Le solaire et l’éolien vont continuer de chasser le charbon

Paris (AFP) – L’éolien et le solaire sont plus près que jamais d’avoir la peau du charbon, grâce à la baisse continue de leurs coûts qui va les rendre moins chers presque partout dans le monde d’ici moins de cinq ans, selon un rapport d’experts publié jeudi.

« Le verdissement du système électrique mondial est inéluctable », juge Seb Henbest, principal auteur du « New Energy Outlook 2017 » de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) qui se projette en 2040.

A cette date, les coûts du solaire vont encore baisser de 66%, après avoir été divisé par quatre entre 2009 et aujourd’hui.

Les coûts de l’éolien terrestre vont pour leur part décroître de 47% et même de 71% pour l’éolien en mer.

« Le solaire est déjà aussi peu cher que le charbon en Allemagne, Australie, États-Unis, Espagne ou Italie. D’ici 2021, il sera moins cher en Chine, Inde, Mexique, Royaume-Uni et Brésil », indique BNEF.

En Chine, où le charbon reste encore de loin la première source d’électricité, il va atteindre un pic en 2026, tandis que sa consommation devrait baisser de 87% en Europe et de 51% aux États-Unis d’ici 2040.

BNEF s’attend à ce que 369 gigawatts de projets de centrales à charbon soient annulés dans le monde, « dont un tiers en Inde », autre grand pays consommateur de charbon.

« La transition bas-carbone est encore plus importante que ce que nous avions projeté les années précédentes », assure Jon Moore, président de BNEF, cité dans un communiqué.

Cela s’explique notamment par le développement attendu du stockage d’énergie, grâce aux batteries lithium-ion, le déploiement des véhicules électriques, ou encore de l’autoconsommation d’énergie solaire, qui vont « réduire la nécessité d’avoir d’importantes centrales à gaz ou à charbon à l’avenir », selon BNEF.

En conséquence, les émissions de CO2 du secteur de l’énergie, responsables principales du réchauffement climatique, devraient atteindre un pic en 2026, et baisser de 4% d’ici 2040, par rapport à leur niveau de 2016, selon le rapport.

© AFP

3 commentaires

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    • Robert BIGEAT

    Ce qui est à noter et surtout à retenir de cette présentation-analyse, c’est que le « moteur » de cette situation favorable aux renouvelables, c’est leur prix, coûts de réalisation en baisse, et en aucun cas une quelconque décision politique, gavée de subventions, du style de l’an dernier à Paris.
    Cop 21 déjà dans la lignée foireuse du précédent de » l’accord de Kyoto », qui fut un échec complet et sur lequel on étend depuis des années le voile du silence pudique, tellement cet « accord » fut scandaleux à plus d’un titre et surtout pour rien.C’est le progrès des nouvelles technologies et leur montée en puissance industrielle qui permet déjà et permettra de plus en plus, de lutter contre les rejets excessifs et insensés de CO², et en aucun cas de méprisables accords internationaux en « trompe l’oeil » et à visées bassement politiques.

    • andré

    oui je suis d’accord, voir Fabius pleurer d’émotion en fin de COP21,à la signature à l’arraché après des nuits entières de négociation pour savoir s’il fallait écrire 2° ou 1,8°avec 200 délégués « négociateurs professionnels » internationaux qui volent de sommets en sommets, Paris, Marrakech, G7 et autres, accords bafoués dès le lendemain et de façon continue depuis, ça été surtout un sommet de l’hypocrisie et juste pathétique, risible si ce n’était pas aussi dramatique. Ce n’est pas avec zéro député écolo à l’assemblée que ça va s’arranger; En tout cas ça ne passera pas par les politiques mais par la finance comme vous le dites. Les citoyens ne prennent pas conscience du danger mais sauront ce qui est moins cher. Espérons que ça arrive avant 2040. Les problèmes sont déja là.

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