Agriculture bio : Pompili veut encourager des contrats alimentaires territoriaux

Paris (AFP) – Pour soutenir l’agriculture biologique, la députée REM Barbara Pompili a préconisé jeudi la mise en place de « contrats alimentaires territoriaux » entre les agriculteurs et les collectivités territoriales.

« L’idée est de redonner de la perspective à tout le monde en se réorientant vers un système moins dangereux pour notre avenir », a indiqué sur franceinfo la présidente de la commission Développement durable à l’Assemblée nationale.

« Les agriculteurs veulent pouvoir vivre de leur travail, donc il y a un autre système à mettre en place et les assises de l’alimentation vont y aider, par exemple avec les territoires: faire des contrats alimentaires territoriaux qui donnent des débouchés », a déclaré Barbara Pompili.

« A partir du moment où vous travaillez pour donner des débouchés, notamment sur la restauration collective, que ce soit privée ou publique, vous ouvrez des marchés énormes pour des agricultures (bio) qui sont peut-être un petit peu plus coûteuses mais meilleures », a ajouté la député REM.

« Dans les marchés publics on peut mettre des critères +bio+ ou de +circuit court+ », a aussi déclaré Barbara Pompili pour inciter les collectivités territoriales à s’engager sur la voie du bio.

« Quelqu’un qui a un débouché, c’est-à-dire qui trouve un client, aura moins besoin de subvention, quelqu’un qui est mieux payé aura moins besoin de subvention », a également ajouté Barbara Pompili.

Mercredi, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avait indiqué qu’il réunirait « à la rentrée » les conseils régionaux pour définir les politiques publiques de financement de l’agriculture biologique.

© AFP

8 commentaires

Ecrire un commentaire

  • Enfin un brin de rationnel pour l’agriculture de l’avenir.
    Le bio, non pas pour faire BCBG, pour faire plaisirs aux bobos, mais bien pour la sauvegarde de la terre de nos enfants.
    Une agriculture bio redonnera de la vie à la terre, le sol qui est mourant. ne polluera plus les rivières et les mers. Quel coût environnemental en moins pour nos impôts si seront utilisés pour des projets utiles et responsables.
    Des milliers d’euros pour nettoyer les plages des algues toxiques, plus de dépollution des rivières, moins de traitement pour l’eau potable tirée des nappes phréatiques, moins d’arrosage car plus de paillage/permaculture, plus d’adaptation des plantes au sol en rendant les semences aux paysans plutôt qu’a Monsanto etc….
    Mr le président de la république, mesdames et messieurs les ministres, c’en est assez de l’autodestruction de l’humanité au profit de futiles fortunes dont personne ne pourra se nourrir, d’actions qui crée la soif de fortune sans soulager celui qui à soif d’eau potable …

    • Dupont

    Une bonne démarche qui va dans le bon sens.
    Un agriculteur doit pouvoir vivre de son travail. Le consommateur doit l’aider si on lui en donne la possibilité. La grande distribution doit aussi en tenir compte.
    Pour info notre coopérative achète le lait bio 46 centimes !!!

  • OUI bravo
    manger ce que l’on produit localement est assurément la solution
    Voir
    https://www.goodplanet.info/actualite/2017/08/01/boom-de-lagriculture-bio-europe/

    Balendard

    • Rozé

    Barbara Pompili est une ex EELV. Elle a bien compris que le parti EELV est autant en perdition que le PS. Elle a choisi le parti REM … pour préserver sa carrière politique ! Comme bien d’autres, ce qui me fait parfois douter sérieusement de l’engagement politique de tous.
    Néanmoins, je salue l’idée voire le projet de loi amené par Barbara. Je souhaite vivement la réussite du rapprochement entre production et consommation alimentaire qui plus est de qualité ! J’espère aussi que ce rapprochement a pour objet de rendre les villes plus autonomes sur le plan alimentaire et par conséquent d’éviter le gaspillage de terres tout autour de Paris comme le plateau de Saclay ou le triangle de Gonesse.

    • pelerins

    Bonne démarche en effet, mais il faut aussi repenser notre modèle agricole actuel ficelé par la FNSEA liée à la mafia agro alimentaire, et qui est basé sur le productivisme et l’exportation.
    Car la FNSEA veut maintenir son modèle ignoble à côté de celui plus raisonnable et protecteur du bio.
    Or, il faut stopper cet idolâtrie du libre échange (avec les traités CETA TAFTA …) qui consiste à aller chercher à l’autre bout du monde, ce que l’on peut produire chez soi, sans moins polluer en transport.
    Rappelons que des millions d’animaux par an sont transportés sur des milliers de km dans des conditions abominables de l’Europe vers la Turquie, le Liban et autre pays du Maghreb (transports honteux dénoncés par moult associations telles Fondation Bardot, Welfarm, CIWF ….).

    N’oublions pas aussi nos élevages mouroirs pour la fourrure en FRANCE ( visons et lapins en cage à vie), alors que nombre de pays européens interdisent désormais sur leur territoire de tels élevages sordides, polluants et cruels (la nourriture du vison est composée de farine de poissons contribuant ainsi au pillage des océans). Dans le Doubs 2 élevages projettent en 2017 de s’agrandir (EMAGNY et Montarlot les rioz) au grand dam des associations (dont « COMBACTIVE ») qui dénoncent la pollution des sols, des nappes, des rivières, gaspillages de vies, d’eau et l’ extrême cruauté.

    OUI il faut en finir avec tous les élevages intensifs (cruels et polluants et contraires aux accords de Paris sur le climat ), nous ne voulons plus d’animaux enfermés ou en cage, ( porcs sans accès à la nature, lapins, poules en cage); car en cage c’est la vie que l’ on saccage avec en plus des forêts détruites et océans pillés pour produire la nourriture des animaux enfermés.

    Diminuons notre consommation de viande et de poissons, car tout ce productivisme ignoble est justifié par notre consommation et démographie galopante..
    30 millions d’animaux tués par jour en FRANCE… pure folie!!!

    .

  • Quand on sait que l’énergie contenue dans les aliments est sensiblement 3 fois plus faible que celle qui a été consommée pour son transport si cet aliment vient par avion des antipodes on se dit qu’il y a là un veritable gâchis. Barbara Pompili à raison d’inciter les régions à s’orienter vers l’agriculture locale. Il va falloir effectivement rendre l’aide aux agriculteurs locaux inutile de telle sorte qu’ils puisse vivre sans assistance de leur travail pour le plus grand bien du consommateur

    balendard

    • Larnicol

    Les projets alimentaires territoriaux ont été prévus dans la loi pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (art 39). Ils sont élaborés à l’initiative des acteurs d’un territoire. Quoi de neuf dans les propositions de la députée REM ?

Satay végétarien: un laboratoire expérimente des plats asiatiques sans viande

Lire l'article

Le Marché de Rungis va s'étendre au nord de Paris avec nouvelles plateformes et volet agricole

Lire l'article