Hulot demande à EDF un « plan précis » pour développer les renouvelables

Paris (AFP) – Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot demande à EDF un « plan précis » pour assurer le développement des énergies renouvelables en France, dans un entretien publié mardi par le Financial Times.

Le gouvernement veut savoir comment l’électricien, dont l’État est actionnaire à hauteur de 83,40%, va assurer le développement des énergies renouvelables et la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français.

« Tout est sur la table, nous sommes en phase de discussion », déclare Nicolas Hulot, qui selon le journal réfléchit notamment à l’architecture de l’entreprise mais ne remet pas nécessairement en cause sa direction actuelle.

« EDF a deux priorités: gérer l’énergie nucléaire d’un côté et les renouvelables de l’autre. Comment EDF doit faire face aux défis du XXIe siècle? Une réflexion est en cours », poursuit le ministre.

« Les choix stratégiques de l’entreprise doivent refléter cette nouvelle ère énergétique », a ajouté le ministère, interrogé mardi par l’AFP.

Le gouvernement a récemment admis que la France ne pourrait vraisemblablement pas tenir son objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité de près de 75% actuellement à 50% en 2025. L’horizon a été repoussé à une possible échéance de 2030 ou 2035.

« EDF peut se revitaliser grâce aux renouvelables… Son intérêt n’est pas de se cacher la tête dans le sable comme une autruche mais d’être comme une girafe et de regarder au loin », dit Nicolas Hulot dans le Financial Times.

« Demain, la norme ne doit plus être l’énergie nucléaire mais les énergies renouvelables. C’est un bouleversement complet de notre modèle », ajoute-t-il.

© AFP

7 commentaires

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    • DESCLAUD Patrice

    La grande girafe réussira-t-elle à regarder plus loin que ses dirigeants du corps des mines qui se trompent depuis les années 50 et continuent que ce soit en croyant à un EPR dont aucun ne marche ni ne marchera comme Super Phoenix en son temps devait sauver la filière, qui a « freiné » la recherche aux alternatives (en en gérant les finances) durant des années et poursuit son enfermement dans cette mono-filière mortifère !?
    Patrice

      • MOULIN. Patrick

      Et oser dire : les ingénieurs EDF et la CGT associés, ne veulent à aucun prix des ENR et surtout l’autoconsomation : les premiers vont dans le mur avec le nucleaire, techniquement (EPR de M.) et financièrement ( la plus grande dette du monde ou presque)… et puis la CGT parce qu’elle Touche annuellement 1 % du chiffre d’affaires d’Edf, sans impôts et sans contrôle (presque) et qu’elle ne veut rien changer de cette belle répartition qui lui rapporte un petit milliard d’euros par an pour entretenir ses
      5 000 permanents qui agitent les drapeaux rouges devant les entreprises ou les préfets récalcitrants.

    • Claude Courty

    Belle démonstration d’autorité. L’injonction c’est bien, mais espérons que notre ministre a tout de même quelques idées sur le sujet et que les raisons du report de la réduction de la part du nucléaire lui ont ouvert les yeux – ainsi qu’à ses conseillers – sur les limites du « y’a qu’à » et du « faut qu’on » écolo. Leur suffirait de penser aux raisons fondamentales pour lesquelles la demande d’énergie croît irrésistiblement. Remplacer une énergie par une autre est sans effets sur la pollution qu’engendrent une production et une consommation qui croissent sans cesse avec le nombre de consommateurs, y compris en misant sur la frugalité de ces derniers – autre « faut con » – en attendant le bénéfices du recyclage des déchets, puis du recyclage du recyclé. Et ceci au niveau planétaire, mondialisation aidant.

  • La politique économique passée de la France lors de la RT 2005 et il faut bien le dire de l’EDF qui a encouragé indirectement les radiateurs électriques et l’effet joule en acceptant des déperditions plus grandes sur les bâtiments fait qu’il serait temps que notre pays reconnaîsse ses erreurs passées par la voix de son ministre.

    On sait qu’une faute avouée est à moitié pardonnée mais pour qu’elle le soit complètement il serait peut-être temps de réaliser qu’avec un COP de 5 facile à obtenir avec la solar water economy de l’enthalpie le besoin en énergie électrique pour se chauffer est 5 fois plus faible

    L’État est actionnaire à 83 % fait que s’il l’explique pas ça clairement aux citoyens
    L’État français pourrait bien être tenu pour responsable des erreurs passées

  • Reconnaître ses erreurs n’est pas toujours facile et l’on peut craindre que l’EDF qui est pour finir un distributeur d’électricité ne soit pas l’interlocuteur idéal pour solutionner ce PB.
    Quoiqu’il en soit ceux qui veulent comprendre comment il est possible de remédier à l’absurdité de la situation actuelle, le lien ci-dessous permet de comprendre

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/LE%20BESOIN.htm

    Balendard novembre 2017

  • Balendard porte-parole du CSLT est aussi un Lutin nautique. Membre actif de l’AIFCK et ancien international de Canoë-Kayak il a souvent fait part aux membres de son association de ses inquiétudes concernant la défense du patrimoine nautique et des écosystèmes en liaison avec les rivières françaises.

    Ses inquiétudes sont résumées dans le fichier ci après

    http://www.rivieres.info/rep/ecosysteme-libre-propre-divers3.htm

    La plus grave de ses préoccupations est le fait que ceux qui sont le plus dans le besoin sont souvent amenés à se chauffer avec des radiateurs électriques au performances déplorables. Radiateurs peut-être économiques à l’achat mais extrêmement onéreux à l’usage.Ceci par le fait que l’énergie électrique qu’ils consomment est une énergie noble et honéreuse qui provient pour partie de l’hydroélectricité.
    Hydroélectricité qui dégrade gravement l’écosystème rivière du fait des barrages hydroélectriques au fil de l’eau.Ceci en faisant reculer le littoral et en tronçonnant la rivière au détriment de la faune et de la flore.

    • Robert BIGEAT

    Le nucléaire « suce le sang » d’EDF et de la France et ce qu’à écrit en première page le journal économique « Les Echos » dans son édition du mardi 14 novembre ne fait que le confirmer. Titre en première page et gros caractère : « EDF pris au piège de son équation financière ». Suivait à l’intérieur toute une page d’explications dont il ressortait qu’EDF était bel et bien en déficit et depuis des années et que son endettement a atteint des sommets himalayestes, tout autant, selon moi, que la désinformation sur le nucléaire en France puisque cette information sur EDF et ses comptes à dormir debout n’a pas eu les honneurs du JT de 20 heures qui l’a complètement ignorée sur ordre évidemment, du lobby immonde du nucléaire..

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