Pollution des océans: la solution est à terre

Pollution des océans

Une plage polluée à Manille, aux Philippines, le 23 janvier 2016 © AFP/Archives NOEL CELIS

Paris (AFP) – Pour lutter contre la pollution des océans par le plastique, « la solution est à terre », a souligné mardi la fondation Race for Water, en présentant une nouvelle expédition autour du monde de son catamaran énergétiquement propre et autonome.

Le Race for Water, qui avait navigué autour du globe en 2015 pour établir un bilan de la pollution des océans par les plastiques, sillonnera à nouveau les mers de 2017 à 2021 afin, cette fois, d’agir plus concrètement, en promouvant des solutions de valorisation des déchets plastiques à terre.

« Dans les océans, pour 5 kilos de poissons vous avez un kilo de plastique », a affirmé le président de la fondation, Marco Siméoni, au cours d’une conférence de presse. « Si rien n’est fait, ce sera cinq kilos de plastique pour cinq kilos de poissons en 2050 ».

Selon Greenpeace, 5 à 12 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans.

« La solution est à terre », a martelé M. Siméoni.

C’est pourquoi la fondation a entrepris de promouvoir, en partenariat avec la société française d’ingéniérie ETIA, des containers transportables en vue de la valorisation du plastique.

Ces modules, qui peuvent être installés partout, « permettront aux personnes les plus pauvres de ramasser les sacs plastiques contre rémunération comme elles le font pour les canettes et de les transformer pour partie en énergie », a expliqué M. Siméoni. « Cette rétribution est un enjeu majeur ».

Le Race for Water doit partir de Lorient le 9 avril pour rejoindre les Bermudes, lieu de la 35e édition de la course à la voile de la Coupe de l’América. « C’est un écho médiatique formidable pour notre mission », a souligné Marco Siméoni.

Equipé de 200m² de panneaux solaires et d’un système de propulsion à l’hydrogène tiré de l’eau dessalée, le catamaran contient un laboratoire qui effectuera des prélèvements tout au long de l’expédition. Il pourra aussi être tracté par une voile de kitesurf de 40 m².

Le Race for Water passera ensuite le canal de Panama pour rejoindre le Japon, où les Jeux olympiques de Tokyo débuteront le 24 juillet 2020.

Il filera à l’Exposition universelle de Dubaï en octobre de la même année, avant de retrouver la Méditerranée.

Son périple doit s’achever à Lorient fin 2021.

© AFP

4 commentaires

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    • TANI

    Tres bonne actions . Dieu vous bénisse au nom de notre Sauveur Seigneur Jésus CHRIST Amen alléluia gloire à Dieu. ?✌

    • Claude Renaud

    La pollution des océans par le plastique devrait être considérée comme une catastrophe majeure.
    Une pollution pérenne qu’on ne pourra pas arrêter et qui va tuer toute vie marine. Un problème qui
    n’a pas de solution. En effet, la pollution marine est à 80% d’origine terrestre.Tous les grands fleuves
    de le planète charrient les déchets de l’Humanité et les déversent dans les océans. Tous les océans et
    toutes les mers sont pollués, il n’y a plus de doute là-dessus. Le plastique est partout et on ne peut plus s’en passer. La production mondiale est d’environ 300 millions de tonnes par an et on estime que
    10% vont finir sous forme de déchets dans les océans, ce qui est un peu plus que le chiffre annoncé
    dans l’article. Il ne faut pas oublier, que le plastique issu des hydrocarbures est très toxique et distille
    son poison dans la mer.
    L’aberration, ou l’inconscience, est de fabriquer un produit dont l’espérance de vie est de 3 à 4 fois
    supérieure à celle de l’homme. Cherchez l’erreur! A terme, nous allons être étouffés et empoisonnés
    par le plastique. C’est juste une question de temps. Nous sommes en train de tuer le Milieu qui est à
    l’origine de la vie sur terre. Le placenta originel d’où nous sommes issus. Quelle ingratitude !
    Quand l’Océan sera mort, je ne donne pas cher de l’Humanité.

    • pelerins

    l’océan berceau de la vie deviendra t’il son tombeau…

    Notre surpopulation est l’une des causes majeure e ce sujet ne doit être ignoré .

  • Les métropoles étant la plupart du temps près des fleuves et ces derniers se jettant dans la mer il y a des évidences qui sont bonnes à dire. Voir

    http://www.rivieres.info/patri/propre.htm

    Christian Vancauwenberghe Lutin nautique

En Californie, un séquoia se consume encore après un feu de forêt de l'été 2020

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