de l’actuel aéroport de Nantes, qui dénoncent la présence en son sein de deux médiateurs « opposants notoires » à Notre-Dame-des-Landes, selon eux.

Voulue par Emmanuel Macron afin « d’apaiser » les tensions avant une décision « claire » et « assumée » sur ce projet mené par le groupe de BTP Vinci, cette médiation a été marquée par de vifs échanges entre deux camps irréconciliables.

Les trois médiateurs – Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental, et Anne Boquet, préfète – ont auditionné plus de 200 personnes.

© AFP

Un commentaire

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  • Nous sommes bientôt en 2018 et quitte à rabâcher je reprends mes propos de 2016

    Lors de la décision finale qui va être prise pour NDDL il serait triste que celle-ci soit la même que celle prise par notre gouvernement lorsqu’il a pris la décision d’autoriser des rejets toxiques à grande profondeur provenant d’une usine d’alumine. Facteur gravissime dans la grande bleu au large des calanques et ce qui est un comble contre l’avis de la ministre de l’écologie de l’époque.

    Qui plus est, rejet dans une réserve naturelle alors que l’ONU nous a enseigné que pour assurer notre survie nous devrons apprendre à vivre avec la mer et non pas de mourir avec elle. Voir
    http://www.rivieres.info/patri/Introduction.htm

    Le porte parole du CSLT novembre 2017

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