Éolien en mer: rejet d’un recours contre un parc au large des plages du Débarquement

Nantes (AFP) – La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté lundi un recours émanant de plusieurs associations contre l’implantation d’un parc de 75 éoliennes en mer à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris auprès de la juridiction.

La requête, présentée par huit associations, militant pour le protection de l’environnement ou pour l’inscription des plages du Débarquement de 1944 en Normandie au Patrimoine mondial de l’Unesco, visait à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016.

Les juges, dont les motivations n’étaient pas connues lundi, ont suivi les préconisations du rapporteur public, qui avait conclu le 15 septembre au rejet de la requête.

C’est la troisième affaire de ce type qu’examinait la cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer.

La juridiction a déjà validé ces derniers mois les autorisations d’implantation et d’exploitation de deux autres parcs offshore, ceux de Saint-Nazaire et de Fécamp, attribués avec celui de Courseulles-sur-mer en 2012 au groupe EDF lors d’un premier appel d’offres gouvernemental national.

L’avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l’audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de « très nombreuses mines et bombes » de la Seconde guerre mondiale.

Il avait également mis en avant l’incidence de la réalisation d’un tel parc de 50 km2, comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Humanité.

« L’Unesco est particulièrement exigeante quant à l’authenticité des lieux. Si ce projet (de parc éolien) se réalise, cette opération de classement extrêmement importante pour la région risque de ne pas se faire », avait soulevé Me Monamy.

Le parc éolien en mer du Calvados, d’une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630.000 personnes à horizon 2021.

© AFP

5 commentaires

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    • Le Bras Véronique

    Enfin une excellente bonne nouvelle ? Les lobbies n’auront pas notre peau !

      • Mona

      Je crainsi que ce soit tout le contraire…!!
      Le rejet signifie que le projet sera accepté.

    • Ducournau

    Les Français ont toujours eus du mal à faire des choix… surtout les bons.
    Les Français en fait sont réac ! Je suis français depuis des générations (au moins jusqu’à la guerre de cent ans) et j’ai du mal à comprendre mes compatriotes :
    d’une part on se plaint de la pollution de l’air des aliments enfin de tout ; d’autre part
    notre belle terre est entrain d’agonir, certains ont peur du nucléaire etc. etc.
    Et voilà qu’une solution qui a fait ses preuves ailleurs, que l’on propose en France pour rattraper ce retard, est contestée au nom de la mémoire de lieux, que déjà nos enfants nos petits enfants et a fortiori les arrières, ne connaissent pas, et on leur promet, sur tous les médias, un avenir sombre sur cette planète …Après nous le déluge…
    Alors laissons cela aux livres d’histoire ; et pensons aux générations suivante : ça c’est
    de l’humanisme !

    ,

    • Robert BIGEAT

    De deux maux il faut savoir choisir le moindre, et, entre le nucléaire ou l’éolien, le choix s’impose de lui-même. De plus les éoliennes ne resteront pas en place très longtemps, le solaire photovoltaïque en effet est déjà moins cher et écrasera vite toute concurrence, même celle de l’éolien. Les éoliennes démontées trouveront toujours preneur, il suffira d’en rabattre sur le prix, car il existe bien un marché des éoliennes d’occasion, mais pas de marché pour les « réactueurs » nucléaires d’occasion….

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