Nicolas Hulot « en colère » devant le peu de place accordé à l’écologie dans la campagne

Paris (AFP) – Nicolas Hulot a fait part mercredi de son « énorme colère » devant le faible écho fait aux thèmes écologiques dans la campagne présidentielle, « alors qu’il devrait y avoir une émulation positive et constructive » entre les candidats.

Ce n’est « même plus une tristesse » mais « une énorme colère quand je vois la situation écologique du monde entier, pas simplement la disparition de la biodiversité qui fond comme la neige au soleil, mais la raréfaction des ressources, la perte des terres agricoles, les sujets santé-environnement », a déclaré sur RTL le président de la Fondation Hulot.

« Quand je vois que la droite a toujours une forme d’aversion pour un sujet qui conditionne tout le reste, c’est vrai que ça me met en colère parce qu’il devrait y avoir une émulation positive et constructive », a-t-il ajouté.

« Entretenir une division politique politicienne sur un sujet aussi fondamental au moment où (…) l’humanité est menacée dans ses fondamentaux, moi ça me met excessivement en colère », a-t-il dit.

Selon l’ex-candidat malheureux à la primaire écologiste en 2011, seuls trois candidats « ont une approche un peu plus exigeante de l’écologie »: Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Nicolas Hulot avait lancé en mars, à un mois de la présidentielle, avec plusieurs dizaines d’associations, un « appel des solidarités », invitant le plus grand nombre de citoyens à y adhérer. Début avril, il a déploré le faible écho donné à cette démarche inédite liant enjeux sociaux et environnementaux qui aurait pu, selon lui, « tirer la campagne vers le haut ».

© AFP

 

3 commentaires

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    • Claude Renaud

    Nicolas Hulot prêche dans le désert, comme beaucoup d’autres. Il n’y aura jamais d’accord sur le
    changement climatique. C’est beaucoup trop dérangeant. Est-ce que vous avez déjà vu un débat sur
    le Climat à la télévision, à une heure de grande écoute? Ça n’intéresse personne.
    L’Economie mondiale est incompatible avec la lutte pour la préservation du Climat. Ce qui prime, c’est
    le profit et le confort des plus nantis. La biodiversité, les ressources naturelles, la perte de terres agricoles, on verra ça plus tard. L’Humanité est en train de s’autodétruire. Nous sommes dans un déni
    de la réalité suicidaire.
    Je plains sincèrement les enfants qui naissent aujourd’hui. Quel monde allons-nous leur laisser?
    Je ne suis pas loin de partager la colère de Nicolas Hulot.

  • Je donne raison à la colère de Nicolas HULOT et à sa tristesse de voir que les choses n’avancent pas comme elles le devraient. Cette tristesse ne solutionne malheureusement pas pour autant les problèmes comme cela a été le cas pour le Rizzanese
    Voir
    http://www.rivieres.info/patri/mattei.htm

    Mais il faut reconnaître à Nicolas HULOT le mérite d’avoir soulevé avec force la nécessité du recyclage et d’avoir lancé autour de lui
    une dynamique dans ce sens. Une dynamuque qui est à l’origine de mouvements ayant initié de nombreuses réalisations allant dans le bon sens pour notre environnement.

    Ses critiques vis à vis des candidat à la présidence sont d’autant plus justifiées que ceux trop rare qui ont exprimé leurs sentiments sur les modifications que nous allons devoir imposer à notre modèle économique pour solutionner le dilemme santé-environnement soulevé par Nicolas l’on fait trop tardivement

    Ce dilemme est de toute évidence en liaison
    étroite avec les chaînes énergétiques utilisées actuellement pour se chauffer et se déplacer en ville avec sa voiture individuelle.

    Les consideration sur « l’immeuble de Mr tout le monde » et le fichier selon lien ci-dessous expliquent ce qu’il serait envisageable de faire en region parisienne à ce sujet

    https://www.dropbox.com/s/q9m8dnlpefb7lim/Annexe2.pdf?dl=0

    Balendard avril 2017

  • Le choix fait par les Français de retenir un président qui a fixé dans ses objectifs de réduire la production d’énergie électrique nucléaire à 50 % d’ici 2025 c’est-à-dire demain alors qu’elle est actuellement de près de 80 % est le bon.

    Il faut toutefois se rendre à l’évidence: réduire la production d’énergie électrique nucléaire de 30 % dans des temps aussi courts en respectant le besoin va être extrêmement difficile

    La seule chance d’y parvenir est que la France respecte sa propre loi sur la transition énergétique et la croissance verte. (LTECV). Cela signifie qu’elle doit maintenant agir en minimisant la combustion et en considérant l’absurdité économique de l’effet joule pour assurer le chauffage de l’habitat. Cela signifie à l’évidence qu’elle doit prioritairement porter sa réflexion sur les solutions misent à sa disposition pour réduire son besoin en électricité pour assurer cette fonction. L’orientation de la « Solar Water Economy » qui consiste à réduire le besoin en énergie primaire est assurément la bonne et préférable à celle consistant à tenter de produire à grands frais dans des temps aussi court les 30 % manquants par des productions alternatives.

    L’objectif exigeant
    fixé par notre nouveau président nous offre l’occasion de remplaçer pour notre plus grand bien les chaînes énergétiques actuelles par celles évoquées par Balendard dans le livre
    « La chaleur renouvelable et la rivière ». L’immeuble de « Mr tout le monde » décrit dans ce livre et situé à Boulogne Billancourt nous permettrait, moyennant une prise de conscience de la région, de commencer à agir dans ce sens en consommant 6 fois moins d’électricité qu’actuellement et en prélevant l’énergie thermique dans notre environnement.

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