Le réacteur 1 de Flamanville arrêté jusqu’au 19 février

Paris (AFP) – Le réacteur 1 de Flamanville (Manche), mis hors service jeudi à la suite d’un départ d’incendie dans une zone non nucléaire, restera arrêté jusqu’au 19 février, selon le site internet du gestionnaire du réseau électrique à haute tension RTE.

Ce réacteur d’une capacité de 1.300 mégawatts (MW) s’ajoute à sept autres installations nucléaires d’EDF déjà stoppées, pour des contrôles de sûreté notamment, sur un total de 58 réacteurs en France, d’après les données fournies par l’électricien et publiées par RTE vendredi.

« L’incident s’est produit dans une zone non nucléaire du site, nous ne nous attendons pas à ce que le réacteur soit maintenu longtemps à l’arrêt », a commenté un analyste de Bryan Garnier dans un note.

« Dans le cas contraire, cela mettrait à mal les objectifs du groupe en termes de production nucléaire pour 2017 », a-t-il ajouté.

EDF table sur une production nucléaire en France comprise entre 390 et 400 térawattheures (TWh).

Le deuxième réacteur de la centrale de Flamanville continue pour sa part de produire de l’électricité.

Flamanville accueille aussi le chantier de l’EPR, un réacteur de troisième génération, qui a accumulé retards et surcoûts.

© AFP

Un commentaire

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    • Robert BIGEAT

    Cet accident illustre une fois de plus l’état de vétusté avancé du parc des « réactueurs » nucléaires d’EDF. De plus les informations communiquées sur cet accident sont nécessairement trompeuses tronquées et orientées, puisqu’elles émanent de services officiels de l’Etat et ont donc été préalablement passées au filtre de la censure d’Etat qui concerne toute information nucléaire en France, systématiquement classée « secret défense » pour que la population ignore les problèmes rencontrés.
    La réalité c’est qu’EDF n’a plus les moyens financiers, humains et techniques d’entretenir son parc de réacteurs vieillissants, accablés de pannes à répétition.
    Un accident nucléaire bien plus grave est donc une quasi certitude en France.
    Quant on sait qu’en plus les « réactueurs » nucléaires d’EDF produisent à pertes une part croissante du temps chaque année, en raison de la surproduction électrique et donc de la baisse de 30% déjà du prix moyen de vente de l’électricité de gros en Europe, baisse conjuguée avec une hausse de 30% au moins aussi des coûts de production du nucléaire d’EDF, on est bien obligé de conclure que la poursuite de l’activité électronucléaire en France, furieusement anti-économique d’abord, relève maintenant carrément du crime global et majeur contre la population européenne et mondiale ensuite, donc du crime contre l’Humanité.