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L’ASN place une centrale nucléaire du Cher sous surveillance renforcée

Paris (AFP) – L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mercredi avoir placé la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) « sous surveillance renforcée », une procédure exceptionnelle, en raison de « la dégradation du niveau de sûreté ».

Dans une note d’information, l’ASN explique avoir constaté « une hausse du nombre d’évènements significatifs » et « des carences » d’EDF dans la surveillance et l’entretien des installations.

Le gendarme du nucléaire dit avoir relevé en 2016 « plusieurs défaillances de l’exploitant (EDF, ndlr) dans l’identification et l’analyse des conséquences des anomalies affectant certains équipements importants pour la sûreté ».

L’ASN a notamment relevé huit évènements classés au niveau 1 de l’échelle de gravité Ines qui en compte huit (de 0 à 7).

A cela s’ajoute « une dégradation dans la qualité des réponses qui lui sont fournies, ainsi qu’une réactivité insuffisante de l’exploitant », selon elle.

Après ces observations, l’ASN a mené une inspection « renforcée » sur le site en avril 2017 qui a révélé « des carences » d’EDF « dans la mise en oeuvre » de son organisation « pour la surveillance et l’entretien des installations ».

Cette mise sous surveillance surveillée, une procédure exceptionnelle, se traduira par des contrôles supplémentaires sur le site et « une attention particulière » aux mesures que prendra EDF.

Une inspection de contrôle sera enfin menée en 2018.

Par le passé, la centrale de Chinon (Indre-et-Loire) avait également été placée sous ce régime de surveillance renforcée entre 2013 et 2015, et avant elle en 2000, la centrale de Dampierre (Loiret), a précisé l’ASN à l’AFP.

Sollicité par l’AFP, EDF a dit « prendre acte » de cette décision, ajoutant que « tous les points soulevés par l’ASN ont fait l’objet d’actions correctives ». Le groupe « a proposé un plan d’action à l’ASN au mois d’avril qui a été accepté » et est en train d’être mis en place.

Comme beaucoup des remarques de l’ASN concernent « le facteur humain » sur la centrale, détaille une porte-parole, les actions correctives visent un « renforcement de la culture de sûreté » avec des formations sur les bonnes pratiques lors des interventions et d’autres juste avant les interventions programmées.

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire comprend deux réacteurs de 1.300 mégawatts chacun.

© AFP

2 commentaires

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    • Robert BIGEAT

    Qu’EDF n’ait plus les moyens humains et encore moins financiers d’entretenir correctement son parc vieillissant de « réactueurs » nucléaires est parfaitement normal, EDF est endettée jusqu’au cou, à plus de 35 milliards d’euros officiellement et au double au moins officieusement mais rapporté et avancé par des sources dignes d’intérêt puisque ce sont des agences internationales de notation. Donc EDF en serait réduite à dissimuler ses dettes : dans ces conditions l’entretien des fissures et craquelures de la centrale de Belleville sur Loire peuvent attendre des jours meilleurs qui ne viendront jamais et la centrale sera donc stoppée définitivement d’ici de deux à quatre ans.
    EDF ne jure d’ailleurs plus que par les renouvelables, comme la Chine d’ailleurs où, en 2016, les éoliennes, même sans l’aide du solaire, ont produit plus d’électricité que tout le nucléaire chinois.

  • Vous avez raison Robert d’enfoncer le clou comme vous le faite régulièrement.

    Toutes les centrales nucléaires françaises situées en bordure de nos rivières vont mourir de vieillesse dans les décennies qui viennent et seront stoppées au fur et à mesure que le coût de leur sécurisation imposée par l’ASN deviendra trop elevée. Ceci pour la simple raison il ne faut pas tricher avec la sécurité. Voir
    https://www.goodplanet.info/actualite/2017/09/22/japon-tepco-juge-responsable-de-catastrophe-de-fukushima-letat/

    Quand à la satisfaction de nos besoins énergétiques, il n’y a pas grâce au soleil et au vent d’inquiétude à se faire. Particulièrement si nous prenons conscience que l’eau peut servir de véhicule thermique pour satisfaire nos besoins et stoker l’énergie électrique en grosse quantité dans le cadre de la « Solar Water Economy »

    Voir le fichier ci-dessous pour comprendre ce qu’est la « Solar Water Economy » dans le cadre d’un BTP incluant la voiture

    http://www.batiactu.com/edito/jo-paris-2024-12-acteurs-contruction-prennent-parole-50357.php?MD5email=f425f7220d0a184c2ad793601461768a&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

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